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 Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]

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MessageSujet: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   25/6/2015, 21:53

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Les loups du désert
62ème jour d'Automne
 Frontière Nord du désert Opalien

Dans la tante, la tension était palpable... Autour de l'homme agonisant - qui n'était autre que le chef du clan Ëwëlë, Kokuhom Orage-d'été - se trouvaient trois autres personnes aux visages graves. Aucune d'elles ne parlaient ce qui ne faisait qu'accentuer la lourdeur de l'atmosphère. Parfois, des regards s'échangeaient, mais le silence restait invariablement roi... Avec des gestes experts, un vieille femme à la peau brune, passaient un chiffon sur le front du vieux chef malade. Même si Mérélie - car c'était son prénom - savait que cela ne servaient pas à grand chose elle ne pouvait s'empêcher de le faire, et espérer que cela soulage un peu la souffrance de son patient. Kokuhom vivait ses derniers instants... Si elle avait pu sauver les plus jeunes de cette vilaine infection, le chef, lui était trop vieux pour que son corps lutte. Elle s'efforçait de rien montrer de la tristesse que cela éveillait en elle, car les proches du malades avaient encore besoin d'y croire. Si ils voyaient le découragement sur son visage, ils sauraient... Ils croyaient tellement en elle, en ses pouvoirs de prêtresse, ils avaient si confiance ! Voilà des années qu'ils venaient la chercher quand la maladie frappait leur camps. Des années qu'une vieille amitié les liait, elle la Mésorianne à eux, les okanakis. Depuis 40 ans, exactement. Car c'était au coeur du chaos provoqué par la marche Zhäa qu'elle avait eu ses premiers contacts avec les Ëwëlë, et à cette époque c'était eux qui l'avaient sauvé. Des souvenirs qui étaient si lointains à présent... Et pourtant ils étaient de circonstances, car aujourd'hui encore la "guerre" frappait. En milieu d'après midi les chasseurs du clan avaient signalé la présence massive d'autres chasseurs qui marchaient vers le campement : ce qui ne pouvait signifier qu'une chose on venait les attaquer. Au pire moment, alors que le chef était mourant... La seconde n'avait pourtant paniquée et avait ordonné le rassemblement des troupes: on n’attaquait pas les Ëwëlë sans qu'ils ne ripostent !  
Les chasseurs avaient enfourché leur griffos, et pris leur armes pour marcher vers la menace. N'était resté au clan que les gens de le peuplade, ainsi que Mérélie qui surveillait le malade, accompagnée de Motoko le chemenn, (reconnaissable entre tous par la pierre d'Eliwha qu'il portait monté en collier) et de Numaya la femme du chef qui avait tenue à rester à ses côtés à chaque instant. Tout les trois attendaient la même chose : qu'on vienne leur annoncer la victoire pour voir dans cette journée l'ombre d'une bonne nouvelle.

Ne supportant plus le silence, la vieille prêtresse tendit une main vers le jeune Chemenn et lui pressa le bras.
-Ton clan a fait face à pire.  
Lui murmura-t-elle avec un petit sourire. Mais l'homme tourna vers elle un regard maussade et garda le silence. Comment lui en vouloir : aujourd'hui il pouvait perdre son chef, son clan voir même les deux, et dans tous les cas il était condamné à attendre ici. Mérélie tenta une paroles rassurante vers Numaya, mais elle n'obtient pas plus de résultats.

En soupirant, elle retourna se placer près du malade. Mais bientôt à l'extérieur, l'agitation se fit entendre. Tous relevèrent la tête et tendirent l'oreille.
-Ce doit être Moyaka qui revient ! Proposa Mokoto avec un regain d’énergie. En effet, on approchait de leur tente... Mais quand le battant s'ouvrit, la personne qui apparue n'était pas du clan Ëwëlë. Numaya poussa un cri strident, Mokoto perdit toutes couleurs, et Mérélie, par pur réflexe se positionna entre le danger et son patient... Dans sa tête, une seule question lui vint : Et maintenant que va-t-il se passer ?

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   3/7/2015, 14:50

Event : Les loups du désert

Point de vue de Dräoxi le Sanguinaire :
Une boucherie. Voilà ce qui manquait au Sanguinaire. Cela faisait plusieurs saisons que le clan dräoxi n'était pas parti en guerre, et pour cet accroc à la viande bien saignante, c'était difficile de ne pas craquer. Alors il avait décidé de décimer un nouveau clan, sans aucune raison. Les éclaireurs du clan avaient patrouillé de longs jours au nord du désert pour trouver un clan intéressant, et ils avaient finalement réussi à en trouver un. Grand, il y aurait probablement plus d'une recrue à récupérer et puis l'enclos à griffo possédait de nombreux spécimens que le clan pourrait voler.

Dräoxi le Sanguinaire avait ricané de plaisir lorsque ses hommes lui avaient rapporté leurs dires. Il avait aussitôt envoyé en couverture deux de ses chasseurs, des hommes de confiance qui s'étaient portés volontaire pour infiltrer le clan de l'intérieur. Ils n'avaient pas été acceptés dans le clan Ëwëlë à bras ouvert, mais ils avaient pris soin de simuler une attaque de bête sauvage et avaient finalement été accueilli le temps de cicatriser de leurs égratignures et de se remettre en forme. L'attente avait été longue pour le Sanguinaire, mais le jeu en valait la chandelle. Il était né pour la guerre.

L'assaut fut lancé une dizaine de jours après l'infiltration des deux chasseurs. Ils avaient eu le temps de constater l'état de santé critique du chef du clan, ainsi que la présence d'une mésorianne. Très peu pieux, ils n'avaient pas jugé bon de préciser qu'une guérisseuse mésorianne était présente dans le clan, pensant que sa mort serait inévitable et de toute manière sans conséquence. Elle n'était pas une menace.

Dräoxi le Sanguinaire s'était alors adressé à ses guerriers, tandis que le campement était surveillé par un chasseur de confiance en leur absence. Lëxi et Kanaexi faisaient d'ailleurs partie de la troupe d'assaut. C'était pour elles leur premier réel combat et il espérait que les deux jeunes femmes ne lui feraient pas honte. C'était le moment pour elles deux de prouver leur force et leur valeur au combat.

« Mes frères, portez fièrement la marque de notre clan et semez la tempête ! Nous allons leur montrer que les loups du désert sont redoutables, portez notre victoire dans le sang de nos ennemis et combattez jusqu'à la mort ! Pour le clan dräoxi ! »

Des sons rauques et puissant s'étaient alors élevés des guerriers du clan. Le Sanguinaire se tourna face au campement ennemi, sa peau de kaasar des sables sur les épaules comme lors de chaque bataille. Il était excité, impatient. Il ferma les yeux et pris une longue inspiration. La chaleur du désert était étouffante mais le frisson de la bataille l'empêchait de souffrir de cette fournaise.

Il poussa un cri, point de départ de l'attaque et tous les guerriers s'élancèrent alors vers le clan ennemi, qui ne tarda pas à envoyer ses chasseurs ailés et terrestres. Au campement, les deux infiltrés en profitèrent pour se manifester, égorgeant et tuant la peuplade faiblarde qui ne serait de toute façon pas récupérée par le clan. Sur le champ de bataille, les griffos ennemis semblaient déjà mal en point et tombaient comme des mouches. Un rictus mauvais illumina le visage de Dräoxi : encore une fois, les poisons de Makhexi avaient été efficaces, et les deux chasseurs infiltrés avaient réussi à souiller l'eau des créatures. Ils avaient bien travaillé. La bataille dura quelques minutes, mais le nombre et la puissance des guerriers dräoxi eurent raison des chasseurs ennemis. Ils n'en sortirent évidemment pas sans blessure, l'un des guerrier fut d'ailleurs blessé très gravement à l'abdomen et succomba quelques instants plus tard.

Le sable était teintée de rouge et recouverte des corps sans vie des chasseurs ennemis. La lame rougeoyante de l'épée éternelle du Sanguinaire rayonnait, comme si elle était ravie de recevoir sa dose de sang ennemi. Le chef de clan s'approcha du guerrier mort au combat, Erixi de son nom. Il s'agenouilla, planta son épée dans le sable et se prosterna devant le corps sans vie de celui qui l'avait si bien servi.

« Merci pour tout, mon ami. Tu t'es bien battu et ton nom ne sera jamais oublié. »

Il se releva ensuite et ordonna à l'un de ses hommes de rapatrier le corps d'Erixi à dos de griffo jusqu'à la plaine de la mâchoire rocheuse afin que la cérémonie mortuaire puisse être célébrée le soir même. Le campement Ëwëlë était désormais à la merci du clan dräoxi. Les deux infiltrés avaient fait mouche et avaient ensuite rejoint leur chef qui donna ses nouvelles instructions à ses guerriers.

« Trouvez moi le chef de ce clan et amenez le moi. » Il esquissa un rictus machiavélique. « Et pour les autres... Pas de quartier ! »



Lëxi Coeur-de-Tonnerre
"Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrais pas la peur. Aussi étroit sois le chemin, bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin. Le capitaine de mon âme."

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   11/7/2015, 22:52

Les loups du désert
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Cela faisait à présent quelques décades que Kanaëxi existait au sein des Dräoxi. Par rapport à Kanaeko, beaucoup de choses ont changé. La mèche de cheveux qui était habituellement attachée en arrière a été détachée et je m’en serre à présent pour cacher mon œil inutilisable. Je ne voulais pas me cacher derrière mon handicap pour excuser un mauvais comportement en combat comme chez les Ereshaïs. Ma posture et mon regard aussi. Plus sévère, plus droit, plus assuré.

Mes débuts furent difficiles. Cela a commencé le lendemain quand on vint me prévenir que mon griffo devenait fou. En effet, celui-ci n’avait pas l’habitude d’être séparé de moi aussi longtemps. Qui plus est, il avait bien ressentit que peu de personne en ces lieux appréciait ma présence sans compté qu’ici, sa liberté n’était que limitée… Du coup, il avait paniqué et essayé de s’enfuir et de partir à ma recherche. Je dus me précipiter et le rassurer avant que chasseurs et guerrier ne le tue sur le champ. Dräoxi non plus n’avait pas apprécié cela. Il s’en est fallu de peu pour qu’il ordonne sa mise à mort. Mais, il devait être dans ses bons jours car il n’en fit rien. Les journées suivantes, je la passai avec Cherokee pour l’habituer au clan et à ses coutumes.

Le temps passa et finalement, je fus accepté au bout de deux décades. J’avais su prouver ma valeur et ma motivation en m’entrainant contre quelques guerriers et chasseurs. C’est là que je me suis rendu compte que mon niveau était bien bas par rapport aux leur. Mais, je ne cessais de me relever à chaque fois que je tombais et je continuais. Les provocations fonctionnaient sur moi et ma colère alimentait mon corps. Au final, même-ci j’avais une arme lourde et difficile à manier, la plupart du temps, j’arrivais à tenir tête aux guerriers ordinaires.

Le plus dur je crois fut de résister à la tentation de provoquer ma chère sœur en duel. Mais, je ne voulais pas prendre de risque tout de suite. J’avais eu l’occasion de la voir s’entrainer elle aussi et, même-ci je ne le reconnaissais pas ouvertement, je savais très bien qu’elle me surpassait. Plus rapide et plus souple, elle n’aurait aucun souci à parer mes coups d’épée et encore moins de souci à m’attaquer. Cependant, je savais que je pouvais la vaincre si je continuais à m’entrainer. Petit à petit, mes muscles se sont renforcé et je pouvais donner des coups puissants qui, si ils étaient bien placés, pouvait faire sauter n’importe qu’elle autre épée des mains de mon adversaire. Mais, malgré toute la bonne volonté que je mettais dans mon entrainement, je ne pouvais être aussi rapide que Lëxi. Le poids de mon épée m’en empêchait mais, je n’avais pas encore dit mon dernier mot là-dessus.

Finalement, le jour fatidique arriva. Le jour où je pourrais enfin prouver ma valeur au sein du clan et, surtout, devant mon père. Même-ci ce dernier m’avait reconnu comme une guerrière au fort potentiel, ce n’était toujours pas suffisant et je ne baisserais pas les bras tant qu’il ne m’aura pas reconnu comme sa fille légitime ! Ce jour-là, je chevauchais parmi les autres guerriers utilisant des griffos. J’ai écouté le discours de guère de Dräoxi et j’ai hurlé parmi mes frères d’arme en arborant fièrement la marque du clan sur mon bras droit.

Une fois le cri de départ lancé, Cherokee s’élança alors au cœur du combat. Mais… tuer quelqu’un dans un combat fut quelque chose de bien plus dur que je ne le pensais. Mon propre griffo ne semblait pas comprendre pourquoi nous faisions tout cela… Mais finalement, c’est comme gouter pour la première fois à une mixture hideuse : La première bouchée est la plus difficile. Ma première victime, je la reverrais toujours. Cherokee piquait au milieu d’une allée. Il y avait là un chasseur, visiblement dépassé par l’efficacité de notre attaque. Mon épée vola et son arc se brisa en un millier d’éclats de bois. Mon épée le trancha profondément au torse. Le choc fut si violent que je failli être désarçonnée, mais grâce à mon entrainement, je réussi à rester en scelle.

Ce fut un bain de sang. Je ne sais pas combien de personne j’ai tué durant cette bataille et à vrai dire, je préfère ne pas m’en souvenir. Une fois tout cela terminé, mon regard se porta sur ma lame, devenue rouge à cause du sang. J’avais l’impression de tenir l’épée de mon père. Mon corps lui-même était couvert de sang et les plumes dorées de mon griffo elles aussi étaient teintes de rouge. Je m’approchais finalement de la yourte la plus proche. J’entrais alors et me rendit compte que j’avais finalement trouvé là où se terrait le chef et la Mesorianne avant tout le monde mais, surtout, avant Lëxi. Un sourire mauvais me barra le visage alors que j’analysais la scène. J’avais face à moi trois personnes. La grande femme plutôt âgée au centre essayait de protéger son chef. Derrière elle, trois Okanakis dont un qui ne bougeait pas, sans doute le chef malade. Je me doutais bien que l’un des deux autres était le ou la Chemmen. J’avais ainsi, sous mes yeux et à portée de lame, celui que recherchait mon père.

« C’est mon jour de chance on dirait… »

Je tenais mon épée, l’air menaçante, montrant bien que je n’étais pas vraiment d’humeur à négocier quoi que ce soit. Je proposa tout de même quelque chose, à prendre ou à laisser.

