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 Les mots que l'on ne dit pas [Dente]

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MessageSujet: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   10/3/2016, 12:25

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



L’ambiance était lourde et étouffante sur le bateau ramenant la famille Mylessie sur leur île natale. Tellement que la jeune femme n’avait pas tenu une minute dans leur cabine et avait préféré rester sur le pont malgré les intempéries. Elle se tenait fermement à la « balustrade », regardant avec appréhension la mer agitée qui se démontait. C’était totalement inconscient de sa part de rester ainsi à l’extérieur et en plus de risquer de gêner les manœuvres des marins. Quelque part, le temps représentait bien son humeur actuelle. C’était la tempête dans son esprit et dans ses sentiments. Son entretien avec le Mäss avait bouleversé pas mal de choses dans sa façon de pensée même si elle n’était pas prête à se l’avouer. Et puis elle se sentait mal vis-à-vis de ses complices qui avaient risqué beaucoup pour punir ce crime et au final, par ses propos, elle avait réduit leurs efforts à néant. Bien que Darius lui avait clairement fait comprendre que ré-écrire le présent avec des personnes décédées était une perte de temps, la Mylessie ne pouvait s’empêcher de penser à ce qu’aurait fait et dit son ainée à sa place et ce qu’Elenora aurait pensé du discours qu’elle avait tenu au Mâss. C’est vrai que c’était parfaitement inutile mais ne pas avoir le moindre retour positif, malgré qu’elle n’est eu aucune hésitation sur le moment, la faisait douter. Honnêtement, elle se doutait de ce que souhaitait entendre le Mâss mais ça aurait été lui mentir et se mentir à elle-même. Ce n’était pas son credo.

Son humeur était donc aussi sombre que les nuages au dessus de leur tête et le voyage lui paru interminable. C’était trempée jusqu’à l’os et le moral au plus bas qu’elle mit avec un certain soulagement pied à terre. Le doyen et sa femme n’avait pas tardé à la suivre et c’est toujours sans échanger un mot qu’ils prirent le chemin du palais. Quelque chose avait été irrémédiable brisé. Erihis ne pouvait déterminer avec exactitude ce que c’était mais elle était d’avis qu’ils avaient juste cessé de sauvegarder les apparences. Chacun savait à quoi s’en tenir.

Arrivée à mi-chemin, alors qu’ils traversaient la ville désertée par les habitants qui se tenaient au chaud pour souper dans leur foyer, la jeune femme se stoppa net et observa les lumières que dégageaient les maisons, la chaleur et la bonne humeur qui y régnait avant de reporter son regard sur ses parents qui continuaient leur chemin sans se soucier de savoir si elle suivait ou pas. Elle n’avait pas envie de rentrer chez « elle » parce que justement, ça ne l’était pas. Ce n’était pas son foyer depuis qu’Elenora les avait quittés. Et puis il y avait tellement de gens vivant là bas que la notion même de foyer se résumait à une chambre qui avait tout d’impersonnelle.

Ce soir, elle n’avait pas envie de rentrer dans cet endroit vide. Tant pis si elle était sous surveillance, tant pis si elle ne s’évertuait pas dès ce soir à devenir la doyenne idéale. Elle avait besoin d’un endroit chaleureux. Erihis se mit donc en quête d’une auberge pour la nuit, ne connaissant pas d’autres endroits qui pourraient lui apporter ce qu’elle cherchait désespérément. Chaque essaie se solda par un échec, les auberges avaient été prise d’assaut à cause du temps et surtout des événements approchant à grands pas. Elle ne chercha pas à insister bien que sa position aurait pu lui permettre de mettre quelques personnes à la rue. Au lieu de cela, elle erra dans la ville sous les flocons de neige qui s’amoncelaient sur les pavés et crissaient sous ses pas. Le froid la pénétrait, renforcé par le fait qu’elle était trempée. Il lui paraissait d’autant plus mordant car elle s’était accoutumée à la vie sur Opale.

Sans s’en rendre compte, ses pas l’avaient guidé jusqu’à l’adresse que lui avait indiqué Dente. Il lui semblait apercevoir de la lumière à l’intérieur mais elle était peu sur. Et puis le déranger à cette heure-ci ? Ce serait étrange de sa part. Elle était même entrain de réfléchir à une excuse. Après tout, il lui avait demandé de le tenir au courant de son entretien avec le Mâss mais elle voyait bien que même cela ne tenait pas la route. Elle serait allée le voir à la caserne et surtout pas dans cette tenue de voyage, les cheveux dégoulinants, On aurait dit un chien errant qui demandait à pouvoir rentrer. Pourtant, elle ne se résigna pas à repartir en quête d’un toit dans la nuit et n’osant pas non plus frapper à sa porte bien qu’elle leva plusieurs fois le poing pour frapper contre le bois massif.



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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   10/3/2016, 22:08

Debout, droit face à la fenêtre les mains l'une dans l'autre alors que la neige tombait sans arrêt, même avec le feu de cheminée, certaine partie de son bureau étaient baignés dans la fraîcheur d'Îleglace. Les températures de la journée avaient atteint des sommets, même les habitants habitués à des températures fraîches ne sortaient pas de chez eux. Les gardes au niveau de l'enceinte de la ville étaient relayés plus souvent alors que des feux avaient été postés un peu partout pour les réchauffer.

- Monsieur, nous avons eu la confirmation que la famille du Doyen arriveraient en fin de journée très certainement.

- Très bien laissez une dizaine d’Hommes au port pour attendre le Doyen. Et en ce qui concerne l’effectif maritime ?

- Les dernières manœuvres ont étaient réalisé pour revenir au port, la plus part son arrivé à la caserne.

- Parfait Capitaine vous pouvez continuer.


Depuis qu'il avait eu vent des intempéries en approche, Dente avait pris les mesures qui s'imposaient pour l'ensemble des élites présent sur Îleglace ainsi avec l'accord des commandants, il avait fait rapatrier le plus d'Hommes possible dans les casernes. Même la caserne mère était pleine à craquer, était excrément rare de voir l'effectif marin dans son ensemble mettre le pied a terre en même temps.

