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 Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]

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MessageSujet: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   25/6/2015, 21:53

Rappel du premier message :

- Les PNJ importants-

Les loups du désert
62ème jour d'Automne
 Frontière Nord du désert Opalien

Dans la tante, la tension était palpable... Autour de l'homme agonisant - qui n'était autre que le chef du clan Ëwëlë, Kokuhom Orage-d'été - se trouvaient trois autres personnes aux visages graves. Aucune d'elles ne parlaient ce qui ne faisait qu'accentuer la lourdeur de l'atmosphère. Parfois, des regards s'échangeaient, mais le silence restait invariablement roi... Avec des gestes experts, un vieille femme à la peau brune, passaient un chiffon sur le front du vieux chef malade. Même si Mérélie - car c'était son prénom - savait que cela ne servaient pas à grand chose elle ne pouvait s'empêcher de le faire, et espérer que cela soulage un peu la souffrance de son patient. Kokuhom vivait ses derniers instants... Si elle avait pu sauver les plus jeunes de cette vilaine infection, le chef, lui était trop vieux pour que son corps lutte. Elle s'efforçait de rien montrer de la tristesse que cela éveillait en elle, car les proches du malades avaient encore besoin d'y croire. Si ils voyaient le découragement sur son visage, ils sauraient... Ils croyaient tellement en elle, en ses pouvoirs de prêtresse, ils avaient si confiance ! Voilà des années qu'ils venaient la chercher quand la maladie frappait leur camps. Des années qu'une vieille amitié les liait, elle la Mésorianne à eux, les okanakis. Depuis 40 ans, exactement. Car c'était au coeur du chaos provoqué par la marche Zhäa qu'elle avait eu ses premiers contacts avec les Ëwëlë, et à cette époque c'était eux qui l'avaient sauvé. Des souvenirs qui étaient si lointains à présent... Et pourtant ils étaient de circonstances, car aujourd'hui encore la "guerre" frappait. En milieu d'après midi les chasseurs du clan avaient signalé la présence massive d'autres chasseurs qui marchaient vers le campement : ce qui ne pouvait signifier qu'une chose on venait les attaquer. Au pire moment, alors que le chef était mourant... La seconde n'avait pourtant paniquée et avait ordonné le rassemblement des troupes: on n’attaquait pas les Ëwëlë sans qu'ils ne ripostent !  
Les chasseurs avaient enfourché leur griffos, et pris leur armes pour marcher vers la menace. N'était resté au clan que les gens de le peuplade, ainsi que Mérélie qui surveillait le malade, accompagnée de Motoko le chemenn, (reconnaissable entre tous par la pierre d'Eliwha qu'il portait monté en collier) et de Numaya la femme du chef qui avait tenue à rester à ses côtés à chaque instant. Tout les trois attendaient la même chose : qu'on vienne leur annoncer la victoire pour voir dans cette journée l'ombre d'une bonne nouvelle.

Ne supportant plus le silence, la vieille prêtresse tendit une main vers le jeune Chemenn et lui pressa le bras.
-Ton clan a fait face à pire.  
Lui murmura-t-elle avec un petit sourire. Mais l'homme tourna vers elle un regard maussade et garda le silence. Comment lui en vouloir : aujourd'hui il pouvait perdre son chef, son clan voir même les deux, et dans tous les cas il était condamné à attendre ici. Mérélie tenta une paroles rassurante vers Numaya, mais elle n'obtient pas plus de résultats.

En soupirant, elle retourna se placer près du malade. Mais bientôt à l'extérieur, l'agitation se fit entendre. Tous relevèrent la tête et tendirent l'oreille.
-Ce doit être Moyaka qui revient ! Proposa Mokoto avec un regain d’énergie. En effet, on approchait de leur tente... Mais quand le battant s'ouvrit, la personne qui apparue n'était pas du clan Ëwëlë. Numaya poussa un cri strident, Mokoto perdit toutes couleurs, et Mérélie, par pur réflexe se positionna entre le danger et son patient... Dans sa tête, une seule question lui vint : Et maintenant que va-t-il se passer ?

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   3/12/2015, 18:49

- Eliwha -
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Les loups du désert
62ème jour d'Automne
 Frontière Nord du désert Opalien


L'amour et la crainte se mélangeaient, donnant une saveur douce-amère au parfum de la foi dont Eliwha ne se lassait pas. Elle avait parlé, elle avait été écouté. Elle avait ordonnée, elle avait été obéit. Cela suffisait à assouplir quelque peu son humeur grondante. Elle écouta les noms et se tourna vers les jeunes femmes ainsi désignées. Alors un objet, accrocha son regard émeraude.

-Dernière Ombre, ton arme. Donnes là à Larme-de-sang.

Ordonna-t-elle. Car oui... y'avait-il meilleure arme que pour abattre la justice en ce moment qu'un objet produit par l'artisanat des mésorians, et enchanté par la magie la magie des okanakis ? L'alliance des savoirs dans un seul objet, pour une seule finalité : la justice.

-Ce n'est pas ta vie que je vais prendre aujourd'hui, Le Sanguinaire... Mais cela ne veut pas dire que tu ne la perdra pas pour ce que tu as fait. Lêxi Larme-de-sang, coupe la main de ce celui qui porte le surnom du Sanguinaire. Tranche celle a tué et laisse l'autre intacte... Voilà ta première tâche. La seconde sera de l'apporté, mutilé, aux yeux de ma soeur. Vous marcherez jusqu'au plus grand des Temple à Opale... Et si la Morro n'est pas venu te chercher avant Dräoxi le Sanguinaire, alors tu auras la chance de pouvoir demander pardon à ma sœur pour ton outrage... Elle seule d'accordera ou non sa clémence et l’accès à sa magie. Mais, on saura que celui qui porte la main sur un élue s'en voit séparé. La justice sera donnée au seul coupable qui le mérite.    


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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   9/12/2015, 21:58

Écoutant Draoxi, je jetais mes armes à terre, prenant toutefois soin de ne rien endommagé. Humblement, je mis genoux a terre devant celle qui nous gouvernait tous, Draoxi y compris. Celui-ci se justifias, la toute puissance de la Déesse ne pouvais que faire parler l'homme fière qu'il était, une réaction toute autre aurait été des plus destructeur pour notre clan, bien que je l'aurais suivi jusqu'à la fin, jusqu'à la mort. Il rappelait à la déesse l'histoire ancienne, Celle où nos ancêtre avait jadis défendu nos terres. C'était assez ironique d'entendre cela, bien que la situation était grave, la déesse elle-même ne pouvais pas avoir oublier ce qu'ils avaient fait alors que nous n'étions pas là.

Lorsqu'elle repris parole, et j'en fu très surpris, me fut adressé. Elle me reconnaissait comme quelqu'un de fidèle, comme étant un vrai loup de meute. Elle se permis néanmoins de me demander si j'étais sur de suivre le bon chef. Qui pouvait être meilleur que Draoxi ? Qui ? Alors que je ne connaissait plus brave, plus droit et plus fière guerrier ? Une personne avait-elle les épaule plus large que lui ? Le glaive plus aiguisé ? La droiture plus grande que notre chef ? Pourquoi insinuait-elle qu'il pouvait ne pas me convenir ? Lui... qui m'avait recueilli et tout appris...