« Laissez-moi passer et remettez moi le chef et peut-être que je reconsidèrerais l’idée de tous vous tuer… Faites-vous une idée, votre clan est mort. Est-ce que ça vaut le coup de mourir pour quelque chose qu’il n’existe d’ors et déjà plus ?...»

La victoire était à nous, c’était certain à présent. Pourtant, je ne voyais pas vraiment cela ainsi… Ce chef malade… Toutes ces personnes autour pour le protéger… De vieux souvenirs revinrent dans ma mémoire. Ceux de mon chef, Tsukey Œil De Faucon… Lui aussi mort à cause de la maladie. Celui qui m’a fait confiance et que j’ai trahi avec tout le reste. Je ne le montrais pas, mais j’avais des remords… néanmoins, il est simple de cacher des remords derrière une rage et une soif de sang inépuisable.


 

 
COMMENTAIRE(S) HORS RP : Excusez moi pour la durée de la réponse, mais cette semaine a été compliquée IRL.
 




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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   13/7/2015, 13:33

Je ne sais plus combien de temps exactement nous étions de retour au village, mais la vie avait repris son cour, je chassais, je mangeais, je dormais, et mon père et ma sœur me brisaient les noix de manière répétitive, entre l’un qui voulait tenter la communication, et l’autre, dont la seule présence suffit à me faire vriller.
Heureusement, Lexï venait me tenir compagnie lorsqu’elle ne s’entraînait pas, elle se confiait sur ses ressentis, et sur la venue d’une nouvelle dont je n’avais pas retenu le nom, mais qui, selon ses dires, était une fille du chef. Mais bon, j’en avais un peu rien à faire d’elle, mais l’écoutais et l’encourageais tout de même.
Les jours passèrent et le chef décida de partir en guerre et, je n’étais pas vraiment confiant à l’idée de voir Lexï partir seule sans réelle surveillance, avec ma soeur qui me foutais les boules de jour en jour, il fallait que j’extériorise mes nerfs, que je me défoule. Je partis donc directement dans la tente de Draoxï, lui expliquant la situation, il voulait se défouler et surveiller de loin Lexï au passage. Ce dernier le regarda, avant d’accepter, il savait qu’elle et moi étions très proches et, car j’étais fidèle et dévoué à lui, il accepta donc pour me gratifier de cette dévotion.
L’assaut fut donné quelques jours après, et l’attaque fut lancé après le discours du chef, les frères d’armes courraient en plein dans le village ennemi, les flèches, les coups de Tolohoks pleuvaient, mais il fallait la tête du chef, je commençais donc à naviguer entre les « maisons », tombant face à des vieilles, des gosses, ou d’autres personnes sans aptitude au combat, jusqu’au moment ou je tombais là ou j’espérais, même si une jeune femme m’avait devancé, cela n’étais pas grave, le plus important, les otages.

« Le chef ou une flèche. »

Court, direct, précis, pas besoin de s’expliquer cinquante ans, il fallait direct allez taper dans le lard ! Je dévisageais quelques secondes la jeune fille à mes cotes, je ne l’avais encore jamais vu dans le camp, était-elle la fameuse femme dont Lexï m’avait parlé ? Boh en quoi m’aiderais à avoir mes otages toute façon, la guerre en premier lieu, le reste, plus tard.


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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   13/7/2015, 20:59

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D'un intrus le quota été passé à deux. Une lourde odeur de sang les accompagnait. Mérélie se couvera le nez avec une moue de dégoût. Tout ce sang, il venait des gens du clan, de ses amis... Cette vérité la frappa avec dureté et elle résista pour ne pas chavirer. Avaient-ils tué tout le monde ? Même les innocents, les enfants ? Y avait-il eu un semblant de pitié dans leurs actions ? En les regardant, la prêtresse n'éprouvait qu'un dégoût croissant. Elle avait vu tellement de chose, mais la guerre était un spectacle auquel elle ne s’habituerait jamais, tout cela lui rappelait la Marche, on avait pourtant promis une paix durable.... Un coup d'oeil par dessus son épaule, et elle vit l'attitude prostrée de Numaya. Elle comprit que celle-ci avait l'esprit déjà loin. Mokoto pour sa part semblait toujours avoir conscience de ce qui l'entourait. Il respirait en saccade, mais quand elle croisa son regard, il l’interrogea d'un signe de tête : que devaient-ils faire ... ? Leur laisser le chef comme ils le demandaient ? L'idée était insupportable à Mérélie. Et rien ne n'assurait que les Okanakis qui se tenaient en face d'eux tiendraient leurs paroles. Portée par sa fureur, la vieille prêtresse prit brusquement les choses en mains.      
-Vous ne tuerez personne ici !
Cama-t-elle avec sévérité.
-Baissez donc vos armes ! Aucun de nous n'est armé ! Regardez plutôt : une potière, elle désigna Numaya, un malade , elle désigna Kokuhom , un Chemenn et une prêtresse ,clotura-t-elle en se montrant ainsi que son ami.
-Vous venez de massacrer les chasseurs et maintenant vous vous en prenez aux désarmés ? Vous n'avez pas assez de sang sur les mains c'est ça ? Vous en voulez encore ?!   Demanda-t-elle en posant les poings sur les hanches comme si elle gourmandait des enfants.
-Le chef que vous cherchez est mourant. Vous comptez faire quoi ? le traîner hors de son lit jusqu'à votre propre chef ? Et bien non. Cet homme est mon patient. Il reste dans son lit. Il a le droit a une mort honorable. Annonça-t-elle de but en blanc. Du coin de l'oeil elle vit Mokoto bouger. Il posa sur son bras une main apaisante et dans son regard elle y lu un message claire : "ne les énerve pas". Il prit la parole d'une voix infiniment plus diplomate :
-Elle dit vraie.... Notre chef n'est pas en mesure de tenir son rôle... Sa seconde : Moyaka vif-esprit guidait la défense du clan... Il laissa sa phrase en suspend, car il n'arrivait pas à prononcer les mots...
-En son absence aussi le clan ne dispose que de moi pour représenter son autorité... Je ne veux pas que le sang coule d'avantage... Vus avez gagné et je le reconnais.
Il faisait preuve de sagesse pensa la vieille prêtresse, mais il ne voyait donc pas que ces barbares n'avaient pas la moindre once d'humanité ? Qu'ils allaient les tuer eux aussi ? Mérélie pinça les lèvres et repris la parole.
-Dites à votre chef que si il a fait tout ce chemin pour tuer des innocents, 100 mètres de plus ne devrait pas l'épuiser d'avantage. Qu'il vienne pour constater que l'homme qu'il a affronté était déjà vaincu et qu'il reparte d'où il est venu. Il n'y a plus rien à prendre ici. et pas plus à massacrer.


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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   16/7/2015, 21:16

Les loups du désert
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Très sincèrement, tuer n’apporte aucune fierté. Cependant, cela apporte quelque chose que nul innocent ne peut comprendre. Une sensation que moi-même j’ai encore du mal à déchiffrer. On obtient une sensation de force et de pouvoir sans fin. Comme-ci notre clan, et nous même, s’élevait au-dessus de tous les autres et que rien ni personne ne pouvait nous surpasser.

J’étais  à peine arrivé lorsqu’un camarade de mon clan se  joint à nous. Je tournais ma tête légèrement pour l’observer. Je l’avais déjà vu de loin, parler avec Lëxi. Cela me suffisait pour ne pas aimer ce type. Mais bon, nous sommes en pleine guerre de clan. Pour le moment, je devais le voir comme un allié et, surtout, si je venais à m’en prendre à lui dans une situation si critique, je savais bien que mon père n’en serait pas heureux, au contraire. Pour le moment, il me fallait l’impressionner par tous les moyens possibles.

Finalement, lui aussi les menaça du bout de sa flèche. A présent, ils n’avaient plus aucune chance de fuite.  C’est alors que la Mesorianne parla brusquement. Je devais plutôt reconnaitre qu’elle était courageuse par rapport aux pleutres qui se cachaient derrière elle, je l’admirais même. Cependant, son sermon m’ennuyait légèrement. Bien sûr que ce n’était pas bien de tuer, mais si elle croyait pouvoir nous raisonné comme cela, elle se mettait le doigt dans l’œil. Cependant, cela réveilla en moi l’ancienne Kanaeko… Celle qui avait toujours eu pitié. Une voix dans ma tête me supplia d’arrêté cette folie, d’écouter cette femme en face de nous et de baisser les armes. Cela ne fit que m’énerver encore plus et j’étouffai cette pensée en gardant à l’esprit mon idée de revanche… C’est difficile à avouer, mais à l’époque, seule Lëxi m’aidait à tenir le coup. Sans elle, je serais restée la chef empotée que j’étais. Mais là, je suis la fille du Sanguinaire, l’éternelle rivale de Lëxi Larme de Sang.

C’est alors qu’un homme plus diplomate se mit à parler. Je compris sans surprise qu’il s’agissait là du Chemmen du clan. Enfin il prenait la parole celui-là ! Au moins, je préférai son discourt à celui de la Mesorianne, déjà plus aimable, mais aussi plus utile pour nous. Je jetais alors un regard au chef, récapitulant dans ma tête la situation avant d’être finalement interrompu à nouveau par celle qui devait être une marcheuse étant donné qu’elle parlait du chef comme étant son patient.

Elle commençait vraiment  à m’énerver celle-là… Et en plus maintenant, elle était à deux doigts d’insulter mon père. C’était la phrase de trop. Je levais à nouveau mon épée et arrêta la pointe sanguinolente sous son nez. Elle était grande, mais ma lame aussi.

« Attention à toi, Mesorianne… Je ne sais pas pour qui tu te prends, mais tu t’insinues dans une bataille qui n’est pas la tienne. Si tu tiens tant à y mourir, continues de nous parler sur ce tons et je ma lame te tuera sur le champs. Hygérie ne te sauvera pas cette fois… A moins que te couper la langue avec la lame anciennement forgée par ton propre peuple te suffise ?... »

Je conclus cette phrase par un sourire mauvais. L’excitation de la tuerie et du sang avaient finalement eu raison de mon âme et je sentais déjà à ce moment-là que je ne pourrais m’en passer à l’avenir. Cependant, tout en continuant à menacer la Mesorianne de ma lame, je lançai à mon camarade :

« Peux-tu essayé de trouver la seconde de leur clan ?... Si elle est encore en vie bien sûr. Toi là ! » Je désignais le Chemmen d’un geste de la tête. « Peux-tu nous donner sa description ?... »

Je ne laissais pas le temps au garçon à mes côtés de me répondre et j’enchainai directement en direction de la Prêtresse. Je ne manquais pas de culot car après tout, je n’étais encore qu’une recrue et ce jeune homme était surement là depuis bien plus longtemps que moi si il n’est pas carrément né dans le clan. Mais qu’Eliwah m’entende, j’étais la première à rentrer, je ne serai pas la première à en sortir. C’est moi qui aie trouvé le chef !

« J’espère pour vous qu’elle est encore en vie, sinon, il faudra le faire sortir. Peu importe qu’il soit mourant ou non, ce n’est pas notre problème à nous. Ou alors… il faut qu’il nomme de lui-même un nouveau chef… ou encore… »

Mon regard se tourna à nouveau vers le Chemmen.

« Si aucun des cas précèdent n’est possible, ce sera à vous de vous présenter à notre chef… »

Cela m’embêtait un peu car cet homme semblait sage. Sans doute à cause d’Asheema, j’avais beaucoup de respect envers les Chemmens, plus qu’avec toute autre personne. J’appréciais bien cet homme et le simple faite qu’il se rende aussi calmement me donnait envie de déposer les armes et d’arrêter le massacre… Mais aussi, il y avait là la peur divine. Je connaissais bien nos règles.  Personne ne doit tuer un Chemmen au risque de subir la colère d’Eliwah.

Mon œil n’avait jamais été aussi  handicapant. Quand je regardais le Chemmen, je ne voyais pas la Prêtresse et vis-versa. C’était très dangereux. Si l’un d’eux s’en rendait compte, il leur serait facile de m’attaquer par surprise. Les sens secondaires aux agais, je sentais et écoutais tout ce qu’il se passait dans la yourte.



 

 
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   18/7/2015, 11:17

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Dans le regard bicolore de l'Okanakie, Mérélie ne devinait pas les tourments qui s'y dissimulaient. Les tourments appartiennent aux "humains". Aux gens qui nous ressemblent. Pas aux assassins. Accorder les tourments aux assassins c'était leur donner une chance de "cause atténuante". C'était accepter l'idée d'un pardon. Et Mérélie ne voulait pas la pardonner. Pas plus qu'elle ne voulait pardonner à l'autre. Ils avaient massacré les Ëwëlë. Ils étaient maculé de leur sang. Ils n'étaient que des monstres affublés de peaux d'humains !

Mais aussi grand que soit son mépris, il ne semblait pas atteindre l'Okanakie, qui loin de baisser son arme la leva pour mieux la menacer directement. Une épée enchantée. Une lame éternelle comme celle que les Okanakis avaient offert en offrande au Mâss. Mais cette fois, elle n'était pas là pour acheter des terres, pour demander un traité de paix. Elle était là pour promettre la Mort. Elle était apportée par la guerre. Mérélie sentit son estomac se crisper et une étrange sensation l'envahir.. Et elle n'état pas sûre que cette colère là lui appartenait...
*Hygérie... Que dois-je faire ? Que puis-je faire.
Questionna-t-elle mentalement alors qu'elle vacillait entre haine, dégoût et peur... Et comme une réponse à cette question muette, Kokuhom fut frappé d'une quinte de toux. Mérélie, si elle n'en démordait pas du mépris qu'elle pouvait ressentir, elle savait que son devoir passait avant tout. Ainsi ravala-t-elle sa réplique et tourna le dos pour aller se porter au chevet du malade. Elle chercha dans sa besace quelque chose pour calmer sa toux et constata que ses mains s'étaient mises à trembler...  

Derrière elle, elle sentit Mokoto se placer devant les agresseurs. Il restait si calme... Il restait la tête haute... Elle l'avait pourtant déjà vu tourner de l'oeil à la vu de son propre sang, pleurer en comprenant que son chef allait peut être mourir. Il lui avait semblé si jeune hier encore... Et voilà que maintenant c'était lui marchandait pour le clan...  