Regardant le rapport sur son bureau une dernière fois, il avait tenu sa promesse de rapporter toutes informations qui pourraient être utiles sur Zhäa, certaines choses pouvaient être considérées comme anodine, mais aucune piste ne devaient être laissés de côté. Il était impossible de savoir exactement l'heure qu'il était tant les nuages qui couvraient le ciel étaient opaques, pourtant la fatigue commençait à se faire ressentir et maintenant que les ordres étaient donnés, les capitaines, commandants et lieutenants pouvaient se charger du reste. Faisant attention à ce que son armure soit bien positionnée ainsi que son manteau, le jeune général entreprit de quitter la caserne pour aller rejoindre sa maison qui serait un havre de paix comparé à l'activité de la caserne. Faisant attention à saluer chaque homme d'une bonne poignée de main ou alors simplement de la tête les appelant chaque fois par leurs prénoms parfois en leur demandant comment allaient-ils. Après presque une heure à déambuler dans les corridors de la caserne il finit enfin par sortir après avoir indiqué au commandant de venir le chercher en cas de problème.

Bien que cela faisait un moment qu'il était arrivé à Îleglace, Dente avait encore un peu de mal à s'habituer à ce froid qui le glaçait jusqu'au os. La route pour arriver chez lui semblait interminable mais une fois la porte ouverte, la chaleur ambiante enveloppa son corps alors qu'il laissa tomber contre le sol pas loin de l'entrée, armure, arme, botte et manteau pour aller se réchauffer près du feu qu'il alimenta avec une bûche en plus. Sur la route pour arriver, il avait croisé la jeune femme qui s'occupait de sa maison mais n'avais pas vraiment pris le temps de lui parler.

Alors que l'on ne pouvait entendre que le crépitement du bois qui se laissait consumé dans les flammes ainsi que le vent soufflé par bourrasque contre les murs de la demeure en essayant de se frayer un chemin entre par les fenêtres. Quelque chose clochait, mais quoi ? Comme un frisson parcourant son dos, son instinct semblait vouloir lui dire quelque chose. Quittant la place chaude et confortable à côté du feu il se rapprocha de la porte d'entrée, ce n'était peut-être rien mais tant qu'il n'aurait pas vérifié cette idée resterait dans sa tête.

Entrouvrant la porte il remarqua une ombre sur la neige puis des chaussures et un animal leurs côtés. Relevant lentement la tête, il pensait reconnaître l'animal mais ne s'attarda réellement que sur l'individu qui se tenait droit devant lui. Sentent son cœur se serrer alors que ses yeux s'écarquillent en voyant la mine bien sombre de la jeune Doyenne. Passant par plusieurs émotions l'une après l'autre pendant quelques secondes alors qu'il n'arrivait pas à croire à ce qui était en train de se passer devant ses yeux. Se laissant guider par ses émotions il parla d'une voix forte et replie de stupeur.

- Erihis !!!!

C'était la première fois qu'il l'appelait de façon aussi informelle, mais au diable les bonnes manières et les convenances. Laissant ces pieds nus glisser dans la neige il attrapa dans ses bras en la serrent contre son torse, rentrent rapidement en ferment une fois que l'animal était entré. Ces cheveux étaient trempés dégoulinant de la neige tous juste en train de fondre ainsi que de l'eau salée qui semblait bien présente. La déposant dans son fauteuil juste devant le feu il entreprit de lui retirer son manteau pour placer une couverture à la place. Prenant une autre couverture et sans la moindre hésitation il entreprit de sécher ces cheveux du mieux qu'il pouvait avant de déposer une autre couverture bien sèche en enveloppant chacune de ces mèches. Se mettant à genoux devant elle alors que son ami poilu semblait veiller sur sa maîtresse bien qu'il semblait avoir une confiance envers le général. Retirant avec prudence les chaussures de la jeune femme il passa ses mains sur ces pieds et avec l'aide d'une serviette il les sécha. Les prenant entre ces mains il les frictionna de manière à les réchauffer avant de les placer devant le feu. Se relevant lentement en la regardant dans les yeux alors que son propre regard était empli d'une inquiétude profonde alors que l'idée de la perde semblait le terrorisé, lui le grand général d'Îleglace. Déposant son oreille au niveau de son thorax pour entendre la douce mélodie de la vie “ pom pom … pom pom … pom pom …” Une fois rassuré il prit quelque seconde pour se calmer.

- Erihis tu … Vous allez bien ? Qu’est-ce qui vous ait arrivé ?


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   10/3/2016, 22:38

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



Erihis n’avait aucune notion du temps qui s’était écoulée alors qu’elle sortait de sa torpeur, toujours les yeux rivés sur la bâtisse. Elle venait juste de renoncer à l’idée de demander le gîte pour la nuit, trouvant cela trop inconvenable. Il était effectivement temps de se comporter comme une doyenne. Ce n’était pas en se présentant ainsi, dans la demeure privée du Général, qu’elle serait considérée comme telle. Il lui fallait se résigner et rentrer au palais. C’est alors que son prénom résonna un instant dans l’air alors que la porte entrebâillée laissait glisser au dehors une douce et tentante chaleur en éclairant les deux silhouettes. La jeune femme ne s’attendait tellement pas à ce que celle-ci s’ouvre et qu’apparaisse le visage surpris de Dente qu’elle restait immobile, probablement toute aussi surprise que lui. Encore plus quand il l’attira à elle pour ensuite l’entrainer dans la chaleur bienveillante de sa maison. Elle n’eut même pas un mouvement de recul et se laissa entrainer sans résistance à travers le couloir pour ensuite être installé dans le confortable fauteuil. C’est à ce moment seulement qu’elle se rendit compte qu’elle claquait violemment des dents et que ses mains étaient devenues bleues à cause du froid. Ses membres avaient du mal à répondre, totalement engourdis. De la tête au pied, rien n’avait épargné. Elle comprenait mieux la réaction horrifiée du Général. Même le cerveau de la jeune femme était engourdie et n’arrivait pas à suivre les mouvements de l’élite qui semblait papillonner un peu partout à la recherche de couverture et de serviette.
Par contre, elle en éprouvait une honte et une gêne cuisante. Une doyenne ne devait pas se comporter ainsi.
Elle se devait d’être présentable en tous lieux et toutes circonstances, notamment devant son peuple. Se montrer vulnérable, c’était se jeter en pâture aux vautours. On ne gagne pas le respect des gens en se montrant ainsi. Depuis la première fois qu’elle avait rencontré Dente, elle avait souhaité gagner son respect, se montrer digne de sa naissance. Pourquoi lui ? Parce qu’elle sentait instinctivement qu’il ne la jugeait pas sur son passé mais sur ce qu’elle était, parce qu’il n’avait pas basé son jugement sur des rumeurs comme l’avait fait Einar avant lui, parce qu’il était honnête. Ce n’était pas un criminel comme Nathanaël, aussi nobles soit ses crimes. Voilà que cela allait être gâché par sa propre bêtise. Comme le reste.
Et de la gêne parce qu’elle prenait soudainement conscience de ce qu’il était entrain de faire. Lui ôter son manteau, lui sécher les cheveux et puis ensuite, pire encore, lui retirer ses bottes et sécher puis frictionner ses pieds. Mise à part sa sœur, nul n’avait jamais fait cela pour elle. Elle-même refusait des Torkos pour l’aider dans ses tâches quotidiennes alors que le Général lui vienne en aide de cette matière avait quelque chose pour Erihis de totalement terrifiant. Encore plus quand elle se rendit compte qu’elle ressentait une sensation de bien-être et de bonheur à ce que l’on s’occupe d’elle sans se soucier de ce qu’elle était. Une future doyenne.