Déesse... Qui pourrait le remplacer ? qui pourrais-je suivre si ce n'est celui qui m'a tout appris... qui m'a offert une vie ?

La sentence allait bientôt tomber, la Déesse lui ordonna de choisir deux noms, celui qui rapporterais la dépouille de la vieille femme et celui ou celle qui lui succéderais. Qu'espérer ? Être nommé ? N'était-ce pas un peu trop vénale comme pensé ? J'étais seulement curieux de savoir qui il allait choisir, le connaissant, il ferait un bon choix, Je me devrais de l'approuver et de lui apporter mon soutien s'il ne me choisissait pas. Mais la moindre erreur pour le clan signifierais également sa mise à mort. C'est alors qui les désigna, Lexi pour lui succéder puis Kanaexi pour accompagné le cadavre chez les siens.

Je fu très satisfait de son choix, bien que n'étant pas celui choisit, rie ne m’empêchait de pouvoir guider le clan un jour, peut-être finirait-elle par voir que je n'étais plus l'homme que j'avais été autrefois, que mon regard envers elle avait changé... La jeune adolescente impétueuse d'autrefois n'était-elle pas devenu simplement une femme au caractère qui ressemblait à celui de son père ? La déesse demanda ensuite à Kanaexi de donner son arme à Lexi, puis donnait la marche a suivre pour la rédemption de notre clan. Ainsi.. Il devrais perdre sa main, puis aller demander pardon à Morro, la sœur de notre Sainte Déesse Louve.

Je serrais les dent, imaginant la douleur qu'il allait éprouver, non pas sans savoir le courage qu'il aurait durant cette période. Je savais d'avance qu'il ne broncherais pas, non pas sans souffrir, mais j'imaginais aisément Le Sanguinaire se retenir de crier de douleur devant ses hommes. C'était l'homme que je respectais le plus, et même si cela devais arrivé, je ne dirais rien, je comprendrais... Ainsi, Lexi resterais avec notre chef, qui allait s'occuper des hommes durant ce temps ? Allons nous l'attendre ? Pourrions nous au moins rester la quand le châtiment aurait lieu ? Je me mie à penser, à prier pour le Salut de Draoxi, l'homme que j'admirais.

Draoxi... notre chef... J'aimerais tellement resté à vos côtés... et si je pouvais par la même subir le châtiment à votre place, même si c'est payé de ma vie pour sauver vos corps... Saint Déesse...
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   21/12/2015, 22:49

Le temps semblait s’être arrêté sur l’Archipel quand la Déesse Louve avait fait son apparition. J’étais pourtant entourée de guerriers redoutables, la plupart d’entre eux ont déjà fait leurs preuves et on aurait pu les croire prêt à tout. Cependant, je doute qu’ils aient un jour été préparer à cela : Tous, avaient peur. Nous rêvons, bien sûr, tous de rencontrer notre Mère, notre Déesse, mais pas en de telles circonstances. La peur était palpable dans les rangs. Après tout, comment ne pas avoir peur ? Eliwah était en colère contre nous, les Draoxis.

Alors que je priais de tout mon cœur pour apaiser la colère de notre Mère, je sentis une main s’accrocher à la mienne. J’ouvris alors les yeux et, à ma grande surprise, ce fut le visage de Lexi que je vis. Elle aussi avait peur, jamais encore je ne l’avais vu ainsi… C’était la première fois depuis longtemps aussi que je ne ressentais pas de haine envers la jeune femme. Actuellement, nous n’étions que deux sœurs, toutes deux avec la même inquiétude pour notre père.

Lorsque le Sanguinaire nous ordonna de jeter nos armes et de nous agenouiller, j’obéis alors. Mais je ne jetai pas mon épée, me contentant le planter au sol et de m’agenouiller derrière. Néanmoins, même là, je ne lâchais pas Lëxi. En tout cas, je fus heureuse de la réaction de mon père. Il restait croyant et respectueux envers notre Déesse. Je ne le connaissais pas assez pour savoir à quel point il l’était, mais je pense que j’ai toujours sous-estimé l’importance qu’il accordait à notre mère malgré son caractère. Dans un sens, l’explication qu’il donna était digne de réflexion. Néanmoins, c’est peut-être honteux de ma part, mais les affaires des Mesorians ne sont pas les nôtres. Je sentais bien que cela allait mal tourné si nous nous en prenions à une Prêtresse d’Hygérie… Cette Déesse n’est peut-être pas la nôtre mais, une Prêtresse n’est-elle pas en quelque sorte une Chemmen pour les Mesorians ? Si s’en prendre à un Chemmen amène la colère d’Eliwah, alors s’en prendre à une Prêtresse n’apporterait-il pas la colère d’Hygérie ?... **Pardonnez-nous… Pardonnez le, Déesse Hygérie. **

La Déesse avait alors parlé à nouveau dans ma tête… Mes supplications n’avaient servis à rien. Je compris qu’il avait vraiment blessé Eliwah avec cette action et qu’il allait subir une sentence des plus terribles. C’est alors que les loups se stoppèrent et nous menaçaient du regard, se voulant tous autant qu’ils étaient, effrayants. Je ne bougeais pas, écoutant ses paroles…  La sentence d’Hygérie était vraiment terrible. Dans la magie des Prêtresses, notre peuple serait capable de faillir au bout de plusieurs générations. Avec les Ereshaïs, j’ai pu apprendre que nous étions la race la plus fragile. Tuer quelqu’un par sa lame est une chose, mais faire souffrir des générations d’Okanaki par notre faute, c’était tout simplement horrible. Draoxi le Sanguinaire et son clan ne serait plus alors le clan le plus redouté, mais simplement le clan maudit le plus haïs de l’Archipel et pas seulement pas les Okanakis.

La suite fut d’autant plus horrible à entendre. La Déesse réclamait deux noms. La première devait ramener le corps aux prêtresses et l’autre prendrait le relais de Draoxi… C’était ce que je redoutais. Eliwah prévoyait sans le moindre doute de prendre la vie de notre père… Ce ne fut pas une grande surprise mais ce fut horrible à entendre. Ma main se resserra un peu plus sur celle de Lexi alors que les larmes perlaient au coin de mes yeux. Je savais qui il allait désigner et je le comprenais parfaitement… Après tout, je ne suis qu’une simple recrue à ses yeux… Personnellement, je n’espérais qu’une chose : Avoir l’honneur de ramener le corps de la Prêtresse à Hygérie en personne. Lorsque Draoxi me le confia, je relevais mon visage vers lui. Comment le remercier ? Je voulais tellement lui montrer à quel point c’était un honneur pour moi que d’accomplir cette tâche... Même-ci je n’étais toujours pas sa fille à ses yeux. Je vis aussi ma Déesse, en chair et en os devant notre père. Jamais je ne l’avais imaginée ainsi. Loin de l’image protectrice et bienfaisante, j’avais l’impression d’avoir face à moi une mère Louve à laquelle on aurait fait du mal à un de ses petits… Elle était vraiment effrayante.

C’est alors que la Déesse m’ordonna de donner ma lame à ma sœur… Pour quoi faire ?... La peur me faisait un nœud à l’estomac, je pouvais à peine bouger. Tout ce que j’espérais c’était que ni ma lame, ni la main de Lëxi allaient mettre fin aux jours du Sanguinaire. N’ayant pas le choix, j’obéis. Lâchant la main de Lëxi, je retirais l’épée du sable et la tendis à Lëxi, la présentant comme il se devait, tête baissée, m’inclinant devant la futur chef de notre clan.