-Moyaka Vif-esprit menait la défense. Je pense qu'il y a peu de chance pour qu'elle ait... Survécu. Mais si tel est le cas, alors sa voix parlera pour celle de Kokuhom ici présent...   Il avait du mal à parler. Il devait être en train de peser ses paroles songea Mérélie. Il était en train de traiter avec l'ennemi, et il ne savait pas si cela aboutirait à la paix... Ou à la mort. S'adressant à l'homme qui se tenait derrière il lui annonça.  
-C'est une femme de ma taille. La peau brune, les yeux verts. Il lui manque la moitié de l'annuaire à la main gauche. Si elle est vivante, elle sera sûrement blessée... Il serait aimable à vous de la ménager et d'autoriser mon amie (il désigna Mérélie) à la soigner avant les ... Pourparlers.


☱☱☱☱☱☱☱☱☱☱☱


Moyaka avait du sang plein la gorge. Plein le visage. Chaque respirations étaient un supplice. Autour d'elle, elle sentait l'ennemi vérifier si tout le monde était bien mort. Elle attendait son tour. La délivrance viendrait...


Commentaire(s) Hors rp : Pour Moyaka, Hira, je te laisse faire comme tu le sens. Tu peux la ramener "vivante", ou dire qu'elle a été tuée avant qu'il ne la trouve. Au niveau des blessures, elles sont assez sérieuses pour qu'elle ne te pose pas de résistance, mais pour qu'elle puise mourir d'une minute à l'autre de leur suite Wink.  
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   23/7/2015, 19:14

Il ne fallut pas beaucoup de temps avant que la femme qui me servait d’alliée me demande d’aller chercher le second du clan, chose qui m’arrangeait, je n’avais pas du tout envie de rester la avec ce petit peuple une seconde de plus à garder d’arc bandé, je sortis donc de là après avoir écouté la description de cette personne, à la recherche de cette dernière. Les flèches pleuvaient, les coups de Tolohoks cognaient, le sang giclait et les corps tombaient un par un, ça allait prendre du temps avant de la trouver, surtout au vu de la description qu’il m’était donné… La moitié des cadavres avait des membres en moins et les personnes qui se battaient encore.
C’est alors que je l’aperçus, au loin, adossé à une yourte, le sang couvrant son corps, surement le sien au vu de ses blessures. Je m’approchais donc d’elle, m’accroupissant, elle me regardait avec des yeux vides, la mort était juste au-dessus de sa tête, prête à découper le fil qui la maintient en vie. Je réfléchissais, mais le temps m’était donné, elle ne survivrait pas jusqu’au bout, c’était certain, mais on m’avait demandé de la ramener à la yourte, mais je risquais de ramener un cadavre.
Je la soulevais, enroulant son bras à ma nuque, mon bras droit la maintenant à la taille, il me fallait maintenant faire tout le chemin inverse et, même s'il n’était pas très long, on était au beau milieu d’une guerre et j’étais sans défense avec ce corps sur moi, je n’aimais pas trop ça, je me sentais tel le petit gibier au milieu d’une troupe d’affamer. Heureusement, ma main gauche était libre et je pouvais prendre mon Tolohok qui me servait de défenses et, il m’avait même servi, car une personne se jeta sur moi alors que je continuais ma route et s’enfonçais dans la chair de l’ennemie, mais d’autres arrivaient, heureusement, mes alliés du clan me défendaient, hasard ou non, ils étaient là au bon moment pour me défendre, sinon j’aurais rejoint mes ancêtres et, je n’en avais pas tellement envie, pas maintenant du moins.
Il me fallut beaucoup plus de temps pour la ramener qu’allez la chercher, une personne au bord de la mort qui grogne pour surement t’insulter, c’est lourd à trainer.
Arrivé dans la yourte, je posais le corps limite inconscient au sol, j’avais même plus fait la vérification sur le fait que cette personne était vivante ou non, en fin de compte, ce n'était pas spécialement mon problème.
Je pensais d’un coup légèrement à Lexï, ainsi qu’au chef, Draoxï, je me demandais s'ils allaient bien, il me faudrait aller leur rendre visite au cas où ils se retrouvent trop encerclés, même si je ne me faisais strictement aucun souci pour le chef, j’avais un peu plus de crainte pour ma chère et tendre amie. Mais pour le moment, je devais surtout me concentrer sur nous, présent dans la yourte, je regardais ma compagne avant de dévisager les autres, préparant mon arc pour le pire des cas.


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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   27/7/2015, 16:18

Event : Les loups du désert

Point de vue de Lëxi Larme-de-Sang :
Mener un assaut auprès de son père, c'était ce dont Lëxi avait rêvé depuis son retour dans le clan Dräoxi, et enfin elle pouvait brandir les armes à ses côtés. Elle ne l'avait encore jamais vu en ligne de front, si majestueux dans la lumière du soleil, sa peau de kaasar sur le dos et sa lame éternelle en avant. Ce père qu'elle avait toujours craint, elle le voyait désormais tel qu'il était réellement : un chef de guerre, un homme né pour combattre. On aurait tout à fait pu dire qu'il ressemblait à un torkos dans un corps d'okanaki. Mais pas un esclave... L'un de ces guerriers qui avaient tenu tête aux mésorians avant de perdre la bataille, un conquérant avec une âme d'ours.

Si elle avait été hypnotisée par le discours de guerre de Sanguinaire, elle dut cependant reprendre la totalité de ses esprits pour la bataille qui se lança bien rapidement. Elle n'avait connu jusqu'à présent que des entraînements, ce coup ci c'était différent. Elle fut cependant ravie de constater qu'elle avait reçu les gênes de son père en ce qui concernait le combat. Elle était rapide, agile. Ses coups n'étaient peut être pas aussi puissants que ceux de sa demie soeur qui se battait avec une épée, mais il ne faisait aucun doute qu'elle la surpassait en précision. Elle ne compta pas le nombre de ses victimes ce jour là, elle n'en avait surement pas tué des centaines mais elle était parvenue à tenir la distance face au nombre. Elle avait gagné l'esquive d'un serpent grâce à ses lourds entrainements, ces heures à suer toute l'eau de son corps sous le soleil de plomb du désert Opalien. Elle était devenu aussi agile qu'un assassin.

Elle ne chercha pas le chef comme son père l'avait demandé, préférant rester à ses côtés pour tenir la dernière ligne, ces adversaires qui se battaient avec l'acharnement du désespoir. Bien sûr, elle avait des scrupules à devoir porter la lame sur des jeunes hommes ou jeunes femmes qui n'étaient clairement pas entraînés pour la guerre. Elle les tuait rapidement, honorant le courage qu'ils avaient de foncer vers elle armé d'une arme qu'ils ne savaient pas manier. Elle prononçait quelques mots en les envoyant rejoindre les flux, comme certains chasseurs avaient coutume de le faire lorsqu'ils achevaient une proie.

Elle ne baissa sa garde que lorsqu'elle aperçu Hirathxi au loin, trimbaler une jeune femme qu'elle ne connaissait pas. Elle n'était clairement pas une dräoxi, et la guerrière se demandait bien pourquoi son ami la transportait ainsi, se mettant en danger. Se faisant d'ailleurs attaquer, Lëxi voulu le rejoindre pour l'aider mais elle dût faire face également à une attaque surprise d'un homme qui venait de se relever. Elle l'acheva rapidement avant de tourner de nouveau la tête vers son ami, craignant le voir rendre gorge sous une lame ennemie. Elle eut le soulagement de le voir toujours debout, aidé d'autres guerriers il avait pu se débarrasser de ses assaillants.

« Quel idiot ! » se dit elle, bien qu'elle ne puisse retenir un sourire.

Elle le regarda pénétrer dans une tente avec la blessée et ne put s'empêcher de le suivre. Qui était cette femme, et pourquoi l'avoir secourue ? Elle entra dans la tente à son tour et y découvrit Kanaexi, une jeune femme à la peau sombre qui avait l'air d'être une mésorianne au vu de sa grande taille, un jeune homme aux cheveux blancs, une femme et un homme qui était mal en point. Elle y trouva également Hirathxi et la fameuse inconnue blessée, évidemment. Fronçant les sourcils, elle se demandait ce que pouvait bien signifier cette étrange réunion. C'est tout d'abord vers son ami qu'elle se tourna. Elle lui asséna un coup de poing dans l'épaule sans douceur.

« Espèce d'imbécile ! Baisser ta garde en plein campement ennemi et chargé d'une ennemie blessée. Tels étaient-ils les ordres de mon père notre chef ? Tu aurais pu penser à moi, idiot. Et si ces hommes t'avaient tués qu'est ce que j'aurai pu faire sans toi ? »

Ces mots étaient clairement hors de propos compte tenu de la situation de guerre, mais elle avait sincèrement eu peur. Elle aurait tout aussi bien pu le voir mourir sous ses yeux sans avoir l'occasion de pouvoir lui dire tout ce qu'elle avait à lui dire. Elle se ravisa cependant, jugeant que la situation n'était pas des plus appropriée pour un déballage. Le plus important était de savoir qui était le chef de ce clan, et de le livrer au Sanguinaire. Ni plus, ni moins.

«Kanaexi, que fais tu ? Les ordres de mon père notre chef étaient clairs : lui amener le chef. Serais-tu en train de négocier avec nos ennemis ? Je te rappelle que dans ce clan tu n'es pas la cheffe. Alors obéis aux ordres, un point c'est tout. Qui est le chef de ce clan ? Répondez. »

Elle avait la voix dure, elle se contentait de suivre les ordres. C'était sa première bataille et il était hors de question qu'elle n'obéisse pas à son père. Elle devait prouver qu'elle ferait toujours ce qu'il lui demanderait sans rechigner ni négocier.



Lëxi Coeur-de-Tonnerre
"Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrais pas la peur. Aussi étroit sois le chemin, bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin. Le capitaine de mon âme."

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   31/7/2015, 21:47

Les loups du désert
62ème jour d'Automne
Frontière Nord du désert Opalien  

 


Pendant un instant, je cru sentir une nouvelle odeur planer dans la tente. Une odeur que je n’aurais pas pensé autant apprécier… L’odeur de la peur. Tous autant qu’ils étaient ainsi présent avaient peur de moi, de nous. Enfin, la sensation de domination me semblait totale. C’était enivrant à tel point que mon sourire ne put que s’élargir.

Finalement, lorsque le chef toussa, la Mesorianne se tourna vers lui pour lui donner sans doute quelques une de ses potions afin de calmer cette vilaine toux. Je voulu lui lancer une réplique blessante, mais encore une fois, cette satanée voix m’en empêcha. Finalement, ce n’était peut-être pas plus mal sinon, le sang aurait surement encore coulé et se battre dans une yourte avec une épée aussi encombrante n’était surement pas la chose la plus sage à faire. Alors, je baissais ma lame tout en les gardant quand même à l’œil.

J’écoutais alors le Chemmen décrire la seconde du clan. Elle menait la défense et cela ne m’étonnait pas… A la place du chef, j’aurais moi aussi voulu que Thanos mène la défense… Non non… Je ne suis plus penser à eux. Je ne suis plus des Ereshaïs et je ne le serais plus jamais… Je fermais un instant les yeux puis les rouvrit aussitôt en écoutant la suite de la description.

A ma grande surprise, le chasseur s’exécuta et disparu dès qu’il eut toutes les informations nécessaires pour retrouver la Seconde. Finalement, je l’avais peut-être mal jugé… A présent, il ne restait à nouveau plus que moi et les brebis du désert qui semblaient attendre le moment fatidique où elles finiraient dévorée par les loups. J’aimais pourtant bien ce Chemmen. Il était jeune, mais plein de courage et ça, je ne pouvais que l’admirer, surtout de la part d’un homme qui n’a pas le droit au port d’arme.

« Je ne vous promet rien… Si cela ne tenait qu’à moi, bien sûr que j’accepterais. Je ne veux pas que notre chef soit amené à parler avec un cadavre sanguinolent sur jambes sinon, je n’aurais pas demandé à aller chercher la seconde de votre chef qui est déjà dans un état pitoyable… »

Je soupirais doucement, gardant un regard sévère. Il ne fallait pas non plus que je montre la moindre once de faiblesse ou de pitié à leur égard sinon, cela pourrait se retourner contre moi. Je poursuivis alors :

« Dans tous les cas, tant qu’il sera vivant, c’est lui qu’il voudra voir ! » Je désignais le malade. « Après, tout dépends comment les choses évolues… »

C’était mon premier combat et je ne savais pas comment mon père procédait en temps normal… C’était triste à dire pour moi qui suis censé être sa fille… Cet homme, en ce moment probablement en train de combattre au milieu du campement, c’est mon père et il ne m’a pas reconnu… il m’a enseigné à devenir une bonne guerrière mais pas à être sa fille…

Bah tient, en parlant de la fille du chef… Il semblerait qu’elle ait suivit le jeune archet qui avait finalement ramené la seconde. Dans quel état elle était… Je me passais une main sur le visage. En la voyant, je me rendis compte qu’elle était autant en état de se battre que ne l’était son chef. Mais, je n’eus pas vraiment le temps de réfléchir à la question que Lëxi avait frappé le chasseur dans l’épaule avec violence avant de le gronder férocement et ce pour un ordre que je lui avais moi-même donné. J’avais beau avoir une certaine fierté, si je faisais une erreur, je restais toujours prête à la payer. En tout cas, ce n’était pas sur lui que ma sœur aurait dut jeter sa colère, mais sur moi. Cependant, alors que je voulu défendre le jeune homme, la tournure de sa phrase me donnait à réfléchir… Ce n’était pas vraiment le genre de mot que l’on lance au cœur d’une bataille, mais plus au milieu d’une étreinte. Serait-elle amoureuse ?... Mais encore une fois, je n’eus pas le temps d’atterrir que, cette fois-ci, elle se tourna vers moi pour ensuite lever le ton à mon égard. Bien que ses paroles étaient censés, elles attisèrent en moi les flammes de la haine comme le ferait un vent du sud sur les braises encore chaudes d’un feu de camps.

« Ooooh ! Tu vas te calmer ! Je te signale que toi non plus tu n’es pas la chef ici ! Tu es une guerrière comme moi et je t’interdis de me reparler de l’époque où j’étais chef… D’abords, laisses ce garçon tranquille ! C’est moi qui lui aie demandé d’aller chercher cette femme en espérant qu’elle soit plus en état de négocier avec Dräoxi plutôt que leur chef actuel. Je ne veux pas conduire à notre meneur une personne incapable ne serait-ce que de dire le moindre mot ! Maintenant, si tu veux conduire à notre chef une larve qui a déjà à moitié rejoint les flux, libre à toi ! Mais ce serait déshonorant de par les hommes mais aussi de par Eliwah ! Notre père mérite mieux que ça ! »

Ma voix était dur également et toute la haine que j’éprouvais pour ma demi-sœur se faisait ressentir. Quand elle était là, j’avais tout juste l’impression d’exister… Sa sois disant autorité me pesait. De plus, je pensais sincèrement à l’image de notre père et à l’honneur du combat et quel honneur y avait-il à tuer quelqu’un sur son lit de mort ?