Ne plus avoir la barrière du rang. Il n’était plus l’élite, elle n’était plus l’héritière.

Peu à peu, elle retrouva des couleurs et des sensations dans ses membres. D’ailleurs ses joues avaient pris une jolie couleur écarlate dont la cause principale n’était peut être pas la chaleur de la pièce après le froid glacial de l’extérieur. Elle prit alors avec une vive conscience la sensation des grandes et chaudes mains calleuses de Dente sur ses pieds qui paraissaient ridiculement petits. Son mal aise s’accentua un peu plus surtout quand il finit par parler et lui demander comment elle se sentait. Quelques parts, elle se sentait redevenir une enfant quand Elenora s’était fait un sang d’encre et qu’elle lui demandait des comptes. Envolée la confiance inébranlable en elle, le visage dénué émotion ou encore l’ironie dans son ton de voix. Erihis s’enroula un plus dans la couverture en frissonnant et s’enfonça dans le siège, se faisait encore plus petite dans l’espoir de conserver le plus de chaleur possible :

« Je … Oui … Je voulais vous voir pour vous parler de l’entretien … »

Même à ses oreilles ça sonnaient terriblement faux et stupides. Elle détourna les yeux pour les poser sur l’âtre, sentant les larmes les lui piquées :

« En fait non … J’ai quelques soucis de santé qui ne dépendent que de moi et pour lesquelles les prêtresses ne peuvent rien … Ma mère a avoué qu’elle n’avait jamais voulu de moi, que j’étais une erreur … j’ai … Le Mâss a décidé que je n’étais pas apte à être doyenne … Mes parents, malgré leur crime, resteront doyens avec quelques désavantages mais rien de bien méchant … Pour ma part je vais être surveillé et un conseiller est chargé de mon apprentissage … J’ai échoué … Rien a été décidé pour Zhäa, je n’ai plus aucune capacité de décisions et aucun champs d’action. Je suis lasse de tout cela, Dente.»

Pour rien arranger, dans quelques jours, elle était censée se marier. Elle reposa soudainement son regard dans celui de l’homme :

« Pourquoi mon honnêteté dérange ? Je ne comprends pas. Qui a-t-il de mal à cela ? »

Wild s'était éloigné pour s'installer prêt du feu et les observant en commençant à somnoler tranquillement.

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   10/3/2016, 22:50

Dente faisait attention à chaque réaction de la jeune femme, en cet instant, ils n’étaient plus général ou Doyenne, il n’était que Dente et Erihis. Il fit une petite grimace alors qu’elle commença à parler, pour la première fois depuis qu’il la connaissait, les mensonges étaient très clairement audibles. Mais il se s'offusqua pas car elle ne semblait pas non plus penser ce qu’elle venait de dire, comme si elle essayait de se convaincre elle-même, sans succès, on dirait bien.

Pas seulement par devoir par rapport a son grade et a son métier, Dente avait un très grand respect en vers le Mâss enfin maintenant l’ancien Mâss. Mais comme un homme qui est asses intelligent pour diriger d’aussi grand territoire, asses puissants pour faire respecter l’ordre, pouvais être aussi aveugle ? Il n’était pas impossible qu'Erihis ne possède pas toutes les caractéristiques d’une Doyenne ce qui est tout à fait normal, car lui non plus ne possédait pas toutes les aptitudes quand il est devenue général. Mais grâce au temps, il a pu les avoir pour être maintenant ce qu’il est. De plus si rien n’est décidé pour Zhäa, malgré ce qu’il c’est passé ? Qui peut faire quelque chose ?

Se mettant à genoux devant elle alors qu’il glissa le revers de ces doigts le long de sa joue, un geste instinctif pour essayer de calmer la jeune femme. Parlant d’une voix calme et posée.

- Vous êtes la fille du Doyen et la future Doyenne d’Îleglace et cela ne changera pas. Vous n’avez peut-être plus de capacité de décision, mais maintenant vous avez autre chose, votre liberté, car vous n’avez plus ces responsabilités sur vos épaules.


Prenant la main de la jeune femme avec précaution pour déposer un baiser sur le dos de celle-ci en baissant respectueusement la tête pendant le geste formel.

- Votre avis et vos décisions auront toujours le même impact à mes yeux, vous êtes la même personne qui est partie à Opale et la promesse que je vous ai faite avant votre départ je la tiendrais comme je tiens chacune de mes promesses.

Bien que le Mâss était une très haute autorité, il avait donné son pouvoir militaire à ces généraux et Dente en faisait partie, c’est à eux que revenait la décision de leurs actes et c'était exactement ce qu’il était en train de faire en cet instant. Faisant retourner en dessous de la couverture la main de la jeune femme qui était encore fraîche.

- Qui va vous surveillez ? Et qui va vous apprendre ? J’ai l’impression que c’est une sorte d'apprentissage forcé pour vous faire aller dans un chemin bien définis. En tout cas sachez que qui que sont ces personnes je serais toujours présent si vous voulez un endroit où ils ne viendront pas vous chercher.

Ressentent l’adrénaline redescendre petit à petit, il se mordit la lèvre inférieure légèrement timide de ce qu’il venait de dire.

- Enfin … Si vous voulez une personne à qui parler je serais là …

Se levant lentement avec un petit sourire il inclina légèrement la tête.

- Je vais aller vous chercher quelque chose à manger.

Bien évidement ce n’étais qu’une excuse pour s’écarter un peu et reprendre ces esprits, il devait faire attention à ce qu’il disait, bien qu'Erihis soit … Erihis, elle restait la future Doyenne et en aucun cas lui montrer un manque de respect. Retournant devant elle avec un peu de pain qu’il déposant sur ces genoux.

- Vous savez il y a peu de personnes en ce monde qui accepte l’honnêteté et la franchise, je sais de quoi je parle … Certaines personnes préfèrent se cacher dans les mensonges car ils ont peur de la vérité car ils se sentent faibles. La plupart du temps c’est ces personnes qui possèdent le pouvoir car ils ne veulent pas le perdre. C’est pour ca que j’ai un grand respect pour vous, vous êtes honnête et c’est une très grande qualité à mes yeux.