« Sois forte… » **… petite sœur.**

Je ne savais pas encore ce qu’Eliwah lui réservait. Mais Lëxi, même-ci je la détestais, méritait tout le soutient possible. Quoi qu’allait lui demander la Déesse, ça n’allait pas être facile. Finalement, elle parla et notre nouvelle chef devait couper la main au précèdent… Au moins il n’allait pas mourir de suite mais, cela ne voulait pas dire qu’il ne mourrait pas plus tard. Le plus dur dans tout cela, c’était que tout dépendait de nous. L’échec nous étaient interdis.




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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   31/12/2015, 13:39

Event : Les loups du désert

Point de vue deLëxi Larme-de-Sang :
Le suspens était insoutenable pour la jeune femme. Prise de sueur froide lorsque la déesse s'adressa à Kanaexi, elle n'avait qu'une trouille : que Mère Louve ne lui demande d'assassiner son propre père. Il n'en fut rien, puisqu'elle lui demanda sa main. A bien y réfléchir, c'était encore pire. Comment le Sanguinaire pourrait-il garder son statut de chef de guerre avec sa main en moins ? Elle craignait plus que tout qu'il ne décide de se tuer, il avait toujours été de ceux qui refusaient ne plus pouvoir faire ce qui faisait sa vie. Sa vie était la guerre, et avec une main en moins il ne pourrait plus jamais combattre. Lëxi lança un regard suppliant à sa déesse mais elle ne revint pas sur sa décision, se contentant d'attendre. Elle souhaitait être obéie et la fille du chef savait parfaitement que si elle n'obéissait pas, elle apporterait sur son peuple les foudres des dieux et c'était hors de question.

Son regard se posa ensuite sur son père, il avait l'air calme, mais ses yeux débordaient d'assurance et se voulait rassurant. Il ne disait mot, mais la jeune femme savait parfaitement ce qu'il voulait dire : obéie, sois une dräoxi. Mais il était hors de question qu'elle ne risque l'infection sur son père, elle connaissait quelques trucs qui pourraient peut être l'empêcher de risquer sa vie avant d'arriver jusqu'au temple d'Opale. Plongeant la main dans la petite sacoche qu'elle portait toujours à sa ceinture, elle en sorti la pierre de feu que Kanaexi lui avait offert lorsqu'elle l'avait déposée à son retour de chez les Ereshai. Frappant la pierre contre quelques morceaux de bois brisés par l'assaut, un feu s'alluma instantanément. Lëxi s'empara ensuite de l'épée de sa demi-soeur. Elle était plus lourde qu'elle ne le pensait, mais les muscles de la jeune femme étaient suffisants pour la porter à une main et plonger la lame quelques minutes dans le feu de manière à la stériliser. La chaleur de l'acier permettrait aussi peut être à la plaie de se cautériser instantanément, évitant ainsi à Dräoxi de perdre trop de sang.

Le moment venu, Lëxi fit un signe de tête à son père qui s'approcha, s'agenouilla devant sa fille et posa son bras au sol avant de lui faire un signe de tête.

« Vas-y, Lëxi. »

Il pris un morceau de bois sur le sol et le plaça entre ses dents et ferma les yeux. C'était horrible pour Lëxi de voir son père ainsi, mais elle était tout de même impressionnée par son absence de peur. Du moins, elle n'était pas visible. Elle espérait un jour pouvoir montrer autant de courage que lui. Inspirant un grand coup, elle posa sa deuxième main sur le manche de l'épée, pris de l'élan et frappa.

Le cri de douleur que poussa ensuite son père fendit le coeur de la jeune femme et donna envie de planter cette lourde épée directement dans la poitrine de la déesse. Elle n'en fit rien mais des larmes de rage coulèrent le long de ses joues. Lâchant immédiatement l'épée au sol, elle se jeta au sol et déchira un pan de tissu de son armure et s'empara du bras mutilé de son père qui esquissa un mouvement de recul.

« Lâche moi ! »

Le regard noir, Lëxi insista et banda soigneusement le bras de son père serrant au maximum pour éviter l’hémorragie. Il essaya de se défaire une nouvelle fois, mais ce coup ci Lëxi serra férocement son père et s'adressa à lui avec un ton qu'il ne lui connaissait pas. Que personne ne connaissait, d'ailleurs.

« Ca suffit ! » hurla t-elle « J'ai pas l'intention de te voir crever avant qu'une prêtresse ne te soigne alors tu vas m'écouter pour une fois. Tu vas te laisser faire et si tu rechignes encore une fois je t’assomme, est ce que c'est clair ? »

C'était la première fois que Lëxi tutoyait son père, c'était comme si elle venait de prendre sa place à la tête du clan. Elle ne pensait pas à ça, mais la rage qu'elle éprouvait pour Eliwha en cet instant lui avait permis de dépasser sa peur pour son père. Elle se sentait enfin délivrée d'un poids. Contrairement à ce que la jeune femme aurait pu penser, son père se tut devant la détermination de sa fille et la laissa faire, grimaçant malgré tout.

Il était hors de question que les deux jeunes femmes perdent d'avantage de temps, et sans faire attention à la déesse, Lëxi pris ses responsabilités de cheffe et donna ses premières instructions à son clan.

« Kanaexi, prépare Loki et Cherokee pour le voyage, il n'y a pas le moindre temps à perdre. Tu prendras la prêtresse, je prendrais notre père. Un cadavre de mésorianne est plus lourd, et Loki est encore jeune. » Elle se tourna ensuite vers Apoxi et le reste du clan. « Apoxi, en mon absence et en l'absence de mon père, je te laisse diriger le clan. Ramène tout le monde à la maison, et entame les préparatifs pour ce soir. Nous avons une cérémonie mortuaire à célébrer, en espérant ne pas en avoir une de plus les jours prochains... »

Car oui, elle espérait plus que tout que son père s'en sorte et reprenne ensuite la direction du clan. En attendant, elle agissait comme une cheffe, il fallait qu'elle prouve au Sanguinaire qu'elle était capable de prendre les choses en main.

Une fois les griffos prêts pour le voyage et chacun en selle, les deux soeurs s'envolèrent et se dirigèrent vers la capitale mésorianne. Lëxi refusait de prier Hygérie, mais elle espérait de tout son coeur que son père ne claque pas avant d'arriver au temple. Le voyage fut long. Trop long au gout de la fille du chef, et pourtant les murs opaliens firent finalement leur apparition. Un sourire s'empara du visage de Lëxi qui baissa les yeux vers son père, allongé devant elle sur le griffo, à demi inconscient.

« Tenez bon, père, nous y sommes presque. »

A terre, Lëxi ne perdit pas de temps et aida son père à descendre du griffo, plaçant son bras sur ses épaules et le soutenant du mieux qu'elle le pouvait. Il était grand et lourd, mais l'adrénaline permettait à la jeune femme de le porter. Elle était déterminée. Elle monta les escaliers du temple en hurlant.

« Une prêtresse ! Une prêtresse, s'il vous plait, j'ai besoin d'une prêtresse ! »



Lëxi Coeur-de-Tonnerre
"Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrais pas la peur. Aussi étroit sois le chemin, bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin. Le capitaine de mon âme."