 

 
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   1/8/2015, 21:51

- Les PNJ importants-

#339900 & #000099

Les loups du désert
62ème jour d'Automne
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L'espoir. L'espoir était revenu quand le chasseur était parti chercher Moyaka. Il ne tenait pas à grand chose : la simple victoire qu'une demande soit acceptée de la part du camps ennemi. Il n'était qu'une lueur pâle dans ce décors pourpre. Mais il ne leur restait rien d'autre à quoi se raccrocher. L'Okanakie à l'épée éternelle semblait au moins encline à faire de son possible pour que les choses se passent au mieux et Motoko la gratifia d'un hochement de tête. Après quoi ... Ce fut l'attente. Le silence. La toux de Kokuhom. Le temps prenait son temps, tout simplement. Brusquement tout fut calme. S'en était presque reposant. Mais cela ne dura pas. L'archer était revenu et pas seulement accompagné de son fardeau... A la vue de Moyaka, Mérélie pivota vivement, pleine d'espoir. Mais son visage se décomposa bien rapidement... La seconde était dans un état misérable. Des corps mutilés, blessés, Mérélie en avait vu. Elle n'avait pas besoin d'un examen plus poussé pour savoir que même sa magie ne pourrait suffire à assurer la survie de la jeune femme. Dans son désespoir croissant, la prêtresse avait à peine entendu les propose de la nouvelle arrivante. Vaguement, elle perçu un éclat de voix, puis la dispute l'arracha à sa contemplation morbide, "Kanaexi, que fais tu ? Les ordres de mon père notre chef étaient clairs : lui amener le chef. Serais-tu en train de négocier avec nos ennemis ?" , "Maintenant, si tu veux conduire à notre chef une larve qui a déjà à moitié rejoint les flux, libre à toi ! Mais ce serait déshonorant de par les hommes mais aussi de par Eliwah ! Notre père mérite mieux que ça !".
Alors, la réalité de la situation lui sauta aux yeux et l'espoir se brisa. Il n'y aurait pas de pourparlers. Il n'en avait jamais été question. Quand bien même elle soignait Moyaka, ce ne serait que pour qu'elle soit ensuite froidement tuée... Mérélie senti son estomac se crisper, son regard chercha celui de Motoko et elle y lu, dans l'éclat désespéré de ses prunelles, la même conclusion que celle qu'elle venait de faire. La scène prenait un tournant surréaliste alors que les ennemies se disputaient comme deux soeurs jalouses." Notre père mérite mieux que ça", cette phrase se répétait dans la tête de Mérélie et précédait la question qu'elle n'osait poser à voix haute : "Et nous ... Ne vallons nous pas mieux que le sang ? Que la mort". Étaient-ils devenus des simples "trophées" à apporté à ce "père" ?
Brusquement, elle songea que rien ne pourrait empêcher ces "Monstres" devenir tirer Kokuhom de son lit pour lui arracher la vie de façon violente et dégradante. Pourtant ... lui aussi valait "mieux". Il avait été un grand chef. Un ami. Il ne méritait pas cette fin. Mérélie commença à trembler, mais cette fois, c'était de rage, d'impuissance. Et aurait voulu hurler... Et brusquement un cri fut poussé. Mais il ne venait pas d'elle, même si la rage qu'il exprimait lui faisait écho : C'était Moyaka dans les bras de l'archer qui dans son agonie avait rassemblé ses dernières forces. Elle tenait un petit tolohok qu'elle avait tiré de sa ceinture, qu'elle leva pour tenter de frapper l'homme qui la portait en plein visage dans des cris hystériques. Et, comme si ce geste désespéré était un signal, Numaya, la femme du chef, sorti de sa torpeur. Son visage ruisselait de larme, pourtant ses yeux n’exprimaient que la haine dans son état le plus pu, et elle se jeta sur les deux soeurs en hurlant, les bras tendus comme si cela pouvait suffir d'armes  :
-SALES CHIENS !!!  ASSASSINS !  
Mérélie, se précipita pour la retenir dans sa folie, mais l'Okanakie était bien trop rapide... De la suite de la scène, Mérélie ne pu être que témoin, alors que derrière elle, elle entendit Mokoto hurler :
-Numaya ! NON !


Commentaire(s) Hors rp : Voilà un peu d'action. Pour résumé Hira se fait agresser par la seconde, et Lexi et Kana par la femme du chef. N'hésitez pas à me MP pour d’éventuelles questions.   
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   11/8/2015, 00:26

Alors que j’étais dans la tante avec l’autre femme sur l’épaule, j’aperçus Lexï qui me frappa l’épaule, me sermonnant avant de… Me sortir des mots qui n’ont pas lieu d’être dits dans une telle situation, mais bon, je ne pus m’empêcher de faire un léger sourire en coin avant de lâcher un ricanement.

« Ce que tu aurais fait ? Comme tout le monde, tu serais allé dandiner ton postérieur sur la tronche d’un autre homme, tu veux que je te dise quoi ? Toute façon, même mort, je viendrais te hanter au beau milieu de la nuit donc bon.»

C’est alors qu’elle se tourna vers l’autre femme et une dispute éclata entre les deux. Cependant, je n’eus pas le temps d’essayer de calmer la chose que la femme qui était épaulée à moi se senti pousser des ailes et essaya de me balafrer dans un cri d’hystérie. J’eus à peine le temps de reculer mon visage et, heureusement d’ailleurs, car son joujou m’avait entaillé au niveau de la joue, je pue deviner au saignement que la blessure n’était pas superficielle, mais là, c’était la goutte qui fit déborder le vase, je bousculai cette dernière devant moi avant de brandir mon arc à une vitesse folle et lui encocher une flèche pile entre les deux yeux, je regardais mes compatriotes qui avaient été eux aussi victimes d’une agression, mais elles avaient réussi à s’en sortir sans mal, je m’avançais donc vers le chef.

« Bon, la ça commence à me briser le Tolohok, j’ai voulu faire mon gentil et vous amenez l’autre emmerdeuse, mais la JE DIS STOP !!! J’en ai raz la bistouquette, allez tous crevez dans ce clan, maintenant, je vais faire de la façon que veut notre chef, point FINAL ! Et le ou la première qui fait quelque chose, finira comme l’autre emmerdeuse qui est en ce moment même en train de saluer sa famille !!! »

Je pris alors le chef par l’épaule et, sans me soucier de son état, le traina de force en dehors de la tante, je ne me préoccupais même pas de voir la quantité de sable qu’il était en train de manger, mais cela ne m’importais guerre, je me contentais juste de traverser le village, lançant un coup de Tolohok dans la figure de mes ennemis voulant me barrer la route avant d’apercevoir le chef.
Me postant devant lui, je jetais le corps fébrile du chef à ses pieds, essuyant le sang coulant sur ma figure, cette dernière aurait besoin d’un bon soin, je me tenais droit comme la justice, ne lâchant pas le chef des yeux.

« Chef, je n’ai jamais eu l’occasion de vous offrir un cadeau pour votre anniversaire, alors même si ce n’est pas aujourd’hui, joyeux annif ahah ! Ah au fait, j’étais avec Lexï y a quelques minutes, elle va bien. »


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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   20/8/2015, 16:42

Event : Les loups du désert

Point de vue de Lëxi Larme-de-Sang :
Le ton autoritaire qu'utilisait Kanaexi rendait Lëxi folle. Pour qui se prenait-elle ? Elle avait ordonné quelque chose à Hirathxi ? Sérieusement ? Comme si elle avait le droit d'ordonner quoi que ce soit à un homme qui était né dans le clan ? La jeune femme eut une seule envie, lui rabattre le caquet mais elle n'eut le temps de rien, pas même de répondre à son ami qui la provoquait comme à son habitude, puisque le cadavre ambulant qu'Hirathxi portait tenta de désespoir de l'envoyer rejoindre les flux.

« Hira ! Attenti... »

Mais elle n'eut pas le temps de finir sa phrase puisque le jeune homme avait eu le temps de réagir et de planter une flèche entre les deux yeux de son assaillante. Elle fut soulagée, jusqu'à ce qu'elle se fasse à son tour attaquer à main nues par une femme dont elle n'avait porté le moindre intérêt jusqu'à présent. Par réflexe, elle sorti son tolohok et le planta dans le ventre de la femme, causant ainsi sa mort. Il lui fallut un instant, cependant, pour s'apercevoir que Kanaexi avait eu le même réflexe qu'elle. La situation était plutôt comique, puisque les deux soeurs qui se disputaient quelques secondes plus tôt avaient réagi de la même manière. Lëxi ne se priva cependant pas de railler la jeune femme.

« Non mais tu te fous du monde, Kana. Tu vois ce que tu engendres à vouloir discuter les ordres ? Si tu voulais prouver ta loyauté avec cette bataille, laisse moi que dire que tu t'es plantée. C'est pas en te prenant pour l'héritière que tu vas remporter son amour. S'il te demande quelque chose, fais le. Point. C'est un conseil. »

Son ton était dur, mais il ne se voulait pas blessant. Elle en avait simplement marre de rester là alors que toute l'action se passait à l'extérieur. La bataille était gagnée, rester à discuter ici ne servait à rien. Hirathxi semblait d'ailleurs d'accord avec la jeune femme puisqu'il s'empara du chef à moitié mort et sorti de la tente sans même prendre en compte les protestation du chemenn et de la femme mésorianne. Il faisait ce que Lëxi comptait faire une fois que Kanaeko se serait écrasée. Finalement, leur rivalité entravait peut être leur devoir...

Point de vue de Dräoxi le Sanguinaire :
Le sanguinaire commençait à s'impatienter. Les corps s'empilaient sous ses pieds, mais personne n'avait encore su lui amener le chef du clan vaincu, et les membres du clan ennemi refusaient de lui indiquer le signalement de ce dernier, comme s'ils essayaient de lui sauver la vie. Cela lui hérissait encore plus les poils. Pour apaiser sa frustration, Dräoxi était en train d'égorger un vieillard, lorsqu'il aperçu le Silencieux s'approcher de lui avec une loque sur l'épaule. Il se présenta à lui avec l'humour qu'il lui connaissait si bien.

« J'ai bien fait de t'emmener, mon ami. »

Il s'attarda sur le pantin qu'il portait et qui était apparemment le chef du clan vaincu. Il explosa d'un rire gras.

« Alors c'est ça le chef ? On dirait une larve de lillion, quelle honte. »

Le Sanguinaire fit tournoyer son épée au soleil, comme pour se vanter de sa victoire. Il allait planter sa lame dans le coeur de l'homme qui était déjà à moitié mort, et ils pourraient ensuite rentrer chez eux. C'était ce qui était prévu en tout cas...



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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   24/8/2015, 18:10

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62ème jour d'Automne
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J’en apprenais de plus en plus sur la relation qui liait donc le chasseur à ma très chère sœur… Ses paroles confirmèrent mes soupçons. Il était donc son amant ! Aaaah si seulement j’avais le temps de jouir de cette information et de la taquiner avec cela. Mais les choses allèrent bien trop vite. Il se fit alors attaquer par la seconde qui était revenue à elle. Quelle idiote ! Que croyait-elle pouvoir faire dans son état ? Nous allions la sauver, au moins pour quelques minutes si elle avait un peu de chance mais au lieu de cela, elle jouait de ses dernières forces pour essayer de tuer celui qui la tenait. Ni moi ni Lëxi n’eus le temps de bouger que la fille était à terre, une flèche enfoncée dans le crâne. Et cela ne s’arrêta pas là. A son tour, la femme du chef se jeta sur nous, nous agressant à main nu… C’est fou de voir ce que les gens peuvent faire quand ils sont désespérés. Dans un réflexe d’autodéfense, je levai mon épée et la femme alla s’empaler dessus. En jouant avec son élan et la force dans mon bras, je parvins à lui enfoncer la lame dans le corps jusqu’à la garde. Cependant, à ma grande surprise, ma main toucha celle de Lëxi qui avait effectuée exactement le même geste que moi… Sur le coup, je lui lançai un regard surpris avant de retirer mon épée du corps de cette femme dans laquelle, une fois qu’elle fut écroulée au sol, je donnai un léger coup de pied histoire d’être sûre qu’elle était bien morte.

C’est alors que Lëxi me fit la morale… Je serrais les poings. Loin de moi l’envie de discuter les ordres. Je voulais juste ce qu’il y avait de mieux pour mon père, lui offrir ce qu’il méritait. Mais, malgré tout, je reconnaissais intérieurement m’être plantée en beauté. Mais j’en avais assez d’enchainer les erreurs. Cela faisait bien longtemps que je n’avais jamais pas respecté autant quelqu’un depuis Tsukey… Je voulais juste un peu d’amour en retour.

Celui qu’elle avait nommé Hira hurla à son tour. A présent, j’étais bien son avis. Ce clan me gavait et, après tout, c’est de leur faute que je m’étais autant ridiculisée ! Qu’ils rejoignent tous les flux, je m’en fiche ! Au moins, ce sera déjà ça en moins. Je me tournais alors vers les dernières personnes encore en vie dans cette yourte, les fusillant du regard.

« Vous voyez, finalement, plus de personnes que prévues sont mortes ici même… Si vous nous aviez donné le chef directement sans discuter, nous n’aurions pas eu à salir encore plus nos épées. Tout ça pour un homme qui est déjà mort de toute manière… »

Je me tournais pour sortir mais il fallait que je réponde à Lëxi.

« Je n’ai pas eu la chance de grandir à ses côtés… ni de le voir en action avant aujourd’hui. Saches juste que ma loyauté envers lui passe au-dessus de tout, même au-dessus de notre rivalité. Crois le ou non, je cherchais à lui faire plaisir, et non pas à lui désobéir et encore moins à me prendre pour l’héritière. »

Je sortis alors de la yourte. Si elle voulait me répondre, qu’elle me suive. En tout cas, je n’avais plus rien à lui dire, quelle que soit sa réponse. Rapidement alors, je rejoignis Hira qui s’était empressé de délivrer le corps du chef à ses pieds. Bien sûr, il s’était empressé de s’approprier tout l’honneur de cette prise, néanmoins, je ne lui en voulais pas. A cause de moi, il a failli se faire tuer plus d’une fois donc je comprenais.