Même si la jeune femme semblait faible en cet instant, Dente n’avait qu’un plus grand respect en vers elle, bon nombre de personnes ne resteraient pas fidèle à eux même pour paraître fort en toute situation alors que ce n’est pas toujours le cas. Il en était la preuve vivante, voilà une raison supplémentaire pour là quel il vouait un grand respect en vers elle.

- Dites moi, votre problème de santé, est-ce que je pourrais faire quelque chose pour vous aider ? Pour vous apaiser ?


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   10/3/2016, 23:17

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



La chaleur ambiante ainsi que celle des couvertures qui commençait doucement à la réchauffer entrainait Erihis dans une sorte de torpeur. Elle aurait aimé pouvoir s’assoupir, elle luttait d’ailleurs contre. Le tumulte de ses sentiments l’aidait en partie à garder les yeux ouverts en plus de la proximité du l’élite. Cela ne l’empêcha pas pour autant de sursauter légèrement lorsqu’elle sentit ses doigts lui glisser sur la joue dans un geste qui venant de quelqu’un d’autre que lui aurait probablement été repoussé, au contraire, elle ferma un instant les yeux, s’adonnant au réconfort que lui procurait ce contact. Lorsqu’il prit la parole, elle se redressa et rompit le contact pour simplement le regarder en secouant doucement la tête.

« Non. Cela peut très bien changer. Les terres appartiennent au Mâss, lui seul décide de qui les dirige. Et je n’ai pas pour autant gagner ma liberté, bien au contraire. Je vais devoir faire mes preuves, suivre des cours, m’abstenir à tout écart de conduite. Dans à peine une décade, je serais mariée à un homme que je déteste. »

La jeune femme l’observa prendre sa main et ne put s’empêcher de rougir légèrement à son baiser bien qu’il était formel. Une telle dévotion, elle ne la méritait probablement pas.

« Vous faites des promesses dangereuses, Dente. Vous ne devriez pas. Il se peut que je devienne une criminelle, que le Mâss en personne me destitue et vous interdise tout contact avec les Mylessie. Il se peut tellement de choses. Je … J’apprécie vos paroles, Dente mais cela ne doit pas être au détriment de votre vie et votre carrière. Vous avez tant travaillé pour en arriver là où vous en êtes, ce n’est pas pour tout détruire ainsi. »

Elle ferma à nouveau les yeux, se sentant effectivement en sécurité ici, comme il le lui avait promis. Ce serait si simple de disparaître dans la nature, de tout reconstruire ailleurs, d’obtenir réellement cette liberté. Erihis avait du mal à comprendre ce qui la retenait vraiment à Ileglace. Elle avait toujours pensé que c’était son ainée mais même à présent qu’elle n’était plus ici bas, elle était restée alors que tout lui disait de fuir cette vie qui ne lui correspondait tellement mal.

« Je ne veux pas devenir une autre personne. Mes ancêtres ont toujours été des gens honnêtes, qui faisaient passer les besoins de leur peuple avant les leurs, ils ne se contentaient pas de parler mais agissaient. Je ne veux pas devenir Doyenne mais s’il le faut, c’est une Doyenne comme cela que je veux devenir. Pas un pantin. Pas une personne mensongère. Je ne comprends pas où le Mâss veut en venir. Même pour les actes qu’à commis le Doyen Denelol, la peine a été vite purgée pour le crime commis. Il n’a eu cesse de me rabâcher ce qui me faisait défaut, c'est-à-dire tout. Pourtant, si mes parents n’avaient commis aucun crime, je n’aurai pas été jugé par le Mâss. Je voulais simplement m’assurer que les Glaçois ne seraient pas de la chair à canon, que les Hauts-Placés ne réagiront pas au dernier moment. Ce n’est pas ça être Doyen ? Mes parents sont dépourvus de cela. Ils ne se souciaient déjà pas de leur seconde fille alors d’un peuple entier ? »

Elle parlait surtout pour elle-même, n’étant pas sur que le Général écoutait. La Mylessie avait simplement besoin de vider son sac, de cette colère mêlée à une angoisse et une détresse plus profonde

« Nul ne s’est soucié de savoir quelle genre d’éducation j’ai reçu jusqu’à alors. C’est une voix de solitude, de doute et de responsabilités qu’on me demande de prendre, comme cela, du jour au lendemain. Je suis terrifiée. Je n’ai personne à qui me fier, personne pour me guider. Combien de secrets ont encore mes parents ? Je ne suis pas prête à affronter tout cela. Je voulais être musicienne… Rien qu’une musicienne, avoir un foyer, voyager, un mari aimant. Une vie simple et honnête. Je demandais pas plus.»

Elle se doutait bien que ses propos ne devaient avoir aucun sens pour Dente mais cela lui faisait un bien fou de les laisser sortir sans plus aucune retenue. Même les larmes avaient suivies. Elle ne savait même pas pourquoi elle pleurait mais cela devait faire parti du processus.

« Suite à la mort d’Elenora et puis aux rumeurs sur le retour de Zhäa, je me suis jetée à corps perdu dans les livres et les rapports jusqu’à ne plus me sustenter. La disparition de mon escorte Fenry, la mort d’Einar, le dilemme de devoir dénoncer mes parents comme étant des voleurs n’ont pas arrangé ma santé. Je ne pouvais plus avaler quoi que ce soit de solide sans le rendre quelques temps après. Les prêtresses ont réussi à m’apaiser un peu et me redonner quelques forces, c’est à moi de faire le reste. »

Et c’était difficile, même si le morceau de pain sur ses genoux lui donnait envie, elle appréhendait déjà le moment où elle allait le vomir.

« Je suis désolée … »

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   10/3/2016, 23:44

Malgré la situation dans là quel Erihis était, elle faisant attention au jeune général. Pourtant il était d'accord avec elle, le rôle d'un Doyen ou d'une Doyenne était de se préoccuper du peuple et chercher à le protéger. C'est justement à ce moment-là que le général entrait en jeu car son rôle à lui était de protéger le peuple et le Mâss lui en avait donné le pouvoir militaire de cette île. Une chose que Dente n'avais pas oublié mais qui faisait la raison pour là quel, il n'avait aucune peur envers le Doyen c'est que celui-ci n'avait aucune autorité envers les élites du domaine, aussi puissant et riche, soit-il.