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   7/1/2016, 23:11

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La tension était palpable, mais la Déesse avait ordonné et elle fût obéit. Ainsi la fille mutila la père et le sang du coupable se mêla à celui de la victime avant que le sable ne l'absorbe comme pour effacer l'affront. La mère Louve était satisfaite. Pour le reste, cela serait entre les mains d'Hygérie. Eliwha, elle, estimait avoir joué son rôle, en rappelant le goût de sa colère à son peuple. Nul doute que cet épisode serait bientôt connu de tous, et, elle l'espérait, retenu de tous. Ses grandes prunelles fixèrent les mortels qui avaient assisté à la scène.
-Voilà le prix à payer pour ceux qui oublient.. Annonça-t-elle dans un murmure grondant. Plusieurs hurlements lupins lui répondirent avant que le silence soit de nouveau maitre. Alors la Déesse Louve se pencha et regarda l'homme mutilé.
-Il te reste encore à demander pardon. Il s'agissait là d'un conseil, bien qu'il fut prononcé babines retroussés, et toutes dents dehors. Le vent se leva et dans les nuages sablonneux qui se levèrent, les loups disparurent comme ils étaient apparus, bientôt suivis par la Mère Louve qui se dématérialisa sans autre forme de procès... Elle avait rejoint le monde des Dieux et personne ne pouvait dire quand elle le quitterait pour une autre visite... On pouvait cependant espérer que sa prochaine apparition soit de meilleure augure...

Après plusieurs jours. Opale

Mérélie, l'une des prêtresses les plus âgée affiliée au temple d'Opale était morte. Aucune annonce n'avait été fait, mais les prêtresses du grand temple le savaient, car toutes avaient fait ce même rêve : un rêve envoyé par la Déesse Hygérie... La douleur avait accompagné cette nouvelle... Mérélie avait toujours été très estimée autant pour sa sagesse que pour sa patience et son histoire. Son assassinat avait laissé une plaie dans le cœur des élues d'Hygérie que même l'Art du soin ne pouvait guérir. Toutes cependant avaient continué leur tâche. La justice n'était pas leur métier. Même si certaines l'avaient demandé, elle le savait : Si Hygérie pardonnait le coupable, elles devraient le faire aussi... Une tension étrange s'était installée dans le temple d'Opale. Ailleurs, peut-être, on ignorait les enjeux de cette histoire, mais ici, les détentrices de la magie d'Hygérie les avaient bel et bien compris. Le peuple okanaki avait frôlé la colère implacable de la Déesse ailée. L'art du soin aurait pu leur être interdit à jamais... Si chacune avait un avis là dessus, elles n'ignoraient pas non plus que seule Hygérie avait le droit de se prononcer... Et son choix, elles l'ignoraient encore. Quand le coupable se présenterait, car il devait le faire, elles ignoraient encore si il serait soigné... Si la Déesse serait apaisée. Attente fut pesante mais quand une okanakie soutenant un manchot déboula dans le hall pour demander de l'aide, les prêtresses présentent surent que le moment été arrivé. Si l'okanakie qui venait d'arriver continuait à demander de l'aide, les prêtresses, elles, réagirent avec plus d'hésitation que d'ordinaire. Des trois résidentes présentes dans le hall aucune ne parla, mais toutes échangèrent un regard. Finalement ce fut la plus âgée qui prit la parole et qui indiqua à Lëxi la pièce de soin. Elle ordonna à une première résidente d'aider l'okanakie à porter son fardeau, et à la deuxième d'aller chercher de l'aide pour récupérer le corps de Mérélie. L'ambiance était au plus froid. Lëxi devait bien s'en rendre compte : on évitait soigneusement de croiser son regard, ou même de regarder le mutilé. La prêtresse qui les avait pris en charge économiser les mots, comme si leur parlait lui coûtait. C'était d'ailleurs le cas... Elle avait en face d'elle l'homme qui avait tué une amie de longue date et c'était elle qui se devait de le soigner. Depuis toujours, son devoir était passé avant ses considérations personnelles... Mais la chose n'était pas pour autant évidente à faire... Soigner des criminels comme les enfants innocents, sans distinction, voilà l'engagement qu'elle avait pris, et dans les jours comme ceux-là elle le regrettait presque... Défaisant le bandage grossier avec beaucoup de précaution, elle dévoila le moignon sanglant. La blessure n'avait rien de bien jolie à voir, mais la prêtresse avait vu pire. Il y avait une légère infection, mais pas de gangrène prononcée... La prêtresse inspira et s'obligea à faire abstraction de l'identité de l'okanaki. Faisant signe aux autres prêtresses elle demanda de l'aide pour qu'on maintienne le patient pendant qu'elle nettoyait la plaie, comme elle le pouvait. La faiblesse du patient aidant, elles réussirent à le maintenir pendant l'opération. Observant la blessure, la prêtresse songea que sa magie avait déjà fait cicatriser pire... D'ordinaire, elle aurait eu pour la famille un mot compatissant. Un « c'est pas si mauvais », où, « je vais vite vous le remettre sur pied », mais quand elle croisa le regard de la Dräoxi, la prêtresse s'entendit simplement dire : « C'est à la Déesse de faire son choix à présent. ».
Puis, elle se mit en place, ferma les yeux, les mains tendues au dessus du moignon, elle murmura l'incantation en langue des Dieux. Celle qui la rapprochait d'ordinaire d'Hygérie... Mais cette fois... Rien. Pas de réponse à part un frisson glacé qui lui dévala l'échine. Tendue, elle réitéra la formule ,et cette fois elle perçu une réponse : dans le ceux de ses paumes la marque de la Déesse se fit désagréablement ardente si bien qu'elle replia vivement les mains comme pour se protéger d'une flamme. Elle rouvrit les yeux, et regarda le patient. Elle savait ce que cela voulait dire : La Déesse ne lui accordait pas son pardon. Manchot, ou dévoré par la fièvre, il finirait d'une façon où d'une autre, mais la protectrice des mésorians se détournerait de lui. De toute sa carrière elle n'avait eu à annoncer un refus de la part de la Déesse, elle se trouva à cours de mots, mais une pensée extérieure s'exprima par ses lèvres :

-Celui qui porte le nom du Sanguinaire n'est pas le bienvenu sous mon toit. Si je pardonne et offre mon aide aux innocents qui se présenteront à ma porte, je rend au désert l'homme qui y est né pour qu'il y meurt. Et que sa cruauté l’accompagne jusque dans ses derniers moments puisque ma compassion, elle, ne lui est pas offerte. Qu'il quitte ces lieux.

La prêtresse sentait en elle la colère froide de la Déesse qui s'était ainsi exprimée par ses lèvres. L'expérience était des plus troublante, mais l'élue dissimula sa surprise, et s'aligna sur les directives divines. Reprenant le contrôle de sa voix elle commanda :

-Qu'on les raccompagnes.


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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   19/1/2016, 19:07

Lexi se prépara, avant que notre chef s’avance vers lui et, bien qu’elle fût une guerrière aguerrie, le sentiment était palpable que la situation était des plus inconfortables pour elle. Elle n’avait pas l’habitude de manier cette arme et surtout pas contre l’un des siens, son père qui plus est. Elle chauffa la lame, afin de laisser plus de chance à notre respecté Draoxi de survivre avant qu’il eut des soins. Celui-ci s’avançait vers elle et s’agenouilla avant de poser son avant-bras au sol. Apoxi espérait que la coupe fut franche et rapide afin de limiter également la douleur.