Epée en main, je me mis aux coté du jeune chasseur, observant mon père, s’apprêtant à mettre fin à la vie de cet homme qui était incapable ne serait-ce que de bouger. Je fermais alors les yeux, ne pouvant me résoudre à voir Dräoxi tuer un homme sans aucune défense. Une partie de moi était déchirée et voyait sur son visage celui de mon mentor et ancien chef… Comment j’étais arrivée là ? Etais-je devenue ce que je m’étais juré de combattre au péril de ma vie ? Et si les prochains... c’était les Ereshaïs, pourrais-je vraiment me battre ?

 

 
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   1/9/2015, 10:21

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Les loups du désert
62ème jour d'Automne
 Frontière Nord du désert Opalien

La scène s'était déroulée au ralenti mais pourtant tout s'était passé trop vite. En un battement de coeur, dans le chant flasque des corps tombants Morro était venu prélever son dû : Numaya et Moyaka étaient mortes et leur tentative de rébellion avortée. Dans la fraction de seconde qui suivit Kokuhom était tiré du lit de force alors que Motoko et Mérélie réalisaient à peine que tout cela venait d'arriver. Le monde venait de basculer si vivement que Mérélie sentit Motoko chavirer près d'elle. Dans un geste protecteur, elle tendit les bras vers lui pour le soutenir. Il tremblait d’effroi et de saisissement. Elle l'entendit murmurer le nom du chef dans un appel timide, puis brusquement, il se dégagea. Titubant, il appela de nouveau dans un cri qui prit de l'ampleur. Il supplia aussi mais personne ne l'écoutait, alors il se jeta dehors comme pour rattraper l’irrattrapable. Mérélie le suivit, plus par réflexe que par volonté propre. Elle le trouva à genou, pleurant sans retenu. La vision fut saisissante et la prêtresse sentit son cœur se contracter douloureusement. Il vivait sa première guerre, là où elle survivait à sa deuxième et elle ne comprenait que trop bien la douleur qui venait de le faucher. Vivement, elle l’attrapa par le bras et le força à se lever. Il menaça de ne retomber aussi sec, mais parvint à se maintenir. Il releva les yeux vers elle et elle y lût toute sa détresse. Les images qu'il venait de voir ne s’effaceraient jamais. Elles s'étaient gravées dans son âme et y laisserait à jamais une cicatrice indélébile. Il lui serra la bras, comme pour se raccrocher à la réalité, mais quelque chose en lui venait de se briser et Mérélie n'y pouvait rien.
Elle se força à parler :
-Il faut que tu partes.
S'entendit-elle dire d'une voix plus forte que ce qu'elle aurait espéré.
-Trouves les autres et fuyez. Ajouta-t-elle en refusant de se demander s'il restait encore des « autres ». Son propre désespoir était dur à contenir... Elle qui pensait avoir déjà tout vécu, voilà que les traumatismes de son passé revenaient... Aurait-elle encore assez de force pour être de nouveau « une survivante » ? Pouvait-elle revivre ça … ? Pouvait-elle seulement survivre à ça ? Le remord qu'elle avait ressenti la première fois, c'était ce qui l'avait conduite à revenir soigner les Ëwëlë... Eux qui l'avaient sauvé lors de la Marche alors qu'ils avaient eux même subit de lourdes pertes... Devant les veuves et les orphelins, elle s'était sentie si coupable... Et avec les années et l'aide qu'elle continuait de leur apporter régulièrement, cette culpabilité s'était changée en amitié. Mais aujourd'hui, si ils mourraient tous, que lui resterait-il ? Alors elle s'accrochait à l'espoir qu'il y avait encore quelque chose à sauver... Elle poussa le Chemenn avec insistance. Il ouvrit la bouche comme pour protester mais elle le coupa :
-Je fais diversion. VA ! Sauve-toi !
Il serait peut-être le seul survivant... Elle ignorait ce qui attendait le Chemenn s'il restait là, mais ne voulait pas le savoir. Elle voulait qu'il survive. Que quelqu'un survive... Les Ëwëlë ne pouvaient pas disparaître sous ses yeux impuissants. Elle le refusait. Cela la briserait.
De nouveau elle poussa le Chemenn à la fuite, et son état de choc aidant, il fini par obtempérer. Un peu titubant, regardant une ou deux fois par dessus son épaule, il fini par s'éloigner.
Alors, Mérélie pivota et couru. Elle pria de tout son amour à Hygérie, elle pria de la pardonner de se mêler à cette histoire et sa deuxième prière fût adressée à la Déesse Louve.

*Mère des Flux, je viens à toi, je prie en ton nom. Les tiens qui m'ont sauvé jadis sont en péril, mais je n’oublie par ma dette. Puisque le sang a déjà coulé, je ne peux le changer... Ceux qui m'ont aidé jadis sont massacrés aujourd'hui, aussi vulgairement que des chiens... Mais je n'oublie pas qu'ils valent mieux. Que ta clémence accompagne les survivants et les guident dans cette épreuve. Et si la réalité des tiens et de s’entre-tuer, cela n'enlève en rien la dette que je leur dois. Alors ma voix s’élèvera... Car elle est ma seule arme. Ils en valent la peine.*

Sa prière toucha à sa fin alors qu'elle arrivait là où le chef ennemi se trouvait. Il avait achevé Kokuhom et ce nouveau cadavre pesa sur la conscience de la prêtresse, mais cela ne fit qu'accroître sa détermination. Elle se redressa et clama :

-Fêtez votre victoire, savourez le sang que vous avez fait couler, clamez votre bravoure... Mais laissez-moi vous prévenir que c'est un clan malade que vous avez aujourd'hui vaincu. La maladie a frappé ici et puisque vous êtes venus elle vous frappa aussi... Vous avez triomphé d'affaiblis, appelez ça victoire si cela vous flatte, mais vous n'avez ici fait qu'un travail de charognards et d'opportunistes. Disputez vous les restes d'un clan qui avait survécu à pire que vous et pensez vous supérieurs. Mais vous prierez comme eux quand la maladie vous videra de votre énergie... Il n'y aura pas de mort glorieuse à ceux qui ont pataugé dans le sang des contaminés d'aujourd'hui.

La vieille Mésorianne parlait fort pour attirer l'attention. Elle réalisa qu'elle pensait ses paroles... La maladie... Voilà ce qu'ils méritaient... Elle comprenait presque pourquoi Hygérie abandonnés ses infidèles à une fin lente et douloureuse. Elle même ne désirait pas moins pour les guerriers qui se massaient autour d'elle. Elle espérait, non sans une certaine culpabilité, que la maladie les frappent comme elle venait de l'annoncer. Elle voulait instaurer dans leur esprit cette peur là...

-Dressez vos armes autant que vous le désirez, mais elles ne vous seront d'aucunes utilité quand ce sera vos tripes qui brûleront de fièvre... Souvenez vous de cette « victoire » lorsqu'elle causera votre perte. Elle s'était arrêtée et de toute sa hauteur de Mésorianne toisait les Okanakis qui l'entouraient.
-Je suis une élue d'Hygérie. Je sais de quoi je les ai soigné et de quoi vous mourrez.
Elle leva les mains pour montrer la preuve de sa situation.
-Vous avez tué mes patients. Entravés ma tâche ici... Tués ceux envers qui j'étais redevable... Je fais confiance à ma Déesse et en son jugement.
Elle balaya la foule de son regard serein qu'elle fit le plus glaciale possible. Elle espérait qu'ils feraient leurs conclusions seuls... Que leur imagination ferait le reste... Elle espérait voir la peur s'instaurer sous la carapace de leur apparente assurance.
Commentaire(s) Hors rp : J'espère que ça vous ira, j'ai eu du mal à poster ce post, mon ordi faisait des siennes X.X
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   12/9/2015, 19:53

Event : Les loups du désert

Point de vue de Lëxi Larme-de-Sang :
La tente se vida bien rapidement une fois que le chef fut traîné dehors. Kanaexi prononça quelques mots à l'intention de sa demie-soeur avant de quitter la tente à son tour. Lëxi pris cependant quelques instants pour penser aux mots que la jeune femme venait de lui glisser. Bien qu'elle se sentait clairement menacée par Kanaexi, ses mots résonnaient dans sa tête. Des mots qu'elle avait tellement pensé qu'il en restait un échos toujours aussi fort. Elle voulait lui faire plaisir, elle voulait qu'il la reconnaisse. Finalement, elle était comme Lëxi. A l'époque, elle aurait donné n'importe quoi pour recevoir la gratification de son père, et à cet instant, alors que les odeurs ferrées de sang commençaient à empuantir la yourte, la jeune femme pris finalement conscience que se mesurer à Kanaexi ne ferait qu'entraver leur futur à toutes les deux, et ne pourrait qu'être néfaste dans le clan.

Perdue dans ses pensées, Lëxi eut un certain temps de latence avant de comprendre que les deux derniers jeunes gens présents dans la tente venaient à leur tour de s'enfuir. Elle ne leur couru cependant pas après, le chemenn était de toute façon intouchable et la mésorianne ne ferait pas deux mètres avant d'être rattrapée par la mort. Au lieu de cela, le regard de la jeune femme se posa sur deux dagues en acier. Depuis qu'elle avait laissé de côté sa petite histoire avec Dhankin, elle cherchait à se procurer de nouvelles armes, les tolohoks qu'il lui avait offert lui rappelaient beaucoup trop de souvenir douloureux. L'acier était bien plus solide que les os, et ça tout le monde le savait, mais le commerce entre le clan dräoxi et le peuple mésorian n'était pas quelque chose de courant et les quelques négociateurs du clan ne revenaient pas souvent avec des armes en acier pour armer les guerriers. En récompense de guerre, Lëxi se contenta donc de s'emparer des deux dagues et de les armer à sa ceinture avant de sortir à son tour de la tente, alertée par des éclats de voix au dehors.

Point de vue de Dräoxi le Sanguinaire :
Achever le chef de ce clan avait été tâche bien décevante pour le Sanguinaire. Les couinements que la dépouille avait émises étaient d'un ridicule sans pareil, et le chef des dräoxi restait sur sa faim. Il avait espéré un combat singulier avec un adversaire à sa hauteur, et finalement tout ce qu'il avait eu à faire c'était achever un chiot déjà mort. Pourtant, alors qu'il allait se résigner à essuyer sa lame et rentrer à la maison, il fut interrompu par une femme d'un age assez avancé et qui la dépassait d'une bonne tête. Une mésorianne, à n'en pas douter. A sa vue, le chef de clan esquissa une mine de dégoût, il ne s'était jamais caché son dégoût profond pour cette race.

Les paroles de la femme lui firent cependant éclater d'un rire gras et sadique. S'il y avait une chose propre au Sanguinaire, c'était qu'il ne connaissait pas la peur de la maladie. Bien sûr, il se savait humain et victime potentiel d'un mal quelconque, mais durant sa vie il avait survécu à bien des pandémies. Il s'était tenu à côté de sa défunte femme alors que la fièvre la rongeait, il avait pataugé dans bien des marres de sang, et il avait vécu la quasi totalité de sa vie dans la chaleur brulante et pour plus d'un clan mortelle du désert opalien, et pourtant il était encore là. Debout, présent, bien vivant. Développer son corps avait sans nulle doute développé sa capacité à résister à une infection quelconque, et c'était également le cas de son clan. Poussez votre corps dans ses retranchements, infligez lui une vie que bien peu supporteraient et vous découvrirez que vous êtes bien plus résistants que ce que vous ne l'imaginiez au départ. Il vivait dans le désert, dans un endroit où même la végétation peinait à vivre. Si Moro voulait sa tête, il devrait venir la chercher d'une autre manière. Levant un bras, il intima l'ordre silencieux à ses hommes de se rapprocher.

« Saisissez moi cette mésorianne défraîchie qui semble avoir la langue bien pendue, il se pourrait que je n'ai pas terminé de m'amuser en fin de compte. »

Immobilisée et à la merci du chef, la mésorianne restait pourtant digne. Dräoxi le Sanguinaire lui entailla la joue du bout de sa lame éternelle.

« Une putain d'Hygérie. Voyez vous cela. Tu ferais mieux de garder ta langue dans ta bouche avant que je ne te la coupe. Notre race n'a rien à faire avec la tienne et ta magie est insignifiante. Les faibles crèvent à cause de la nature et des maladies, les autres survivent. Nous sommes le clan le plus puissant de l'archipel, nous vivons dans les plaines brûlantes du désert Opalien et nous passons nos journées à repousser nos corps dans leurs retranchements » Il tournait autour d'elle lentement, comme un fauve qui attend le bon moment pour attaquer. « Alors un conseil, mésorianne... Si ce n'est pas pour le plaisir de mes hommes, rends toi service en tenant ta langue. »



Lëxi Coeur-de-Tonnerre
"Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrais pas la peur. Aussi étroit sois le chemin, bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin. Le capitaine de mon âme."

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   13/9/2015, 20:39

Apoxi c’était longuement entrainer, très longuement, trop longuement… Depuis plusieurs lune déjà, on pouvait voir que quelque chose n’allait pas, passant souvent ses nerfs dans les entrainements contre une nouvelle recrues trop fraichement arrivé pour supporter les brimades et les chocs qu’infligeait le guerrier. Ce n’était pas non plus sans conséquence puisque Droxi l’avait convoqué plusieurs fois pour lui dire de se calmer quelques peu… Bien qu’être en charge de l’entrainement avait été un honneur qui lui avait confié, le brave guerrier se sentait trop encloisonné depuis, ne pouvant aller en reconnaissance pour trouver un clan ennemi.

Une annonce avait été faite, deux éclaireurs avaient été envoyés en reconnaissance dans un clan prometteur. Son comportement changea immédiatement du jour au lendemain. Son impatience et son manque de combat avait été changé en excitation et en adrénaline aussi vite qu’un orage pouvait éclater. Pour une fois, il avait été relativement calme à l’entrainement, étant plus précis dans ces consignes, préparant au mieux ses compagnons. Draoxi l’avait alors rendu visite pour parler calmement avec lui de la suite des évènements. Il le souhaitait à ses côtés pour mettre à mal les défenses ennemies.

Je ne vous décevrais pas, Draoxi. Merci de votre confiance.

Il avait alors pris sa tenue de guerre, si on peut dire une tenue… son pagne, ses diverses petites protections… Son torse amplement mis à nue n’était qu’invitation pour ses ennemis à lui porter un coup qui entrainerait une cicatrice supplémentaire. Il avait avec lui toutes ses armes, bien affutées, prêtes à faire couler le sang de ses ennemies, et des traitres si besoin.