Cela faisait bien quelques jours que son commandant des forces terrestres avait fouillés un peu partout pour trouver des preuves de conspiration contre le Mâss. Bien que cela ne soit pas du concret matériel, certaines pistes semblaient être intéressantes. Des détournements de fond, … Mais surtout certaines choses qu'aurait fait le Doyen qui ne correspondrait pas aux règles du Mâss.

- Le Mâss est souverain de ces terres ainsi que de nous-même et nous devons faire en sorte de le servir de tous notre cœur et de toute notre âme. Mais savez-vous pourquoi dans les vœux des élites nous disons “Je serai le serviteur du peuple et l'outil du Mâss” ? Car le Mâss est souverain et le peuple est roi. Personne n’est Infaillible, même notre Mâss et pour le bien du peuple nous devons continuer de le servir en lui montrant la voie de la raison.

Bien que ce qu’il entendait de la bouche de la jeune femme le faisait douter sur le nouveau Mâss, ses vœux était toujours bien présent et gravé dans son cœur comme dans sa tête. La seule personne que l’on ne peut remettre en doute c’est la Déesse Hygéri qui avait un regard sur tous. Dente avait la conviction profonde et assurée que s’il se détournait du chemin qu’il suivait, la Déesse Hygéri le remettrait sur le droit chemin.

- Ma vie ? Ma carrière ? Je les sacrifierais volontiers s’il le fallait pour sauver mon âme. Vous savez j’ai travaillé peut-être dur pour être à ma place mais ce qui est le plus dur c’est de ne pas se détourner de son chemin. Il peut se passer tellement de choses sur cette route pour arriver à notre but que l’on ne peut jamais savoir à l’avance, coup bas, pot de vin, et j’en passe. La concurrence est rude mais si vous pensais avec votre tête et que vous agissez avec votre cœur, rien ne vous en détournera.

Une bien belle vérité, la vérité d’une bonne partie de sa vie plus exactement. Il aurait pu devenir bien plus riche, bien plus puissant qu’il ne l’ait actuellement mais son âme et son cœur serait aussi sombre que les serviteurs dévoué et profane de Zhäa. Voyant le monceau de pain qu’il avait ramené il fit un petit sourire avant de le prendre pour aller retourner en cuisiner. Heureusement le repas que lui avait concocté sa suivante au cas où il passerait la nuit dans sa maison, était de la soupe. Prenant la marmite pour la ramener au-dessus du feu, il plaça une bûche en plus.

- Ce soir c’est de la soupe cela vous convient ? Habituez vous a manger du pain avec la soupe cela sera plus rapide et certainement plus consistant.

Pourquoi était-il comme ca ? Lui qui évitait de se rapprocher, de s’ouvrir aux autres pour éviter de se faire blesser par la suite. Une chose qu’il avait justement apprise pendant son entraînement.

- Ne vous inquiétez pas pour les secrets de vos parents, demain ils auront chacun deux gardes que je choisirais moi-même pour les escorter nuit et jour, aux toilettes comme dans leurs chambres à coucher. S’ils ont des secrets, je le saurais et je le rapporterais moi-même au Mâss. Si vous vous demandez si j’en ai le droit ? Et bien j’ai deux réponses, une pour le Mâss comme quoi je soupçonne le Doyen de conspirer contre lui et que je ne fais que vérifier ce que je pense. Pour le Doyen, qu'en ce temps d’insécurité, il faut le protéger à n’importer quel moment.

Cela faisait quelque temps que Dente y avait réfléchi, du fait de sa position, il occupe le droit de justice sur le domaine ainsi que le droit militaire, ne laissant que le droit des taxes au Doyen. Que pouvait-il faire ? Se plaindre aux élites sur qui il n’avait aucune autorité ? Au Mâss ? Le général du domaine avait le droit de faire ce qui lui semble juste pour défendre le Mâss. Même l’option de tuer le général était inutile car les commandants étaient tout à fait au courant de ce qu’il se passait. Peut-être qu'Errais ne se rendait pas compte de tous cela mais pour lui fois Dente montrait ses qualités de stratège.

- Vous savez il n’y a pas que des mauvais points à être surveillé comme vous le serez, tous sera rapporté au Mâss et si vous vous comportez comme le veux la bienséance, il ne pourra rien vous dire sur ce point. Même si je conçois qu’il y ait plus de mauvais points que de bon.

Toussant légèrement dans son point il détourna ces yeux un peu sur le côté en prenant quelque secondes avant de parler.

- Vous avez quelqu’un a qui vous fier vous savez. Je suis là pour vous et je ne vous trahirais jamais. Je vous montrerais que la vie vaut d’être vécue.

Montrant du doigt le thorax de la jeune femme au niveau de son cœur puis sa tête.

- Il faut que vous vous soigniez là pour que ça se passe mieux là. Si vous avez besoin de temps sachez que ma demeure et la vôtre.

Il finit par se mordre la lèvre inférieure sans vraiment trop savoir pourquoi alors que l’idée qu’elle ait un mariage forcé avec une personne détestable ne l’avait pas quitté.

- J’aimerais pouvoir faire quelque chose … Mais je suis impuissant en cette situation. Mais sachez que même si ce mariage devait avoir lieu, je vous serais toujours entièrement dévoué à vous.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   10/3/2016, 23:47

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



Le regard perdu dans les flammes, elle l’écouta. Le Peuple … Que voulait-il ? Voudrait-il d’elle comme Doyenne ? Ils avaient tellement aimé Elenora … En cela, ils se comprenaient mais d’elle, que pensaient-ils ? Elle sourit doucement en entendant Dente dire qu’il agissait avec le cœur, pas seulement avec sa tête. Elle n’en avait jamais douté. Il avait le genre d’aura d’une personne avec un grand cœur. Ce n’était peut être pas pour rien qu’elle était venue se réfugier ici et nulle part ailleurs, comme une enfant. Erihis en avait toujours un peu honte, ce n’était pas un bon comportement. Juste une fois de temps en temps, ça irait ? Elle pourrait peut être montrer de quoi elle était capable le jour du Partage ?

Elle ne répondit rien à ce qu’il venait d’affirmer. Seul le futur lui donnerait des réponses. En tout cas, Dente sembla comprendre qu’elle rechignait à manger le morceau de pain devant elle et le ramena dans la cuisine. Elle cru donc être sauvée de l’épreuve de l’alimentation mais c’était sans compter le côté attentionné du Général qui mit à réchauffer de la soupe. La jeune femme ne put s’empêcher de rire doucement mais l’écouta continuer. La suite la fit beaucoup moins sourire que la situation.