Quant à lui, inébranlable, il semblait prêt, assumant la responsabilité de ses actes avec une grandeur sans égale. Plaçant de quoi mordre dans sa bouche afin de pouvoir supporter la coupe. C’est alors que l’arme s’abattit, provoquant un cri de douleur que je n’eus jamais entendu de la part de mon maître d’arme. Lexi pris directement l’initiative de couvrir la plaie, même si son père fut retissant à cet idée. Ce fut bien la première fois que j’aurais agi contre son avis et l’aurais forcé de quelques manières qui soit à se soigner succinctement.

Lexi s’énerva quand celui-ci semblait vouloir éviter cela. Je m’étais avancé, si celui-ci ne prendrais pas une once de sagesse, j’aiderais sa fille du mieux qu’il m’était permis afin de lui permettre de rester en vie. Draoxi n’en trouva rien à redire, surement à cause de la détermination de son enfant, directement, elle prit les devant et donna quelques ordres. C’est alors qu’elle Demanda à sa demi-sœur de prendre la prêtresse puis, se tournant vers moi elle fit une chose qui me troubla l’espace d’un instant, me confier la tête du clan.

Lexi… Je ne manquerais pas à mes devoirs… Tout sera fait celons tes ordres…


Je me retournais alors directement, reprenant ma fonction d’adjoint du clan comme avec Draoxi, j’aboyais les ordres aux membres du clan, de façon totalement ordonné afin de piller le clan vaincu. Venir, tuer et repartir les mains vides, aurait été un affront supplémentaire à la déesse. Nous prendrons tout ce qui pourrait nous servir avant de repartir. C’est alors que, avant de repartir, je retrounais rapidement voir Lexi.

Tout est prêt, nous partons. Courage…

J’avais dit ce dernier mot en posant ma main sur l’épaule de Lexi, sans même m’en rendre compte. C’est en me retournant que je m’en aperçu. J’osais maintenant espérer qu’elle ne le prendrait pas mal… Le clan reparti vers le sud, direction la maison. Nous n’avions pas de temps à perdre.
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   20/1/2016, 22:02

Les loups du désert
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On dit que ce sont les épreuves que l’on traverse qui forgent notre caractère. Si la vie a été dure avec nous, alors nous serons nous même des personnes durs, mais aussi assez forte pour surmonté tous les obstacles qui se dresseront en travers de notre chemin. Jusqu’à maintenant, je n’aie pas vraiment cru en cette hypothèse. Je pensais que nous étions ce que nous sommes parce que les liens du sang sont parfois plus forts que les liens du clan et c’est la raison qui m’a poussée à rejoindre ce clan.

Ce fut lorsque la Déesse prononça sa sentence que je soupirais de soulagement. Au moins, il n’allait pas perdre la vie. Lëxi devait lui couper la main et, même-ci cet handicape était probablement pire que la mort pour notre bien aimé chef, il aurait une chance de survivre et de diriger le clan d’une main nouvelle. Je ne le connaissais pas encore assez pour savoir qu’il était borné et qu’il resterait sur son avis par rapport à Hygérie mais, si cela marchait, il serait bien obligé d’être reconnaissant auprès de la Déesse des Mesorians.

Quand ma sœur leva finalement mon épée, j’eu envie de détourner le regard. Difficile de voir son propre père se faire trancher la main par cette sœur que je détestais. Mais je ne quittai pas la scène des yeux, l’affrontant comme l’aurait fait la Dernière Ombre, et non comme l’aurait fait la Demi-Lune. Et même lorsque la main tomba et que le cri retentit malgré le morceau de bois, je ne lui en voulais pas car elle n’avait guère le choix. Tel était le souhait d’Eliwha. Il n’y avait pas à dire, aujourd’hui notre foi était mise à rude épreuve.

Je me précipitais alors pour venir m’occuper de mon chef mais, Lëxi fut plus rapide. Notre père refusa dans un premier temps mais, ma sœur insista violemment… Personne avant ce jour n’aurait osé parler ainsi à Dräoxi. Mais elle avait raison. Il était hors de question qu’il meurt maintenant comme un chien en plein désert. Quel cauchemar… Je m’approchai légèrement et récupéra mon épée. L’arme qui avait tranchée la main de mon père… J’espérais qu’elle n’allait pas devenir sa meurtrière.

C’est alors qu’elle m’ordonna de préparer nos griffos respectifs pour le voyage. J’hochais alors la tête et m’en occupa en vitesse. Je ne pensais même plus à me prendre la tête avec elle et pourtant, les occasions ne manquaient pas quand j’y repense… Mais actuellement, je me devais de la suivre. Dräoxi l’avait nommée responsable du clan. Ce n’était pas le moment de déshonoré ses souhaits. Je sifflai alors mon précieux compagnon et grimpa dessus à la recherche de Loki. Je retrouvai le jeune griffo blanc non loin. Ce ne fut pas facile de le convaincre de me suivre surtout avec Cherokee qui claquait du bec prêt de lui… Bien sûr, Loki était aussi très beau et jeune et les caractères des deux mâles étaient quelque peu similaires. Après avoir réprimandé Cherokee, je m’approchais alors de Loki doucement, levant les mains, n’osant pas m’approcher de trop non plus car il devait se douter que je ne portais pas sa maîtresse dans mon cœur.


« Elle a besoin de toi… S’il te plait, suis-nous… »


Une fois les deux compagnons de route rassemblés, je pus alors les ramener prêt de Lëxi avant de repartir en direction des yourtes. Mais, les guerriers avaient déjà presque tout vidé. Je m’empressais alors vers l’un d’eux qui me fournit alors suffisamment de vivre et d’eau pour l’aller et le retour… Le voyage allait être long et est-ce que nos griffos pourront le supporté ? C’était déjà juste avec Lëxi la dernière fois, là nous allions devoir transporter un cadavre et un blessé…

En parlant de cadavre, une fois les griffos prêts, je m’occupais alors d’embaumé soigneusement le corps de la Prêtresse dans un morceau de toile de lin espérant que cela ralentirait la putréfaction. Lëxi était déjà prête. D’un signe de tête, je lui fis signe de partir devant. Je pourrais la rattraper. Cherokee n’était pas le griffo le plus rapide du clan, mais je ne doutais pas de ses capacités.

Une fois la Mesorianne soigneusement embaumée, nous pûmes enfin décoller. Cherokee, chargé comme jamais, mis un long moment avant de rattrapé son rival. Durant tout le voyage, j’implorais Hygérie d’épargner la vie de mon père et Eliwha de lui donner encore la force de tenir…  Impossible de dormir durant tout ce temps. La peur de se réveiller devant le cadavre de mon père me tiraillait.

Ce fut finalement la vue au loin du temple qui me rassura. Après toutes mes prières, c’était comme-ci j’étais certaine que les soins d’Hygérie ne pourraient lui être refusé. Je sautais du griffo à mon tour et prit dans les bras le cadavre de la Mesorianne. Elle était si grande que j’avais du mal à la tenir convenablement alors que, pourtant, je faisais de mon mieux. Lëxi, quant à elle, aidait notre père à se déplacer… Il n’était pas beau à voir et il n’aurait, probablement, pas tenu une journée de plus.