La longue marche ne l’avais nullement épuisé, tout comme certain des membres du clan, ce long préliminaire n’était plus qu’une vile torture aiguisant leur sens du combat et leur soif de sang. Apoxi arrivait alors devant ce camp, au côté de son chef et maître d’armes. Un discours fut prononcé, comme il les aimait, brefs, concis. Les chasseurs répondait par des cris, Apoxi ne fus pas le derniers à les encourager, ni le premiers à cesser de le faire. Ravalant sa salive afin de calmer sa gorge tiraillée par ses cris, il ne pouvait retenir ses lèvres s’écarter et afficher ses dents.

Draoxi lança l’assaut, les guerriers s’affairaient à courir le plus rapidement possible, les plus aguerris savaient qu’il n’y en aurait peut-être pas pour tout le monde… Mes orteils semblaient vouloir labourer le sol. Mes appuis ne pouvait être plus parfait, plus solide que maintenant. Je n’attendais qu’une chose, qu’on me libère de cette place qui m’avait été confié. Quelques mètres devant celui que je considérais presque comme mon patriarche, j’aboyais les ordres que me donnait Draoxi, répercutant sa voix au cœur du combat.

Un des nôtres tomba, mon cœur fut serrés de ne pas avoir pu le protéger, nous nous étions avancé vers lui afin de le voir giter à terre. Ce fut surtout pour nous l’occasion de souiller nos lames du sang des guerriers. Beaucoup voulaient nous voir tomber, Draoxi pour être notre chef, et moi qui était comme son avant dernier rempart… Le dernier étant bien sur la lame de ce bon vieux Draoxi. Le sang coulait de plus en plus, crescendo, tel les cris des victimes de nos lames et de nos flèches. J’avançais, machinalement, dans une transe que beaucoup me savait dangereux. Bien que le vent passait sur mon corps je ne ressentait nul fraicheur, bien que le soleil frappait je ne ressentait nul gênes. La sueur perlait de ma peau et se dégageait lors de mes mouvements amples pour tailler la chaire ou lors d’une esquive de lame.

Le corps du défunt fut ramené loin du combat dans la pleine grâce a une monture. Rapidement, le chaos semblait se faire de plus en plus profond dans le camp ennemi et bientôt on nous ramena le chef du clan. Celui-ci était frêle et affaibli. Il semblait même prêt à rejoindre ses semblables alors qu’il ne portait aucune trace de coup. Draoxi remercia le membre du clan qui lui avait apporté. Ce n’était même pas Lexi qui lui aurait fait cet honneur ? Elle baissait un peu dans mon estime. Elle qui me répondait comme si elle m’était supérieur… Elle ne valait donc rien… Je ne manquerais pas de lui faire un petit aparté à ce sujet. Je ne manquerais surement pas un coup de bâton en retour, comme elle savait si bien le faire…

Rapidement, ce chef fut tué. Tout le monde avait le même sentiment, nous venions juste d’aider un mourant à ne plus souffrir. N’aurait-il pas été plus amusant de l’attacher et de voir combien de jour il survivra planté au milieu de notre campement ? Rapidement, une sorte de guérisseuse vint nous parler de maladie, de clan affaibli. Je ne disais mot mais n’en pensais pas moins. Comme si notre clan n’avais pas vécu pareille situation ? Il y a bien longtemps une chose semblable nous était arrivé, mais nous avions su faire en sorte de mettre à part les malade afin de ne pas contaminer trop de monde… Je voyais ses yeux la guetter, notre chef ne pouvait la supporter. Après tout… cette race n’était-elle pas en tout point inférieur à nous ?

Draoxi… Que devrions-nous faire d’elle ? Je ne pourrais supporter pareil affront pour vous… mais tuer une vieillarde ne nous fera rien gagner si ce n’est que de souiller nos armes de son sang impie…

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   7/10/2015, 22:13

Les loups du désert
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Personnellement, je ne voyais pas la mort de ce vieux bougre comme une victoire… Il était déjà mort et personne jusqu’à maintenant ne semblait avoir compris mon geste. Je voulais que la Seconde du chef soit assez forte pour affronter Dräoxi. Je me doutais, du peu que je connaissais mon père, que tuer de sang-froid un homme déjà à l’état de cadavre était une insulte à sa lame.

C’est alors que la vieille Mesorianne arriva afin d’à nouveau cracher son venin sur nous. Imbécile… Elle aurait pu fuir, pourquoi est-elle toujours là ? J’osais un regard derrière elle mais ne vit personne. Il ne fut pas difficile de comprendre que la Chemmen était partit, lui. C’était déjà ça. Mais pourquoi elle était restée ? Elle aurait pu le suivre et vivre encore de longues années avant de rejoindre les flux. Revenir ainsi et menacer notre chef étaient dangereux. Qu’avait-elle à y gagner ?

Elle nous menaçait en citant le sang contaminé dans lequel nous marchions. Pourtant elle devait savoir que nous étions conscients du danger et que cela ne nous faisait pas peur. C’est alors que je compris ce qu’elle cherchait en réalité. Même-ci ce n’était pas forcément explicite, elle ne semblait que souhaiter que nous mourions de la même maladie qui a empoisonné ce peuple. Heureusement, je n’y croyais pas et notre chef non plus d’ailleurs.

Ce fut sans surprise que Draoxi éclata de rire à ses paroles et que moi je secouais doucement la tête en me demandant bien ce que croyait faire cette idiote. Un autre fut donné auquel je m’exécutai sans discuté. Je passais alors derrière la Mesorianne et plaça alors un Tolohoks  à la base de son dos, saisissant au passage un de ses bras, laissant l’autre à un de mes camarades. Je lui murmurais alors au passage.

« Tu aurais dû partir pendant que tu en avais l’occasion… Rester ici ne t’apportera rien si ce n’est le faite de mourir par la lame de Draoxi le Sanguinaire… »

J’avais parlé trop bas pour que mon père ou qui que ce soit ne puisse m’entendre mise à part celui ou celle qui tenait le bras opposé. Notre chef lui expliqua alors le faite que nous ne craignons pas les maladies parce que seuls les faibles en meurent. Sa vie ne tenait plus qu’à un fil maintenant et j’espérais de tout cœur que nous n’aurions pas à la tuer… J’avais comme un mauvais pressentiment la concernant.  Même-ci il me démangeait d’enfoncer ma lame dans son dos et d’en finir une bonne fois pour toute avec cette fauteuse de trouble, il y avait quelque chose que je sentais plutôt mal… Car après tout, les Prêtresses ressemblent beaucoup à nos Chemmens et je connaissais par cœurs les malédictions de notre Déesse. Même-ci je n’avais pas peur de la maladie, j’avais peur par-dessus tout de la colère divine. Et si cela portait préjudice de tuer une messagère d’un autre dieu ?... Je n’avais pas la réponse mais, personnellement, je ne voulais pas prendre le risque ou plutôt, je ne voulais pas que mon père prenne le risque.

C’est alors qu’un jeune guerrier que je ne connaissais également que de vue s’avança pour donner son avis sur la question. Par chance, il semblait de mon avis. Mais, cette vieille harpie ne semblait pas avoir calmé les ardeurs de sa langue de vipère. Dans un sens, elle me rappelait quelque peu Asheema, la vieille Chemmen des Ereshaï qui est aussi cette femme qui m’a tant appris. Qu’est-ce qu’elle aurait honte si elle me voyait ainsi… Rah, à quoi je pense moi encore ! En tout cas, la Prêtresse avait le toupet de nous parler des Torkos et de la manière dont ils les ont soumis ! Comme-ci elle pouvait se sentir plus humaine en nous citant cet acte méprisable qu’a commis son peuple ! Nous on laisse toujours le choix à nos adversaire, se battre et avoir une chance de vivre en nous battant ou mourir dignement sous nos lames et non en servant je ne sais quel richissime grosse tête ! C’est alors qu’une idée brillante me traversait l’esprit. Une idée qui pourrait bien sauver la vie de la vieille femme tout en la tourmentant jusqu’à la fin de sa vie.

« Oui, il n’a pas tort et ce n’est pas tout, chef… » Je m’avançais légèrement en appuyant un peu plus la lame en os contre la base du dos de la femme, la regardant et la défiant presque du regard. « Elle veut qu’on la tue on dirait… Ne lui donnons pas ce plaisir. Laissons la vivre avec la frustration de n’avoir été d’aucune aide pour ce clan et dans la honte d’y avoir survécu… Qu’en pensez-vous ? »

Un sourire mauvais me coupait le visage… C’était une idée qui me plaisait et qui plairait aussi à Dräoxi, j’en aurais mis ma main à couper.

 

 
COMMENTAIRE(S) HORS RP : Voilà, je viens d'intégrer le passage avec Mérélie. J'espère que cela vous conviendra ^^
 




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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   24/10/2015, 12:03

Event : Les loups du désert

Point de vue de Dräoxi le Sanguinaire :
La remarque d'Apoxi attisa la colère du Sanguinaire, mais le fait que Kanaexi renchérisse en se permettant de lui donner des conseils sur la manière de gérer le dénouement de la bataille le mis hors de lui. Si elle avait voulu de le calmer, elle avait totalement raté. Les sourcils froncés, il se tourna vers ses hommes et il lu dans leur regard la crainte. Ils avaient devinés que le Sanguinaire était de retour. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été sans pitié, et les nouvelles recrues pourraient enfin mesurer la portée de son sadisme. S'adressant à ses hommes avec une voix rauque, puissante et menaçante, il plongea son regard dans celui de Kanaexi pour lui faire comprendre qu'elle était allée trop loin.

« Qui est le chef de notre clan ici ?
- C'EST VOUS, CHEF !
- Bieeeen. Et qui est ce qui décide ce que l'on fait des prisonnier de guerre ?
- C'EST VOUS, CHEF ! »

Il leva sa main libre et vint frapper au visage Kanaexi.

« Ne t'avise plus jamais de te permettre de me donner des conseils, fillette. C'est moi le chef de ce clan, c'est moi qui décide, et ce n'est pas une faiblarde comme toi qui va me convertir à la pitié. »

Il se tourna ensuite vers Apoxi, son meilleur guerrier. Il ne lui en voulait pas, il avait appris à écouter ses conseils en bonne mesure et il était bien le seul qui pouvait se permettre de le contredire en assaut. Il était le chef de l'entrainement guerrier, et ses conseils sur ses hommes pouvaient toujours être utiles, même si en l'occurrence il avait donné des ailes à une gamine qui se croyait suffisamment importante pour se permettre de prendre des décisions à sa place.

« Je respecte tes avis mon ami, tu le sais. Mais prends garde à  ne pas donner des idées à d'autres. Tu me connais mieux que personne, Apoxi, et cette traînée m'a manqué de respect. Comment traite-t-on ceux qui me manquent de respect ?
- PAR LE SANG, CHEF ! »

La voix des guerriers dräoxi s'élevaient à l'unisson alors que le Sanguinaire fit tournoyer sa lame en se rapprochant de la prêtresse. Il leva la tête et la regarda au fond des yeux de la femme. Elle gardait un air digne qui lui était insupportable et qui réveilla un peu plus en lui l'envie de regarder cette étincelle de courage disparaître de ses yeux pour toujours. Sans autre forme de cérémonie, il planta sa lame éternelle dans la poitrine de la mésorianne et la regarda grimacer jusqu'à contempler le dernier signe de vie sortir de ses yeux. Il esquissa un sourire mauvais devant ce spectacle. Le Sanguinaire avait encore frappé.

Point de vue de Lëxi Larme-de-Sang :
Bien que la vision de son père frappant sa demie soeur au visage était jouissive, Lëxi ressenti un sentiment qu'elle pensait éteint depuis longtemps lorsqu'elle vit la lueur dans les yeux de son père. Elle avait longtemps craint le Sanguinaire, et elle le voyait de retour sous ses yeux. Il était cruel, il était bestial, il était sadique. Et c'était son père, son chef. Elle préféra faire basse figure, se contentant de hurler en même temps que ses camarades. Elle n'était peut être pas d'accord avec tout ce qu'il disait ou tout ce qu'il faisait, mais elle ne savait que trop bien ce qu'il en coûtait de contredire le Sanguinaire alors elle n'en fit rien. Malgré elle, elle eut un instant de pitié pour la mésorianne lorsque son paternel enfonça sa lame en elle, mais elle l'avait toujours su : la guerre était quelque chose de cruel, et Dräoxi était le meilleur guerrier qu'elle avait connu. Il était fait pour ça.



Lëxi Coeur-de-Tonnerre
"Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrais pas la peur. Aussi étroit sois le chemin, bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin. Le capitaine de mon âme."

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   24/10/2015, 21:08

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#339900 & #000099

Les loups du désert
62ème jour d'Automne
 Frontière Nord du désert Opalien

/!\ VIOLENCE/!\
☱☱☱☱☱☱☱☱☱☱☱

Mokoto serrait la boussole de position fermement dans sa main. Il avait cherché des survivants et les avaient trouvé grâce à l'objet magique. Il avait peur de laisser derrière lui des Ëwëlë aux mains des ennemis mais il craignait encore plus que les cinq personnes qui se trouvaient avec lui étaient les seuls à sauver...
« Je vais faire diversion ». Cette phrase n'avait de cesse de raisonner dans son esprit. Il avait laissé Mérélie face à ces sanguinaires et maintenant que son esprit était plus clair il trouvait son attitude détestable...  Il savait que la diversion avait marché car ils n'avaient rencontré presque aucun Dräoxi dans leur fuite. Beaucoup des tueurs semblaient s'être massées dans la même direction que la prêtresse avait pris quelque minutes plus tôt. Il ne pouvait s'empêcher de regarder par dessus son épaule alors qu'il pressait les autre Ewëlë d'avancer. Chaque pas qu'il faisait, il le savait, l'éloignait autant du danger que sa grande amie... Seul le désir de survivre lui donnait la force de faire un pas devant l'autre. Ses frères et sœurs n'étaient pas dans un meilleur état que lui. Personne ne parlaient, mais les visages blafards et crispés étaient là pour témoigner de l'état de choc dans lequel ils se trouvaient.

-Encore un effort, nous sommes bientôt hors du campement. Les encourageait-il. Pourtant, au fond de lui il se demandait si cela était une bonne chose... Autour du camps ne se trouvait que des étendus sablonneuses qui ne leur offraient aucune cachette... Dans leur fuite, ils essayaient d'être les plus discrets possible... Se faufilant entre les tentes.mais à la sortie, ils seraient totalement à découvert. S'obligeant à ne pas penser à se détail comme au fait qu'en temps que chemenn sa place aurait dû être auprès de son chef jusque dans la mort il avançait, inlassablement... Car il n'y avait rien d'autre qu'il ne puise faire.

