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 Violente beauté que celle d'une tempête [PV Solal]

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Le Bossu d'Archipel
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Le Bossu d'Archipel

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MessageSujet: Violente beauté que celle d'une tempête [PV Solal]   14/7/2015, 03:54

Monter, descendre, gravir, dégringoler, sans souffler. Le grand phare muet les entoure, mais Qalaak le sent jusqu'au plus profond de ses entrailles - sans compter que son maître l'avait réveillé au cœur de la nuit pour lui faire monter pitance, couverture... Mais surtout le fauteuil supplémentaire, poussiéreux, qu'il hissait en se cassant le corps - : tout cela lui disait que les cieux grondaient, et allaient bientôt hurler. Un roulement plus discret qu'une souris se faisait entendre discrètement à travers la pierre. Cela vient, cela vient... Songeait un esclave en sueur, son cœur bâtant avec angoisse au creux de sa poitrine. Indifférent, le mésorian dans son antre aux mille pinceaux sifflotait des chansons d'amourette. Malheureux esclave que Qalaak, qui y restait le moins longtemps possible : songer amour et océan avec ce temps, quelle folie ! Redescendre, se terrer dans son capharnaüm de caisses, de sacs et tout plein de choses utiles pour se faire un fort dans lequel au sein duquel se cacher, voilà ce que Qalaak voulait avec toujours plus d'envie. Tant que ses mains tremblaient tandis qu'il déposait le meuble en haut des marches, pour se le faire arracher par son maître guilleret.

"Je des-des... Je descend... Maître. souffla-t-il en faisant mine de filer.
- Oui, bien sûr... Ah mais l'apprenti, j'oubliai ! Réveille-le et qu'il monte !" Lança Eusèbe sans le regarder, tout à son organisation.

Prestement, l'esclave descendit un étage, puis deux, jusqu'à atteindre le rangement. Du matériel de pêche ancien à des chaînes rouillées, en passant par de modestes cordages... Tant d'objets hétérogènes rassemblés là. Dont un lit à la gloire lointaine, qui contenait un corps. Tout à son mal-être, le torkos n'eut pas beaucoup de compassion à offrir au voyageur arrivé la veille - précédé à quelques jours près par une lettre, puis escorté le jour venu sur l'onde par le bossu - afin d'entamer un apprentissage auprès du vieux fou. A peine arrivé, sitôt couché... Et voilà que l'esclave frappait sur une étagère du siècle passé afin de l'arracher au semblant de sommeil prodigué par le vieux sommier.

"Le maître veut... Souffla une première fois Qalaak, avec la voix de ceux qui n'ont jamais exigé. Le maître veut... Le ciel va hurler, et tu dois monter !" piailla-t-il brusquement avant que son éclat ne se casse.

Plaquant ses mains rudes sur sa bouche, l'esclave fit volte-face, prêt à dévaler encore les marches... Mais un acquis de conscience lui fit chercher du pied, pour trouver une godasse traînant là, qu'il lança sur la masse du mésorian étranger. Il avait peur, il ne le voyait pas dans l'obscurité presque complète, et l'homme ne lui avait pas inspiré un sentiment lui faisait dire qu'être réveillé par un esclave le laisserait indifférent. Mais son devoir était de le faire monter... ! Du moins la chaussure lui avait semblé assez lourde pour être une raison valable d'abandonner sa couche. Sur ce geste ô combien hospitalier, le bossu battit en retraite dans les profondeurs du phare, à la recherche de ce sentiment de sécurité qu'il n'avait jamais connu. Le tonnerre sonna telle une fin du monde. Un cri lui répondit.

◘ ◘ ◘ ◘ ◘

Un "Eh bien le chanceux que voilà ! accueillit l'apprenti réveillé, prononcé par un Eusèbe ravi et aussi présentable qu'un enfant terrible ayant déclaré la guerre au vêtements correctement pliés. A peine as-tu posé le pied sur l'île que la Dame veut se montrer dans toute sa gloire ! Fi des cours théoriques, la pratique est bien plus enrichissante !"

Dans le chaos de toiles achevées, entamées ou blanches, de chevalets et de pots, agrémenté de pointes de couleurs, au même titre que la parodie de lit qui se devinait dans un coin, deux toiles vierges attendaient, ainsi que des tables, des fauteuils et leur cadet les tabourets faisant face... Au ciel agité, et sombre, la mer grondante sous lui. Cela faisait comme un trou, un grand trou incongru de la hauteur d'un petit homme et deux fois plus large, au milieu d'un mur de pierre. L'ermite adressa un sourire rayonnant à son invité.

"Magnifique n'est-ce pas ? Un verre travaillé par les okanakis. 'Il ne connaîtra jamais ni la brume du temps ni celle des dents de sel.' singea-t-il sans méchanceté, avant d'éclater d'un rire démentiel et heureux tandis qu'un éclair pourfendait l'obscurité au dessus de la crête blanche d'une vague. Et ils ont dit vrai ! Nous voyons tout ! Nous verrons tout toute la nuit ! De manière surprenante, le peintre détourna son regard adorateur du verre et du panorama qu'il révélait, pour dévisager enfin l'apprenti du sculpteur sur bois. Qu'en penses-tu mon garçon ? Et quel vent ton maître a-t-il fait souffler dans ta tête à ce sujet ?" fit-il en désignant du bras le matériel de peinture regroupé près des toiles... Mais dont des semblables garnissaient les moindres recoins de "l'appartement".



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