Elle appela de l’aide mais, les Prêtresses, comme déjà alertée de notre présence, semblaient hésitantes à l’idée de nous aider… Ce n’était là pas du tout l’image que je m’étais faite des représentantes de la Déesse aux cheveux dorés. Hygérie les auraient prévenu ?... Peut-être avions nous tous sous estimées sa colère. En tout cas, une des femmes les plus âgés ordonna à une de ses acolytes de s’occuper de notre père et à l’autre de s’occuper du corps de la défunte. Je m’avançais alors vers elle et m’agenouillait devant elle, déposant soigneusement le cadavre à ses pieds. Je voulu lui dire que Mérélie était restée une femme très forte jusqu’au bout… Et qu’elle était morte de façon honorable mais, aucun mot ne sortit de ma bouche. J’étais éreintée. Tout ce que je voulais, c’était revoir mon père sur pied et oublier toute cette mésaventure.

Finalement, quelques instants plus tard, je me rendis vers la pièce où avait été emmenée le Sanguinaire, juste à temps pour entendre les paroles de la Prêtresse. Paroles qui faillirent me faire tomber à la renverse. Je me sentis devenir livide et l’état du bras de mon père n’avait en effet guère évolué. Je serrai les poings et, ne pouvant me contenir, j’explosai.

« Savez-vous combien de temps nous avons voyagé ? Tout ce qu’il nous a fallu endurer pour arriver ici ?...  J’ai imploré Hygérie depuis que c’est arrivé, jour et nuit… Je me suis mise à genoux devant elle...  NON LEXI JE NE ME TAIRAIS PAS ! »

Mon visage c’était tourné vers Lëxi. J’étais désespérée et je ne prenais pas conscience à ce moment-là des répercutions que cela allait avoir sur mon peuple. Des larmes de panique et de colère coulaient sur mes joues.

« Je me fiche de devenir la honte de notre clan ou de notre sang ici et maintenant si cela peut sauver la vie de notre père. Qu’Hygérie prenne la mienne à la place ! Qu’elle le fasse ! De toute manière, si je le perds lui je n’ai même plus de raison de vivre ! C’est mon père… mon unique père… Je ne veux pas le perdre… C’est injuste… »

A bout de force et de nerfs, je m’effondrai à genoux, en larme, devant les trois personnes présentes attendant de voir si Hygérie m’avait entendu, si j’allais oui ou non être maudite… De toute manière c’était fait et je ne pouvais le défaire. Je n’en voulais pas aux Prêtresses, après tout, elles ne sont que les instruments de leur Déesse mais, j’en voulais profondément à Hygérie. Que tout cela s’arrête pas pitié…



 

 
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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   21/1/2016, 22:31

Event : Les loups du désert

Point de vue deLëxi Larme-de-Sang :
Lëxi ne connaissait rien des manières de faire ni de l'hospitalité des prêtresses mésoriannes mais l'accueil qu'ils avaient reçu n'avait pas fait bonne impression à la jeune femme. Il ne faisait presque aucun doute qu'elles savaient tout, mais les élues d'hygéries n'étaient elles pas tenues à un code ? Une obligation comme l'avaient les chemenns et qui pouvaient être punie si désobéi ? Elle suivit les prêtresses, la boule au ventre. Elle préférait éviter de penser que son père ne serait pas guéri mais pourtant, et si la déesse de la santé décidait de le laisser crever ? Non... Dräoxi le Sanguinaire ne pouvait mourir comme un vulgaire cabot. Pas comme ça, pas ici. C'était un guerrier, le meilleur, il ne pouvait tout simplement pas crever comme ça.

La jeune femme se rongea les ongles tendis que les prêtresses s'occupaient de son père. La blessure n'était pas belle, elle n'était pas belle du tout. Elle avait espéré qu'en cautérisant la coupure cela empêcherait au Sanguinaire de ne perdre trop de sang, mais le long voyage qu'ils avaient du faire avait permis à l'infection de se propager. C'était évident, si Hygérie refusait le soin, il mourrait, rongé par une infection causée à la fois par la lame d'une de ses filles, et la main de l'autre. Elles auraient toutes les deux tué leur père. Lëxi s'était promise de ne plus pleurer, et pourtant en cet instant ses yeux lui piquaient. Elle ne voulait pas perdre ce père qu'elle commençait enfin à apprécier, ce père qui était enfin redevenu l'homme qu'elle avait toujours voulu pour elle. Il l'avait reconnue, il lui avait pardonné. Ce fut la seule et unique fois qu'elle osa une prière pour la déesse de la santé. Elle lui demanda de pardonner, de le sauver. La leçon avait été entendue, il ne faisait aucun doute que la faute ne se réitérerait jamais. Il avait perdu sa main, sa fierté probablement et il allait céder sa place de chef. Elle espérait de toute son âme qu'au moins, la déesse des mésorians lui laisserait la vie. Lorsque la prêtresse positionna sa main au dessus du moignon de l'okanaki, Lëxi cessa de respirer. Elle attendait le verdict, elle attendait de voir cette magie à l'action.

Et c'est alors qu'elle vit la prêtresse retirer vivement ses mains comme si elle s'était brûlée. Non... C'était impossible, elle l'avait guérit n'est ce pas ? Pourtant lorsqu'elle prononça ces mots Lëxi ne pu réagir dessuite. La déesse de ce peuple n'avait pas su faire preuve de bonté en cet instant. Et puis ces mots... Rendre au désert l'homme qui y était né pour qu'il y meurt. Non... Il ne pouvait pas mourir, c'était impossible.

Figée sur place, glacée par un ouragan de sentiments qui se bousculaient dans son coeur et son esprit, Lëxi cru se sentir défaillir lorsqu'elle comprit que son père allait tout simplement mourir. C'était inévitable et il était impossible de le sauver. Alors qu'elle se reprenait doucement, l'envie de foutre à feu et à sang cet endroit la prit et c'est alors qu'elle remarqua la présence de Kanaexi lorsque cette dernière réagit à sa place, hurlant, implorant, proposant de se sacrifier. Elle réagissait et ses réactions étaient proches de celles que Lëxi aurait pu avoir quelques années plus tôt, mais elle s'était endurcie, elle ne voulait plus implorer, elle ne voulait plus sembler faible. Et pourtant les plaintes de rage de sa demi soeur lui arrachait un peu plus le coeur de la poitrine. Elles avaient le même sang, elles avaient le même père et toutes les deux allaient le voir mourir devant leurs yeux. Ses derniers mots furent trop pour Lëxi qui sorti enfin de sa torpeur pour foncer droit sur Kana, l'enlaçant de ses bras et fondant littéralement en sanglot alors qu'elle laissait ses jambes flancher, les mettant toutes les deux à genoux sur le sol du temple.

« Kana.. Arrête, s'il te plaît... Arrête ! » Elle renifla. « N'aggrave pas les choses. Notre père va mourir, sortons le de là, ces chiens n'ont de toute manière jamais rien fait pour nous. Je refuse qu'il crève au milieu de ces enfoirées. Il ne me reste plus que toi Kana, s'il te plaît... »

C'était la première fois que Lëxi ouvrait ainsi son coeur réellement à Kana. De haïr si longtemps son père, elle avait gâché le temps qu'il leur restait ensemble et elle s'en voudrait toute sa vie de n'avoir pu passer plus de temps heureux avec lui. Il était hors de question qu'elle en fasse autant avec sa soeur. Elles n'avaient pas la même mère, mais qu'importait. C'était bien le sang du Sanguinaire qui coulait dans leurs veines et cela les liait de la plus forte des façons. Elles étaient soeurs. Elle la serra contre elle et se laissa aller à pleurer dans son cou.