« Normalement, le Mâss va aussi les faire surveiller … Je ne peux m’empêcher, bien qu’ils l’ont mérité, de me dire qu’ils n’auront plus aucune intimité. Je n’apprécierai pas à leur place. Enfin, ils aiment tellement le pouvoir qu’ils se plieront à toutes les exigences tant qu’on leur laisse exercer leur influence. »

Elle ne s’inquiéta pas pour sa propre personne. Elle n’avait rien à cacher à personne. Et si un jour c’était le cas, alors elle serait reconnaissante envers Dente de la remettre dans le droit chemin. Au contraire, savoir que celui-ci était prêt à toutes les extrémités pour le bien des Glaçois la rassurait. Même si elle devait partir, l’île serait entre de bonnes mains. En tout cas, elle saisissait mieux comment l’élite en était arrivé à ce grade. Elle eut un rire lasse et ironique quand il essaya de lui montrer les bons côtés de sa surveillance :

« Satisfaire le Mâss m’est impossible. Qu’il reconnaisse avoir eu tord est mon seul objectif. Comme il l’a dit lui-même, je ne peux m’attendre à des félicitations ou autre « récompense » de sa part. »

« - Pour quelqu’un qui ne côtoie pas grands monde, tu sais prendre soin des gens que tu accueilles sous ton aile. Tu as des frères ou des sœurs à Opale ? Comment c’était la vie là bas ? Comme ça, ça à l’air d’une ville très animée. »

Elle se pencha alors vers lui et passa une main dans les cheveux de l’élite en lâchant pensivement :

« - Je n’avais pas remarqué jusqu’alors mais tu as laissé tes cheveux poussés. J’aime bien, ça te va bien. Quoi que les cheveux courts aussi te convenaient. »

Elle se redressa et avisa Wild prêt du feu :

« Oh, aurais-tu une vieille serviette ou couverture pour mon compagnon ? En plus de mettre des poils dans ta maison, il est entrain de tremper ton tapis. J’aimerai le sécher un peu. »

La jeune femme prit sur elle pour sortir des couvertures dans lesquelles elle était emmitouflée et bien au chaud en frissonnant avant de rejoindre près du feu son loup. Celui-ci releva la tête avant de la laisser retomber sur les genoux d’Erihis qui entreprit de le gratouiller avec affection sans se soucier des vêtements encore humides et collants qu’elle portait. De toute façon, près du feu, ils sécheraient plus vite.

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   13/3/2016, 09:24

Sourit doucement en regardant la jeune femme parler, même si sa situation était loin d’être enviable et que beaucoup auraient déjà baissé les bras devant la difficulté. Elle restait forte et droite face à cela, elle s'inquiétait même pour le sort de ces abjects parents. Il était vrai que Dente n’avait encore jamais vraiment parlé de sa vie à Opale, ce n’était pas par ce qu’il en avait honte ou par ce qu’il ne gardait aucun vrai bon souvenir de là-bas mais parler de son passé était toujours compliquer, cela revenait à s’ouvrir à d’autre personne. Dans ce monde, le nombre de personnes à qui il a parlé de son passé doivent tenir sur les doigts d’une main.

Ouvrant la bouche pour commencer à parler de sa vie à Opale mais il finit par parler d’autre chose.

- Mon mentor m’a dit une fois une phrase qui m'a marqué. “ Servir Mâss ne ramène que plaisir personnel du travail accomplit “

Même Dente savait bien que le Mâss ne s'abaisserait jamais à le féliciter. Pendant sa montée de grade au poste de général, il n’était même pas venu pour le féliciter. Mais qu’importe avoir ce poste était déjà un cadeau en quelque sorte.

Répondant à la demande de la jeune femme, il alla chercher deux couvertures supplémentaires avant de les déposer juste à côté d’elle pour ne pas gâcher ce moment entre eux. Bien qu’il n’avais pas vraiment d’expérience, il savait à quel moment il devait se faire discret. Retournant dans la cuisine, il prit un bout de viande dans la réserve pour aller le rapporter à Erihis.

- Non malheureusement je n'ai pas eu la chance d’avoir une famille nombreuse. Au final je n'ai jamais été proche de ma mère ni de mon père car ils étaient distants et sévères. C’est mon père qui m’a entraîne pour que je devienne ce que je suis aujourd’hui c’est même lui a sa mort qui m’a laissé sa place de capitaine, il est mort assassiné. Malheureusement quand il était en vie je ne pouvais pas être proche des autres alors à sa mort j’avais déjà un grade bien trop élevé pour sympathiser avec tout le monde ...
- Non malheureusement je n'ai pas eu la chance d’avoir une famille nombreuse. Au final je n'ai jamais été proche de ma mère ni de mon père car ils étaient distants et sévères. C’est mon père qui m’a entraîne pour que je devienne ce que je suis aujourd’hui c’est même lui a sa mort qui m’a laissé sa place de capitaine, il est mort assassiné. Malheureusement quand il était en vie je ne pouvais pas être proche des autres alors à sa mort j’avais déjà un grade bien trop élevé pour sympathiser avec tout le monde ...


Le jeune général avait énoncé son histoire comme s’il lisait sa liste de course, sans la moindre émotion même quand il avait parlé de la mort de son père. Une personne comme Dente semblait plus familière au sentiment qui précède, accompagne et suit la mort. Pourtant il prit un petit sourire à nouveau en soupirant.

- Pourtant j’ai réussi à me faire des connaissances, le peuple d’Opale est plus compliqué à approcher que celui d’Îleglace c’est une certitude mais pourtant. Leurs coeur est aussi gros que celui du peuple d’Îleglace. Dans notre caserne, on avait pour ordre principal de ne jamais laisser un Mésorian dans l'embarras. J’ai appris à m’occuper des gens car je récupèrais certains élite qui avaient trop bue pour les ramener dans leurs chambre idem.

La jeune Doyenne avait bien raison sur un point, Dente ne côtoyait presque jamais personne, ce qui était certainement son gros problème. Aller vers les gens pour parler était un exercice très compliqué pour lui c’est pour ca qu’il se montrait comme une figure d’autorité.

Regardant l’animal qui était sur les genoux de sa maîtresse en s'inquiétant, bien que celui-ci semblât plutôt bien résistant.

- Il va bien ? Je ne sais pas trop ce qu’il aime manger mais je n'ai que ca à lui proposer.

En indiquant le morceau de viande.

- Qui est cette personne avec qui vous devez vous marier ? Le fils d’un Doyen ?