-HEY!!

L'interpellation lui glaça le sang et il se figea. Les autres Ewëlë marquèrent comme lui un temps d'arrêt et jetèrent un œil à l'homme qui les avait interpellé. Un visage barbouillé de sang, une lance à la main, pour sûr, pas quelqu'un de chez eux. L'esprit et le corps de Mokoto s'était figé et dans une attitude défensive il avait levé les mains comme pour signaler qu'il se rendait. Dans son dos, la peur de ses frères et sœurs était palpable, et il les  entendit fuir à l'instant même ou le Dräoxi marcha vers eux d'un pas décidé. Lui n'avait pas bougé, il se tenait là, stupidement, les mains à demi-levée la lèvres pendantes. Enfin, alors que l'homme était assez proche pour qu'il distingue son visage ses muscles acceptèrent de bouger. Il bredouilla quelque chose... Il essaya de s'identifier et tâtonnant son col il chercha la pierre d'Eliwha qui attesterait de son statut d'élu divin, mais l'autre dû craindre qu'il cherchait une arme pour se défendre car il lui envoya en pleine poitrine le manche de sa lance. Le souffle coupé par le choc Mokota tomba à genou.

-Alors, on voulait fuir ?

Toussant, le Chemenn releva les yeux et posa sur l'homme un regard terrorisé.  

-Mokoto ! Cria quelqu'un loin derrière lui.et la détresse qui anima ce cri fut tel qu'il sentit sa vessie faiblir. Les mots qu'il voulait prononcer, « je suis chemenn » s'étaient bloqués dans sa gorge de même que l'était son souffle. Une nouvelle fois la manche de la lance le frappa en plein visage et il bascula violemment face contre terre. Le sang lui inondait la bouche et il hoquetait misérablement.

-Non, c'est notre ... ! Hurla l'une de ses sœurs à l'adresse du Dräoxi.
Mais Mokoto n'entendit pas la fin de sa phrase. La lame de la lance venait de lui transpercer l'épaule, l'épinglant là, comme un vulgaire insecte. Il poussa un hurlement de douleur qui résonna dans la nuit si puissant que pendant un instant il perdit presque notion de ce qui l'entourait.

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«  PAR LE SANG, CHEF ! »

Beuglaient les guerriers. Mérélie, elle était silencieuse, les lèvres pincées pour ne pas hurler sa véritable peur. Ne pas faiblir c'était là la seule pensée qui la faisait tenir debout aussi tremblantes que ses jambes étaient. Elle toisait le chef Okanaki de toute sa hauteur, comme pour lui ôter le plaisir de voir la peur déformer ses traits... La lame émit un sifflement sinistre et Mérélie ferma les yeux et ne pu retenir un pas en arrière alors que la lame fondait vers elle. Son corps, dans un dernier espoir avait tenté de fuir le danger, mais la déchirure de la lame ne mentait pas sur la précision avec laquelle le chef l'avait touché. Elle rouvrit les yeux assez brièvement pour apercevoir l'air satisfait de Dräoxi. Elle tomba à genou lentement... Emportant chez Morro comme ultime image : le sourire de l'homme qui venait de la tuer. Le sourire d'un Okanakie tuant une élue d'Hygérie.  

☱☱☱☱☱☱☱☱☱☱☱

Un cri s'ajouta au sien. Mokoto ne comprit pas de suite ce dont il s'agissait car sa douleur était telle que rien n'arrivait à le détourner de celle-ci. Son agresseur avait retiré sa lame de son épaule, aussi vivement qu'il le lui avait planté. Le chemenn n'avait pas pris le temps de comprendre pourquoi et avait simplement porté sa main à sa blessure, mais bientôt il réalisa qu'aucun autre coup ne l'avait frappé. Il ouvrit les paupières et découvrit allongé, à côté de lui, le cadavre de l'homme qui l'avait agressé. Il cligna des paupières, avant de remarquer dans le sable des traces sanglantes qui s'éloignaient... Des traces de  loups. On courait vers lui, les autres Ewëlë venaient de revenir sur leur pas pour s'agenouiller auprès de lui. Leurs visages exprimaient un soulagement qu'il avait du mal à comprendre.

-« Elle » a entendu nos prières ! « Elle » t'a sauvé . Murmura l'une de ses sœurs.


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Elle n'aimait avoir à se mêler des affaires des mortels. Elle n’appréciait pas de devoir intervenir directement. Cela la mettait toujours de bien méchante humeur... Aujourd'hui, plus qu'aucun autre jour, Eliwha Déesse des flux était non seulement de mauvaise humeur, mais aussi profondément déçue. Les mortels étaient si éphémères qu'ils en oubliaient jusqu'à leur histoire, leur racine ! Les sacrifices du passé les contrats de jadis ! Pourquoi faillait-il que le Créateur les aient doté de l’orgueil de ceux qui oublient ? La mémoire des mortels ne devaient-elle pas se transmettre pour que les générations successive n'effacent rien ?
Avait-elle seulement imaginé une seule fois que le futur des siens soit menacé par l'action d'un seul ? Mais elle devait le reconnaître... Sa sœur Hygérie avait été bien bonne et accueillante avec son peuple pendant assez d'année pour qu'elle exige quelque chose en retour : la paix et le respect. Son indignation face à la situation été légitime : les okanakis avaient oublié ce qui lui devait, il était temps de leur rappeler.

Une prêtresse avait été assassinée, Hygérie avait été insultée, la parole et les promesses de paix de jadis mise à mal. Eliwha ne permettrait pas que cela reste impuni. Elle pouvait tolérer les rivalités entre clans, mais certainement pas une guerre contre les Mésorians, déclenchée par l'acte inconscient d'orgueilleux... Il était temps que justice soit faite. Et en langue des Dieux, le mot « justice » se prononçait «crualaté»

Au dessus du camps des Ewëlë s’éleva une plainte longue et lugubre : la chant d'un loup, bientôt reprit par d'autres... Les envoyés de la Déesse bondissaient entre les cadavres sans pour autant s'arrêter pour les renifler. Ils galopaient tous vers la même point, se déployant comme une meute en pleine chasse. Ils encerclèrent le clan Dräoxi, formant une ronde presque parfaite et dans une foulée synchronisée ils tournaient autour d'eux, langue rouge pendante, œil inquisiteur, gorge grondante : les véritables loups du Désert encerclaient ceux qui se prétendaient l'être.

-Et dites moi clan Dräoxi comment pensez vous que je traite ceux qui manquent de respect à la soeur Divine envers qui ils devaient la paix contre son hospitalité ?
Gronda une voix venue de partout et nulle part à la fois.


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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   30/10/2015, 21:59

Kanaëxi avait fait une bien mauvaise opération, s'appuyant sur les dire du guerriers pour apporter sa pierre à l'édifice. Elle qui était toute nouvelle dans le clan, même si étant fille de Draoxi, elle ne connaissait en rien les us et coutumes. Bien assez vite, leur chef se tourna vers la foule, demandant qui était le chef, puis qui décide du sort des prisonniers de guerre. Pour les deux questions, les guerriers répondirent d'une voix la même chose, qu'il était le chef et que c'était à lui de décider. Apoxi suivi le mouvement, devant être exemplaire au yeux de tous. Il se sentait fière d'être là, à ses côtés, dans le meilleur clan qu'il aurait pu avoir.

C'est alors que, sentant ce qui allait arriver, il s'écarta afin de laisser le sanguinaire passer. Sa main, lourde et puissante, se leva avant de se rabattre sur la joue de la guerrière. La rappelant à l'ordre, elle allait vite comprendre qu'au sein de ce clan, rien n'était discutable, surtout pas lorsque l'ont ne faisait pas partie des meilleurs. Se tournant ensuite vers son second, il lui adressa la parole, Draoxi n'allait pas être tendre, malgré leur relation. Un rappel à l'ordre devait être fait, forte heureusement celui-ci ne fut que verbal. Il pensait alors que les nouvelles recrues devraient être plus sévèrement encadré, qu'ils apprennent le respect comme il se devait.

Pardonnez mon erreur, je serais plus vigilant la prochaine fois. Vous n'aurez plus à vous soucier que les nouvelles recrues, quel qu'ils soient, ne vous manquent de respect ou ne vous contredisent.

La prêtresse, imperturbable, reçu ensuite la visite du Sanguinaire, ou plutôt de sa lame qui s’enfonçait dans ses entrailles, au plus profond. Un geste puissant, précis, le guerrier avait eut bien des échanges contre son chef et maître d'arme, il savait mieux que quiconque qu'elle ne survivrai pas à cet assaut, peut-être même ne souffrirait-elle pas... Elle grimaça quelques rapides seconde avant de rejoindre le flux, ses yeux se refermant après s'être éteint de cette dernière étincelle de vie.

C'est alors qu'un chant s'éleva dans le ciel, celui des loups du désert, bientôt reprit par d'autres. Apoxi grimaçait à son entente, redoutant une attaque. Le clan était plutôt préparé, bien armée, rien ne leur faisait peur, quelques loups ne les dérangeraient pas et les pertes ne serait sûrement que minime. Machinalement, le jeune homme sorti une arme, observant tout autour d'eux ce qui se passait afin de rapidement penser à une stratégie. Il en venait de tout les coins, se déplaçant à vive allure, ils n'était pas la comme charognards puisqu'ils ne prenaient pas le temps de renifler les corps. Les prédateurs étaient devenus des protecteurs, d’innombrable bras droit au service du clan que nous venions de massacrer. Rapidement encerclés, il prit les devant, ordonnant au guerrier de faire front, de se préparer au pire. Il laisserait la gloire à son chef de décider de l'assaut s'il le désirait.

-Et dites moi clan Dräoxi comment pensez vous que je traite ceux qui manquent de respect à la soeur Divine envers qui ils devaient la paix contre son hospitalité ?

Une déesse ? Notre Déesse ?  Sa voix surgissait de partout, la plupart des membres regardaient les loups, attendant la réponse de leur chef. Allait-il défier Eliwha ? Il se tenait prêt à tout avec le sanguinaire, lui aussi était presque partant, bien qu'il aurait préféré combattre des hommes, il savait que les loups d'Eliwha ne seraient pas facile à combattre et beaucoup pourraient mourir ce soir si un assaut était donné. Regardant alors Draoxi, Apoxi ne savait pas quoi répondre, une chose est sur, aucun d'entre eux ne devait parler à la déesse au non du clan.

Chef, je pense qu'il ne reviens qu'à vous le droit de lui répondre... Je vous suivrais qu'elle que soit votre décision.
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   2/11/2015, 02:33

Les loups du désert
62ème jour d'Automne
Frontière Nord du désert Opalien  

 


Je ne m’attendais sincèrement pas à une telle réaction venant de mon chef. En réalité, je ne pensais pas à mal. Je voulais juste lui montrer qu’il était possible de faire souffrir quelqu’un autrement qu’en le tuant. Bien sûr, je ne l’obligeais à rien, rien du tout. Pourtant, lorsqu’il plongea son regard dans le mien, je compris que j’étais déjà allé trop loin. De sa voix rauque, il s’adressa aux guerriers qui répondirent en cœur que c’était lui le chef et que seul lui décidait de ce que l’on faisait des prisonniers.

« Chef… Je voulais juste… »

Mais je n’eus le temps de finir ma phrase. Il me frappa sans douceur au visage et, pendant un instant, ma vision vira au noir, comme le jour où j’ai dû affronter un garçon des Ereshaïs pour le titre de Chef… Quel juste retour des choses que cela arrive dans ce genre de circonstance. Je ne voulais pas manquer de respect à Dräoxi, je voulais juste me sentir proche de lui…

En écoutant ses paroles qui suivirent, je ne pus que garder la tête basse.  J’avais encore échoué. Plus le temps passait, plus j’avais le sentiment de m’éloigner de lui plutôt que l’inverse. Je voulais tellement qu’il m’accepte, qu’il me regarde comme il regarde Lëxi. Mais je sentais bien que ce jour n’arriverait jamais. Pour le moment, c’est tout juste s’il me considérait comme une guerrière de son clan. Pourtant, je n’avais pas peur de lui… Je n’avais surtout pas peur de mourir par sa main. Après tout, tel était peut-être le prix à payer pour tous mes pêchers commis envers le clan des Ereshaïs…  Mourir par la main de celui qui vous a donné la vie… Quelle ironie.

« Oui Chef… Pardonnez-moi. Cela ne se reproduira plus. »

Mon regard ne se tourna pas vers Lëxi qui, je le savais sans même la regarder, devait se délecter de la scène. Je serrais le poing tellement cela m’énervait. Néanmoins, je dus avouer que je lui devais beaucoup… Si je n’abandonnais pas, c’était grâce à elle. Je voulais lui montré que Dräoxi pouvait également me considérer comme sa fille et m’aimer.

Je restais silencieuse par la suite. Draoxi fit également la morale à Apoxi… J’avais déjà entendu ce nom parmi les hommes. C’était le meilleur guerrier du clan mais aussi un ami proche du Sanguinaire. A vrai dire, je pense même que l’on peut dire son bras droit en de telles circonstances. Le voici donc en chair et en os… C’était bon à savoir. Alors qu’il s’adressait à nouveau à tous les guerriers, je glissai un petit « Pardonnez-le… » à la Prêtresse. Comme lorsque je chasse, je ne peux m’empêcher de m’excuser et de prier Eliwha pour la créature qui tombe. La lame de Draoxi passa prêt de moi pour transpercé la vieille Mesorianne que je lâchais alors pour la laissé s’effondrer. Mon regard ne toucha pas le corps en train de perdre la vie et se posa alors sur mon chef… Le sourire mauvais, ce regard satisfait… Voici donc le vrai visage du Sanguinaire.

C’est alors que je les entendis… Les cris des loups. Par reflexe, je rangeai le tolohok et dégainai ma massive épée. Ce fut lorsqu’ils apparurent tous que je compris que ce n’étaient pas des loups ordinaires mais qu’Elle était parmi nous… et surtout qu’Elle était très en colère. Notre vénérée Déesse marchait parmi nous ! Sans doute me serais-je mise à genoux si Apoxi n’avait pas ordonné que l’on se mette de front… Mais à quoi pensait-il ? Nous ne pouvons combattre une Déesse et encore moins la vaincre ! Non,  ce n’était pas ce que j’avais voulu en acceptant de rejoindre ce clan.  Attaquer consciemment des loups, qui plus est des incarnations de notre Déesse était pour moi le pire affront possible. Elle commença alors à parler d’une voix qui raisonnait de tous les cotés. J’aurais pu me sentir vraiment heureuse si seulement ce n’était pas en de telles circonstances… La dernière fois que j’ai ressentie un tel sentiment de face à face,  je venais de soigner un loup… Cependant, ce n’était pas la même situation. A présent, la mère de notre peuple était en colère contre ses enfants et je me doutais que si tout le monde ne mourrait pas aujourd’hui, une seule personne irait rejoindre les flux : la personne qui a pêché.