« Ma soeur... »

Elle resta quelques instant ainsi avant de se forcer à se reprendre. Dräoxi n'était pas encore mort et elle ne voulait pas qu'il rende son dernier soupir dans cet endroit. Elle se redressa, laissant désormais totalement aller sa peine et sa tristesse en se rendant au chevet de son père.

« On a pas besoin d'eux, je vais vous ramener chez nous... »

Elle n'y croyait pas vraiment, elle savait parfaitement qu'il ne tiendrait pas tout le voyage et elle connaissait son père, il mettrait lui même fin à ses jours s'il en trouvait la force physique. Le redressant délicatement, elle le sorti du temple en compagnie de Kana. Mais son corps se faisait de plus en plus lourd et elle le posa sur les marches extérieure du temple. Comment avaient ils pu en arriver là ? S'éloignant de quelques mètres, la violence s'empara d'elle et elle donna un énorme coup de pied dans une marche. Elle ne senti même pas la douleur, elle était folle de rage, totalement hors d'elle. Elle avait envie de hurler tant d'injures à Hygérie mais elle se dit que ce n'était peut être pas une bonne idée. Après tout elle avait abandonné le Sanguinaire, mais Lëxi ne voulait pas être la raison pour l'abandon total de toute la race okanaki.

Elle revint auprès de sa soeur et de son père et s'agenouilla. Il avait repris un peu de couleurs, très légèrement. Lëxi avait remarqué qu'on était jamais autant vivant que quelques instants avant de mourir et cela n'engageait décidément rien de bon. Plus que tout elle voulait le voir en forme, mais elle savait que pour cette fois ci, ce serait la dernière fois.

« Père je suis navrée, je n'ai pas réussi... Je... Nous aurions dû rentrer directement, Makhexi aurait peut être su vous guérir. Je n'ai pas pris la bonne décision je suis tellement désolée... Je... »

Elle avait décidé de ne plus jamais se montrer faible devant lui, mais en cet instant pourtant elle ne savait retenir sa tristesse et ses larmes. Lui était très calme, digne comme toujours. Il avait bougonné, pesté après ces salopes d'hygérie bonnes à rien. Cela lui ressemblait tellement. Mais il était trop calme. Lëxi avait tellement envie de le voir s'énerver à nouveau. En cet instant, elle voulait le voir réagir, le voir se relever et avancer comme il l'avait toujours fait. Elle l'avait toujours vu invincible, incapable de tomber et pourtant il était actuellement en train de mourir, rongé par une infection et par la fièvre. Lui tenant la main, elle implorait son pardon du regard.

« Tu as obéit à notre déesse, c'était ton devoir. » Il tourna la tête vers Kanaexi. « Si tu revois ta mère un jour... Dis lui qu'elle t'a privé d'un père et d'une soeur. Mon sang coule dans tes veines et tu as toujours été une dräoxi. Dis à Nahaxi qu'elle n'a décidément jamais mérité mon attention et que je ne regrette rien de la manière dont je l'ai abusée. »

Lëxi ouvra de grands yeux ronds. Non seulement il reconnaissait Kanaexi comme sa chair et son sang, mais en plus la jeune femme se rendit compte qu'il se souvenait très bien de sa mère. Il l'avait violée, et ce crime n'avait jamais été ébruité. Il ne l'avait jamais aimée et pourtant un enfant était né. La jeune femme s'aperçu que Kana n'avait jamais été une rivale. Lëxi était née d'un mariage, Kana d'un abus. Elles étaient soeurs mais jamais la jeune femme aurait pu détrôner Lëxi dans le coeur de son père. C'était impossible. Il toussa légèrement avant de reprendre la parole.

« Kanaexi, laisse moi seul avec Lëxi un instant. »

La jeune femme se demandait bien ce que son père pouvait bien avoir à lui dire mais cela ne la rassurait pas. Ils allaient rentrer, elle ne voyait pas ce qu'il pourrait lui dire de si important à cet instant précis, sur les marches de ce temple. Ou plutôt si, elle s'en doutait et c'est bien ce qui lui faisait peur. Elle regarda sa demi-soeur s'éloigner, et lorsqu'elle fut certaine qu'elle ne les voyait plus, la jeune femme pris la parole.

« Je sais ce que tu veux. C'est hors de question, tu m'entends ? C'est hors de question. Tu rentres avec nous et on te soignera »

Elle regardait avec colère son père tandis que celui ci posa la main sur l'arme de la jeune femme, cette paire de dagues qu'elle avait récupéré du clan qu'ils avaient vaincu. Il la regarda, gardant toutefois cette expression qui faisait de lui le Sanguinaire.

« Tu ne me laisseras pas crever ainsi Lëxi. Tu es une dräoxi et tu sais qu'un chef dräoxi ne peut et ne doit mourir que de la main de son successeur. C'est ainsi que j'ai tué mon père et c'est ainsi que tu dois m'oter la vie à ton tour. Sois une dräoxi jusqu'au bout ma fille, ne laisse pas un digne chef guerrier crever comme un chien d'une maladie. » Il marqua une pause. « Prends ma place, tue moi. »

Ces mots étaient insupportables pour Lëxi, elle savait qu'elle devrait le faire mais elle ne voulait pas tuer son père. Elle ne voulait pas, alors qu'il la reconnaissait enfin comme elle l'avait toujours voulu. Une larme coula le long de sa joue alors qu'elle s'emparait d'un tolohok qu'elle avait glissé dans sa botte.

« Je ne veux pas te tuer... Papa... Rentre à la maison avec nous, tu peux guérir... » Elle enfoui son nez dans le cou de son père. « Je t'aime tellement... »

A la grande surprise de Lëxi, Dräoxi serra tendrement sa fille contre lui. Il ne prononça aucun mot mais la jeune femme su qu'il lui disait "moi aussi". Elle se redressa et plongea son regard dans les yeux de son père qui hocha la tête. Elle serra le tolohok jusqu'à s'en faire mal à la paume et enfonça la lame dans le flanc du Sanguinaire qui n'exprima aucune plainte, aucun son de douleur. Il voulait mourir dignement. Lëxi, elle, avait les joues rouges et les larmes ne cessaient de couler. Elle posa sa main sur la joue de son père alors qu'il rendait son dernier souffle et qu'il fermait pour la dernière fois ses yeux. Dräoxi le Sanguinaire avait été vaincu. Lëxi retira sa lame et l'essuya du revers de cape de son père. Elle se leva, l'arme toujours en main et hurla aussi fort qu'elle le pu. Un cri rauque, grave, le cri d'une douleur insupportable.



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"Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrais pas la peur. Aussi étroit sois le chemin, bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme, je suis le maître de mon destin. Le capitaine de mon âme."