Il y avait très peu de mariages entre Doyen et membre du peuple ou alors de la petite bourgeoisie. Bien que cela le répugnât au plus haut point, les mariages arrangés étaient monnaie courante dans les hautes castes. Peut-être que lui aussi resservais une lettre où il aurait le nom de la personne avec qui il devrait finir sa vie … Mais en tout cas ce jour n’était pas prêt d’arriver !

Prenant un autre fauteuil pour le rapprocher du feu et de la jeune femme. Glissant ses doigts dans ses cheveux en se rendent compte qu’il n’avait pas pris le temps de les couper depuis qu’il était arrivé sur l’île mais il ne pouvait retenir les rougeurs sur ses pommettes l’entendant.

- Je … Je …

Détournant les yeux vers le feu.

-Ferment les yeux un instant en soupirant de bien-être comme s’il profitait pour l’une des premières fois d’un calme absolue et réconfortant. En réalité je n’ai pas vraiment pris le temps de faire beaucoup de choses avec le travail qui n'incombe. Mais … Je les laisserais certainement pousser un peu plus dans ce cas.

Ferment les yeux un instant en soupirant de bien-être comme s’il profitait pour l’une des premières fois d’un calme absolue et réconfortant.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   13/3/2016, 13:30

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



Erihis adorait ces moments de quiétude avec Wild. Ce genre d’instant où elle ressentait l’amour et la confiance puissant qui les liaient. Elle espérait qu’à l’avenir, elle pourrait toujours se réserver du temps pour l’accompagner chasser en forêt ou simplement prendre l’air. Ce n’était pas une vie pour lui d’être enfermée au palais. Ca ne l’était d’ailleurs pas pour elle non plus, du moins, ce n’était pas celle-ci qu’elle avait toujours souhaité.

La citation de Dente la laissa songeuse avant qu’elle ne réplique :

« Comme tu l’as dit, « Je serai le serviteur du peuple et l'outil du Mâss ». Mon devoir, ce n’est pas de servir les intérêts du Mâss, c’est de servir mon peuple. S’ils sont satisfaits, c’est tout ce qui m’importe. Cela peut sonner comme un crime de lèse-majesté mais je ne suivrais aucun homme aveuglement pour la simple et bonne raison qu’il est mon supérieur. Mais je donnerais ma vie si ses actions et ses paroles sont justes, je pourrais le suivre même dans les endroits les plus horribles pour cela. Je veux simplement que ça reste ma décision, en connaissance de cause. »

Elle le remercia pour les couvertures avant d’entreprendre de sécher avec des gestes précautionneux son compagnon qui sembla apprécier moyennement le traitement. Il aimait les cajoleries, oui, mais pas que l’on se montre trop invasif. Cependant, il la laissa faire en grondant plus ou moins avant de s’éloigner un peu plus loin et de la regarder avec un air de défi. Erihis sourit et abandonna l’idée de le sécher plus. De toute façon, le plus gros avait été épongé. Elle utilisa la seconde comme un tapis et invita l’animal à s’installer dessus :

« Allez Wild, viens là. Promis, je ne t’embête plus. »

L’animal la regarda un long moment, jaugeant probablement si c’était un piège ou non mais l’appel de caresse fut plus forte et il se recoucha sur la couverture en reposant sa tête sur les genoux de sa maitresse puis après un certain temps, se détendit et ferma les yeux en se laissant câliner.

Elle observa discrètement alors Dente du coin de l’œil avec compassion. Ses propres parents n’avaient pas été des modèles de douceur et d’amour, loin de là. Sa mère n’avait été qu’une éternelle insatisfaite, au regard méprisant, moralisateur et hautain qui la tenait à l’écart de toutes les personnes qu’Erihis avait pu apprécier. Elle comprenait beaucoup mieux pourquoi. C’était elle aussi qui avait décidé avec qui elle avait le droit de parler et de quoi elle devait discuter. La fillette qu’elle avait été avait d’abord suivi ces principes, puis avait commencé à poser des questions qui furent jugées déplaisantes et inappropriées sur le pourquoi elle ne pouvait pas parler avec d’autres personnes et pourquoi elle devait toujours satisfaire tous les caprices des autres enfants de son âge. Enfin, la jeune fille avait décidé qu’elle ne suivrait pas ce qu’on lui demandait. Quand à son père … Elle n’avait reçu son affection qu’à travers punitions et violences. Un modèle d’éducation qui, loin de l’avoir fait rentrer dans les rangs et assagis, l’avait au contraire totalement émancipé.

Pour Dente, il semblait que cela avait eu l’effet voulu. Il avait obtenu un haut rang, était seul et ne semblait vivre qu’à travers son travail. Aucune des deux issues n’étaient enviables. Erihis ne regrettait néanmoins pas son choix de sortir des sentiers battus. Et Dente ? Elle n’osait pas s’appesantir en question. Elle sentait au son de sa voix que ce n’était pas une période de sa vie dont il souhaitait débattre. En cela aussi, elle le comprenait. La jeune femme se demandait néanmoins s’il se sentait mieux à présent ou si le joug de ses parents était encore là, dirigeant ses choix. Et puis perdre un parent, cela restait un déchirement même s’ils étaient les pires ordures au monde. Rien que de choisir si elle participerait à leur chute, Erihis avait senti à quel point leur emprise sur elle restait forte.

Même si l’élite n’avait peut être pas accepté son passé, il avait eu le courage de prendre son présent en main et de recommencer une vie. Elle l’enviait pour cela et espérait avoir un jour la force pour avancer résolument vers l’avenir. Elle sourit en entendant sa petite anecdote. Au moins, il n’avait pas changé sur ce point là. Et pour un Opalien, il avait vraiment le cœur sur la main même si ce n’était peut être pas flagrant pour tout le monde, pour l’Héritière, ça l’était.

« Au non, il va bien, je fais juste un excès de zèle et puis c’est ma façon de le remercier pour sa fidélité. Je ne doute pas une seule seconde que tes hommes t’apprécient sincèrement même s’ils te connaissent peu. En tout cas, tu sais comment gagner la confiance et le cœur des gens. »

Elle parlait plus ou moins d’elle dans cette phrase car c’est vrai que depuis leur première rencontre, il l’avait apprivoisé en douceur, sans qu’elle ne se rende vraiment compte de quand cela avait commencé. Avec lui, c’était si simple. Elle n’avait pas cette angoisse qu’elle avait pu avoir avec d’autre d’être trahie ou utilisée. Oui, il n’y avait aucun autre moi pour cela : elle se sentait en confiance et en sécurité avec lui. C’est dommage qu’il soit Général, elle aurait beaucoup apprécié l’avoir comme conseillé.