« Non pas ça… » Lâchais-je dans un murmure…

Cependant, j’étais d’accord avec Apoxi sur un point. Seul notre Chef à tous devait lui répondre. Il était responsable pour nous tous. J’avais déjà commencé à prier dans ma tête. ** O’ Déesse des Flux, je suis persuadée que mon père ne voulait pas manquer de respect ni à la Déesse Hygérie ni à vous même… Pardonnez-le… Je vous en supplie…** Mon regard restait tourné vers les loups. Parmi eux, je recherchais le grand loup blanc que j’avais déjà croisé par le passé, persuadée qu’il s’agissait de l’esprit d’Eliwha. Tout ce que j’espérais à ce moment-là, c’était que le Sanguinaire reste réaliste et n’ordonne pas la charge… car si il le faisait, j’étais certaine de désobéir. J’étais loyale envers mon père, mais je l’étais encore plus envers ma Déesse.


 

 
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   15/11/2015, 14:19

Event : Les loups du désert

Point de vue de Lëxi Larme-de-Sang :
Jamais au grand jamais Lëxi avait pu imaginer que cette attaque prendrait un tournant aussi dramatique. Pour elle comme pour la plupart des guerriers, cela devait être la routine habituelle. Ils devaient attaquer, vaincre, et rentrer chez eux pour fêter une nouvelle victoire et la suprématie des dräoxi. Non.. Personne n'aurait pu imaginer ce qui se passait en ce moment, car s'ils avaient pu l'imaginer, chacun serait tranquillement resté chez soi. Des hurlements d'outre tombe, une ambiance bien sombre qui venait de nulle part jusqu'à ce qu'elle les aperçoivent enfin. Eux. Ils se déplaçaient furtivement, ils se déplaçaient comme de la fumée, ils semblaient si insaisissable et surtout, furieux. Ils ? Non... Elle. Car c'était forcément Elle. Sans trop savoir comment, Lëxi se retrouva à côté de Kanaexi, surement la crainte qui l'avait faite instinctivement bouger vers une personne proche d'elle. Quelle ironie, Kana était probablement celle qui était le moins proche de Lëxi. Pourtant cette dernière ne put s'empêcher de lui prendre la main et la serrer. Les yeux écarquillés, elle regardait la meute qui avait encerclé les guerriers. Ils semblaient prêts à bondir à chaque instant. Et puis Sa voix se fit entendre. Elle semblait en colère, furieuse même. Lëxi serra un peu plus la main de Kanaexi. Pour la première fois depuis son retour parmi les siens, elle avait peur. Et d'ailleurs, pour la première fois de toute sa vie, elle était d'accord avec Apoxi : elle n'allait en aucun cas ouvrir la bouche tant que le Sanguinaire n'aurait pas parlé avec la déesse. Il avait leurs vies entre ses main mais elle n'avait pas peur de sa réaction. Dräoxi le Sanguinaire était un bon chef, il faisait toujours tout pour son clan, il était d'ailleurs près à mourir pour eux. Et cela terrifiait Lëxi encore plus. Elle priait de tout son coeur la déesse pour sa clémence, même si elle savait que Mère Louve n'était point déesse à contrarier. Elle priait pour la vie de son père.

Point de vue de Dräoxi le Sanguinaire :
Cette voix... Cette voix s'élevait dans le désert, et ses serviteurs étaient attroupés autour de son clan, ses enfants, ses protégés. Prêts à bondir, leurs yeux reflétant la colère de leur mère. L'expression du Sanguinaire changea sitôt qu'il entendit les paroles de sa déesse. La croyance et la dévotion du chef pour Eliwha n'était plus à prouver, et chacun des membres du clan dräoxi savaient son adoration. Il l'avait outragée, et rien que pour cela il devint livide. Il avait toujours haï les mésorians, avait toujours dénigré Hygérie, la considérant comme une déesse faiblarde et précieuse. Il n'avait cependant jamais imaginé que la mort d'une prêtresse pourrait mettre en colère sa Mère. D'un ton sec et assuré, il s'adressa d'abord aux siens.

« Vos armes. Jetez les à terre, et agenouillez vous devant notre mère, c'est un ordre ! »

Il sentit bien que ses guerriers n'étaient guerre ravis de présenter leur nuque aux prédateurs affamés qui les encerclaient, pourtant aucun ne broncha, ils s'exécutèrent sans mot dire. Ils avaient grande confiance en leur chef. Le Sanguinaire planta son épée dans le sable souillé par le sang de la prêtresse et il s'agenouilla à son tour. C'était bien la première fois dans l'histoire du clan que les siens pouvaient le voir ainsi soumis à une volonté supérieure. Il avait toujours été au sommet de la chaîne alimentaire et n'avait jamais au grand jamais montré signe de soumission à personne. Mais face à sa mère, il admettait son infériorité. Ne changeant cependant pas son avis sur ses actes, il haïssait tellement cette mentalité de croire être redevable aux Mésorians jusqu'à ce que Moro les fauche. Sans lever les yeux, conservant sa posture, il s'adressa enfin à Eliwha.

« Mère... Je n'avais en aucun cas l'intention de vous bafouer. Cependant ne pensez vous pas que notre peuple a gagné le droit de fouler ces terres et de décider de leur cohabitation avec la race d'Hygérie le jour où nous avons pris les armes pour défendre archipel contre les disciples de Zhäa ? »

Car après tout si le peuple okanaki n'avait pas accepté de prêter mains forte aux mésorians, ces derniers auraient été tout bonnement éradiqués. Oui.. Du plus profond de son coeur, Dräoxi le Sanguinaire pensait que le peuple loup avait gagné le droit de décider de lui même à qui ils voudraient faire la guerre. Les affaires des hommes ne devaient entraver les affaires des dieux, eux seraient encore là bien des siècles après leur mort, et le libre arbitre était pourtant ce que Eliwha défendait en ne s’immisçant jamais dans les affaires des siens. Elle n'avait d'ailleurs jamais réagi lorsque c'était après le dieu Ours que l'outrage était fait.



Lëxi Coeur-de-Tonnerre
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   21/11/2015, 18:31

- Eliwha -
Femme louve - Yeux verts
Couleur de pelage et taille variables
#99cc33

Les loups du désert
62ème jour d'Automne
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Aussi présente qu'elle était immatérielle la Déesse se laissait submerger par les pensées des mortels qui l'entouraient. La peur. La surprise. Le respect. On ressentait toujours ces choses plus clairement quand on se déplaçait dans le monde des mortels... Elle prit le temps d’étudier les pensées de chacun et d'effleurer leur conscience de sa présence comme pour leur rappeler que si elle était venue pour la faute d'un seul, elle n'en restait pas moins présente pour tous.

**Un coeur fidèle. Un vrai loup de meute, voilà ce que tu es Apoxi Lame-Funeste... Mais es-tu sûr de galoper sur les traces du bon chef... ? **

Les mortels avaient jeté leurs armes et ployés l'échine. L'humilité du geste semblait avoir calmé la tension qui habitait les loups dont les grognements s'étaient apaisés.

**Ta supplication est vaine Kanaëxi La Dernière Ombre. Ton âme a un sens du pardon que la mienne ne possède pas. Tu as pardonné au père qui a meurtri ta mère, je n'en ferais pas autant du fils qui a meurtri ma sœur.**

**Si c'est la vie de ton père que tu veux sauver Lëxi Larme-de-sang adresse ta prière à celle qui l'a véritablement au creux de sa main... **

Les loups avaient cessé leur galopade sans pour autant décrocher leurs regards accusateurs de la masse humaine qui se tenait à genou devant eux. Dans le silence pesant qui venait de naître, la voix du Sanguinaire s’éleva pour s'adresser à la Déesse. Efficace, elle ne perdit pas de temps pour lui répondre :

-Tes intentions étaient claires : bafouer ma sœur. Bafouer la Déesse qui a offert des terres à tes ancêtres. Lorsqu'ils sont arrivés ici, mes fils et mes filles n'étaient plus que la moitié de ceux qui étaient partis car la mer, la faim et la maladie avait décimé le reste. C'est l'hospitalité de  ses enfants qui a sauver tes ancêtres et qui fait que tu es présent aujourd'hui. Quand à la Marche... Tu as tué la seule personne ici assez âgée pour en parler avec sagesse. L’ardeur de mes enfants a servi aux Mésorians, autant que leur magie a balayé les blessures que l'ennemi nous infligeait et que leurs armes ont défendu sans préférences raciales. Des années que ma sœur offre sa magie à ceux qui viennent taper aux portes de ses temples et qu'elle étend sa générosité au delà des limites de ses domaines... La colère que ton affront a éveillé chez elle est telle qu'elle demande réparation... Un exemple qui puise se transmettre de clans en clans pour rappeler la valeur du présent qu'elle a fait pas le passé par les terres que les siens ont offert et celle du présent par la magie qu'elle partage au delà des closes du pacte de jadis: si réparation n'est pas donnée, la magie du soin sera refusée aux Okanakis se présentant à ses portes et plus jamais les prêtresses ne quitteront les domaines pour porter assistance aux clans éloignés. Si ses prêtresses sont bafouées par un clan, si elle-même l'est, alors sa magie ne sera partagée pour aucun autre. Voilà ses paroles. Vos querelles ne me m’intéressent pas, car c'est là des enfantillages de mortels auxquels je n'aime pas prendre part. Mais si par vos actes vous condamnés le reste à des conséquences qui ne sont as de leur faits alors mon choix est d’intervenir. Mon choix est d'offrir à mon peuple la chance de ne pas avoir à souffrir pour les agissements de ceux qui oublient l'humilité de leur condition de non élus. Ainsi vais-je offrir réparation à ma sœur qui le demande.

Face au Sanguinaire, l'air avait commencé à former des spirales ou les grains de sables dansaient à toute allures. Mais ce qui avait été vide un instant plutôt fut remplacé par la silhouette massive de la Déesse. La mère louve se tenait debout et dominait les mortels agenouillés. Son pelage était à la fois gris et sablé et ses prunelles vertes se posèrent sur la coupable avec intensité.

Parle à présent, Dräoxi Le Sanguinaire, car je te l'y autorise. Mais parles seulement pour donner deux prénoms. Le premier sera celui ou celle qui aura la tâche de rapporter le corps de la prêtresse sur ses terres. Celui ou celle qui ira la restituer avec humilité à celles qui lui offriront une cérémonie mortuaire digne de son rang d'élue. Le deuxième... Le deuxième sera celui de la personne en qui ta confiance est assez grande pour que tu lui confies le futur de ton clan. Désigne ce deuxième nom comme si ta succession était imminente Dräoxi Le Sanguinaire et fais le vite, tu m'as déjà fait perdre trop de temps.

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   29/11/2015, 20:08

Event : Les loups du désert

Point de vue de Dräoxi le Sanguinaire :
Le ton et l'omniprésence de la déesse oppressait le Sanguinaire au point qu'il en ait du mal à respirer. Pourtant, il n'en montrait rien, il refusait que quiconque ne puisse voir le moindre signe de faiblesse en lui. La soumission à Eliwha était déjà amplement suffisante, et si la colère divine devait s'abattre sur lui, il voulait vivre ses derniers instants comme le digne et fier chef de clan qu'il avait toujours été. Il écouta sans mot dire le discours de sa déesse et décida de ne pas réagir bien qu'il n'était pas du tout de son avis en ce qui concernait les mésorians. Lui considérait que les Okanaki avaient été et étaient toujours bien plus utiles aux mésorians que les mésorians aux okanakis. La magie du soin c'était bien joli, mais encore fallait il que les prêtresses soient là au bon moment.

Le vent commençait à tournoyer autour de lui, et une goutte de sueur perla sur son front alors qu'il devinait que la déesse se matérialisait devant lui. Dräoxi avait toujours rêvé de rencontrer Eliwha en personne, de pouvoir ressentir la prestance de cette mère qu'il adorait de toute son âme. Mais cette mère était en colère, et si elle se dressait devant lui à cet instant, c'était pour exprimer sa colère et décider d'une punition à ce clan qu'il chérissait plus que tout. La requête de la déesse louve étonna cependant le Sanguinaire au point de relever la tête et de la regarder dans les yeux. Il ne faisait aucun doute qu'elle pourrait saisir l'incompréhension dans le regard du chef, mais il ne se permis pas de demander le pourquoi du comment. Il tourna légèrement la tête et vit ses deux filles main dans la main, échine courbée. Il esquissa un vague sourire en coin avant de s'adresser à Eliwha.

« Ma fille... Lëxi. C'est elle qui prendra un jour ma suite, cela a toujours été elle et cela sera toujours elle. Quant à rapporter la dépouille de la mésorianne... Kanaexi a montré de l'intérêt pour cette femme, c'est à elle de porter ce fardeau. »

Il avait un mauvais pressentiment quand à son propre destin. Pourquoi lui avait elle demandé de désigner son successeur ? Irait-elle jusqu'à exiger sa mort ? Il n'avait pas peur de la mort, mais cela ne voulait pas dire qu'il souhaitait que sa vie s'achève en cet instant pour autant.

Point de vue de Lëxi Larme-de-Sang :
Lëxi n'avait pas lâché la main de Kana alors qu'elle s'était inclinée devant la déesse comme son père l'avait ordonné. En fait, elle l'aurait fait même s'il n'avait rien dit. Il était connu qu'elle adorait sa déesse presque autant que le Sanguinaire et n'imaginait pas la défier. Jamais. Elle entendit sa voix dans sa tête mais elle refusa catégoriquement de prier Hygérie. Elle n'avait de foi que pour sa mère louve. Elle attendait patiemment, se demandant comment tout cela allait se terminer. Cependant, lorsque Dräoxi la désigna avec aplomb comme la seule et unique personne qui pourrait lui succéder, la jeune femme leva la tête pour regarder son père. L'envie de le prendre dans ses bras était immense, elle se sentait tellement heureuse qu'il la reconnaisse ainsi devant tout le clan. Mais elle n'en fit rien, se contentant d'attendre la sentence de sa déesse.



Lëxi Coeur-de-Tonnerre
"Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrais pas la peur. Aussi étroit sois le chemin, bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin. Le capitaine de mon âme."

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