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MessageSujet: Re: Ils sont venus, ils ont vu, ils ont vaincu ... [PV]   24/1/2016, 23:30

Les loups du désert
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Fuir la vérité est souvent plus facile que de l’affronter. Et c’était ce que j’étais en train de faire. Mon père allait mourir et il n’y avait là rien que l’on ne pouvait faire. Mon cœur était brisé. Tout espoir venait de nous être arraché. La vision de la douce et miséricordieuse Déesse des Mesorians venait d’éclater à mes yeux. A l’instant même où elle avait condamnée Dräoxi, elle était comme devenu mon ennemie et ne pas rejeter la faute sur les Prêtresses m’étaient presque une épreuve insurmontable. J’avais fait tant de sacrifice pour finalement en arriver là… Dans ce temple avec ce qu’il me restait de famille.

C’est à ce moment précis que je sentis alors des bras m’enlacer et une douce chaleur se coller contre moi. Des sanglots se firent entendre à mon oreille… Je n’eus guère besoin d’ouvrir les yeux pour reconnaitre la présence de… ma demi-sœur ?! Ce fut une grande surprise. A vrai dire, je m’attendais plus à me prendre une gifle de sa part et à me faire expulser du temple sans sommation. Mais non, elle était là, accrochée à ma nuque, tout aussi brisée que je l’étais… Doucement, je la tiens dans mes bras et me mis à genoux face à elle. Pendant un moment, je pensais même que mon esprit me jouait des tours. Jamais Lëxi ne se serait comportée ainsi, ce n’était pas son genre. Elle était bien trop fière et me détestait bien trop et pourtant… Elle était là. Ma jeune sœur me suppliait d’arrêter et de partir loin de tout ça, de ne pas laisser notre père mourir ici mais aussi qu’il ne lui restait plus que moi… Cela me toucha énormément. Après tout ce temps, toute cette haine échangée… Nous avons perdu notre temps. Nous aurions sans doute pu partager de bons moments tous ensemble. Sans doute pas comme je l’aurais souhaité mais, si depuis le début je m’étais faite de Lëxi une alliées, les choses auraient été différentes. Ce qui me toucha énormément aussi, c’était de sentir les larmes de notre nouvelle chef dans mon cou, suivit de ces deux mots, firent se mêler à mes larmes un peu de bonheur dans le fond. Depuis combien de temps le pensait-elle ?...

« Lëxi… Je suis désolé… »


Oh oui je l’étais… Désolé d’avoir tué sa monture, désolé de l’avoir cherché tout ce temps alors que nous aurions pu être si proche dès le départ… Finalement, nous nous séparâmes et séchèrent nos larmes rapidement. Nous avions tant à faire à présent. Oui, nous devions ramener Dräoxi sur ses terres. S’il devait mourir quelque part, ce serait bien là-bas et pas ici… Cela ferait bien trop plaisir à Hygérie, cette Déesse de malheur ! Doucement alors, j’aidai ma sœur à soutenir mon père pour le sortir du temple, jetant au passage quelques regards noirs aux prêtresses, histoire qu’Hygérie comprenne bien qu’en plus d’avoir perdue aujourd’hui une de ses plus fidèles messagères, elle avait perdu une étrangère qui croyait en ses valeurs. Cependant, la fatigue, l’engourdissement des jambes après un si long voyage eurent raison de notre forme physique et nous dûmes déposer le chef sur les marches du temple, au moins le temps de reprendre notre souffle. C’est alors que Lëxi s’énerva et donna un violent coup de pied dans la marche… Elle aurait pu se faire bien mal, mais il était aisé de comprendre que la rage lui permettait de supporter la douleur. Debout à coté de mon père, je décidai de laisser ma sœur se défouler tranquillement et de garder ma colère pour moi-même. Cette colère me donnera en temps voulu la force nécessaire pour affronter mes ennemis et les tuer…

Lorsqu’elle revint pour s’excuser, je voulu la rassurer et lui dire que j’aurais sans doute pris la même décision. Car après tout, nous n’avions eu là que l’illusion d’un choix. Cela nous avait été imposé. Dräoxi eut la même pensée que moi et le lui dit. Pauvre Lëxi… Allait-elle supporter le poids de cette décision ? A présent j’en étais certaine. Elle allait avoir besoin de toute l’aide nécessaire sinon, après la mort de notre père, elle n’arrivera jamais à faire face à son nouveau devoir.

Les paroles qui suivirent me scotchèrent sur place… Une vague de bonheur me submergea quand je l’entendis m’accepter en tant que sa fille mais aussi, une vague d’incompréhension face à la dernière partit de sa phrase… Cela me laissa totalement sans voix. Je ne comprenais pas et ne voulait comprendre. Finalement, quand mon père me pria de m’éloigner, j’acceptai presque avec soulagement. J’avais perdu toute couleur sur le visage et lorsque je compris enfin les circonstances de ma naissance, je ne pus réprimer une violente retombée gastrique... Ce que j’avais avalé ce jour-là se retrouva au pied d’un arbre alors que je toussais et que je tremblais, observant mes mains… Je n’étais que l’ombre de ce qu’était un Dräoxi… Pire qu’une batarde, pire qu’une enfant non désirée, j’étais fille d’un acte horrible. Finalement, je compris un peu mieux la fuite de ma mère et pourquoi elle n’avait parlé de sa relation avec mon père… Jamais je n’aurais dû naitre… Comment Eliwha avait-elle pu accepter cela, pourquoi ?! J’avais honte de ma propre existence… Dräoxi m’avait acceptée mais, devais-je lui pardonner en retour ?... Je ne comprenais plus, ne savais plus…

Ce furent les cris de Lëxi qui me ramenèrent à la raison. Aussitôt, je me précipitai et vis alors le sang sur les marches du temple et la lame dans la main de ma sœur. Les yeux exorbités, je passai alors la main dans mes cheveux, n’arrivant pas à croire en la scène qui se déroulait sous mes yeux.

« Lëxi… Par Eliwha qu’as-tu fais ?! » Je me précipitais alors et observa la blessure puis le visage de Draoxi. « Père… Père… Non… Ne rejoignez pas les flux maintenant, par pitié… J’ai encore besoin de vous connaitre… Et de comprendre… Père… »

Je ne sais pas encore aujourd’hui si j’en voulais vraiment à Lëxi d’avoir abrégé ses souffrances ou non mais ce que je sais, c’est que j’aurais juste voulu lui dire que je ne lui en voulais pas… Car à ce moment précis, je m’étais rendu compte que viol ou non, je lui devais la vie et que, grâce à lui, j’avais peut-être trouvé un sens à ma vie. Mais, à présent, ce sens allait être lié à une seule personne : Lëxi. Je ne pouvais donc m’en prendre à elle pour l’avoir achevé.

« Pourquoi maintenant ?... Pourquoi ne pas l’avoir ramener chez lui ?... Il n’aurait pas dû mourir ici… J’entends d’ici cette Déesse rire de nous… Il n’aurait pas dû mourir ici… Il n’aurait pas dû… »

Je me retenais de prendre mon épée, de rentrer dans ce temple et de tout saccager mais, ce n’était pas le moment. Hygérie était déjà bien en colère. Mais, je venais de me promettre que quelqu’un paierait cette cruauté un jour où l’autre… Je tremblais et je tenais à peine debout. Tant d’émotions, tant de nouvelles… et maintenant la perte d’un père que j’aurais tant voulu connaitre, c’était trop pour moi. Une chose était sûre, une fois que j’aurais récupéré, je devrais m’entretenir avec notre nouvelle dirigeante afin de mieux comprendre.

« Allons-nous en… Je t’en supplie… Petite Sœur... »




 

 
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