L’entendant soupirer, elle redressa la tête pour observer ce qui n’allait pas mais il semblait assoupi aussi n’ajouta-t-elle rien et profita également de la quiétude ambiante pour fixer le feu. Sans s’en rendre compte, elle s’assoupie également à même le sol, blottit contre le pelage de Wild qui veillait d’un œil sur elle et de l’autre somnolait.

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   14/3/2016, 21:11

S’assoupit sans trop le vouloir laissant son esprit naviguer entre ses rêves. Son nez commença à le chatouiller alors que l’odeur de la soupe arrivant à la bonne température. Ouvrant lentement les yeux pour voir la scène d'Erihis dormant avec son compagnon poilu le fit sourire alors qu’elle semblait en cet instant paisible en entière contradiction avec leurs premières rencontres de la journée. Marchant de manière très furtive alors qu’il n’avait jamais pensé que son entraînement pourrait lui servir dans ce genre de situation. Relevant de plusieurs crans pour éviter qu’elle ne chauffe trop ainsi qu’elle ne refroidisse pas. Se tournant vers l’endormi, il se mit à genoux à côté d’elle alors que son garde du corps ne l’avait pas quitté des yeux depuis qu’il s’était réveillé de sa torpeur. Montrant lentement ses mains vides, il les plaça aussi lentement en dessous d'Erihis pour la prendre dans ses bras en la soulevant aussi délicatement que possible pour ne pas la réveiller et ne pas paraître suspect aux yeux de l’animal. La déposant allongée canapés non loin du feu qu’il savait très confortable vu le nombre de fois qu’il avait pu dormir dessus plutôt que dans son lit. Glissant par-dessus elle par la même une couverture juste au-dessus d’elle pour la poser au-dessus de ses pieds et de ses épaules.

Se retournant pour se positionner devant la vue, il ressentait encore le regard de l’animal sur lui, ce n’était pas de la haine mais comme s’il cherchait à le juger. Tournant les yeux vers l’animal il remarqua le bout de viande qui était toujours présent à côté. S’en emparant sans peur mais ne voulant montrer aucun signe de méchanceté au garde du corps. Parlant à voix basse pour éviter de réveiller le jeune endormi.

- On ne c’est jamais présenté je crois ? Je m’appelle Dente Raven et ne suis le général de cette île. Tous comme toi j’ai le devoir de protéger ta maîtresse.

L’idée de parler à un animal pouvait sembler dérangeante pour certaines personnes, mais au vu du passé du jeune général, cela semblait si simple, il n’avait jamais eu le plaisir d’avoir d’animal pour lui mais pourtant quand il en avait la possibilité il essayé de leurs parler. Muet comme une tombe, serviable, protecteur et surtout sincère voilà les qualités des animaux. Voilà les qualités que Dente cherchait chez les humains.

- Wild si je me souviens bien, désolé ma mémoire ne me fait pas défaut.

Déposant le bout de viande à plat sur sa main il la rapprocha de manière à ce que Wild n’ait plus qu’à bouger un peu la tête pour aller chercher le bout de viande dans sa main. Il n’y avait aucune peur ni aucune crainte dans cette action. Après tous même s’il en venait à se faire mordre cela ne ferait qu’une bonne blessure bien que cette idée ne lui était pas tellement passé par la tête. L’animal devait certainement être asses intelligent pour savoir que Dente n’était ni son ennemi ni celui de sa maîtresse. Pourtant il fallait à coup sur, y aller petit à petit, ce n’était pas encore le moment d’essayer de le caresser. D’abord montré à Wild que la main de Dente pouvait nourrir, faire un lien de confiance par cet acte. Dente avait beaucoup appris sur, comment dresser des animaux, la première chose que l’on lui a apprise, c’est de donner à manger et caresser avec ses mains. Mais quand il faut punir il doit toujours y avoir une distance, un bâton, une corde, une lanière … Glissant le bout de viande juste devant l’animal en retournant regarder la soupe qui était à bonne température.

Il retourna une fois de plus dans la cuisine pour aller chercher un peu plus de viande pour Wild et pour lui-même ainsi que du pain frais surtout destiné à Erihis avec des couverts pour deux. Installant la table dans la pièce de vie il attendit d’avoir tous préparé pour aller réveiller la jeune endormie. Mettant le genou à terre à côté du canapé pour murmurer.

- Erihis ? Vous êtes réveillé ? Le repas et près, c’est juste derrière.

Se retournant pour la laisser se réveiller dans de bonnes conditions, il déposa d’autre bout de viande à côté de Wild ainsi qu’une coupelle remplie d’eau. Retournant vers la table avec le récipient de soupe.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   28/3/2016, 21:18

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



Erihis poussa un léger ronchonnement alors qu’elle sentit Wild bouger à côté d’elle mais cela ne l’empêcha pas de rester endormie. Dans son rêve, elle était en compagnie d’Elenora où elles s’amusaient à se poursuivre en glissant dans les couloirs du palais. Un sourire léger étirait ses traits. Il y avait longtemps qu’elle n’avait plus rêvé d’elles eux aussi joyeusement. Elle s’agita légèrement lorsque Dente l’a pris dans ses bras pour l’installer dans le canapé. Dans son rêve, sa sœur l’avait attrapé et la chatouillait en riant avant de la prendre dans ses bras. De ce genre de souvenir, on ne souhaite jamais en sortir. Mais tout sommeil avait une fin et la jeune femme finit par se réveiller à cause de l’odeur qui lui mettait l’eau à la bouche. Plutôt que de manifester qu’elle était ce qu’il avait de plus éveillée, elle observa le manège entre Dente et Wild. Le loup était ce qu’il avait de plus calme et tranquille, pourtant, dans son regard, on pouvait en sentir que ce calme était trompeur et qu’à tout instinct, le prédateur pouvait ressortir.

Le général se rendait-il compte de la porter et des conséquences que pouvait avoir son geste ? En tout cas, son geste était sur, prudent mais sur. L’animal n’esquissa aucun mouvement. Il restait allongé, les yeux rivés dans ceux de l’homme. Il ne les baissa même pas pour regarder ce qu’il lui était tendu mais il humait discrètement l’air. Toute son attention était rivée sur Dente. En tout cas, l’élite avait la présence d’esprit de ne pas insister plus et de laisser mine de rien le morceau de viande sous le nez du loup. Elle sourit en voyant Wild attendre que Dente est le dos tourné pour prendre le morceau et l’avaler aussi sec. La gourmandise le perdrait. En tout cas, elle était heureuse de voir qu’ils trouvaient tout deux un terrain d’entente. Il y avait certaines personnes que son compagnon ne supportait pas et qu’il lui fallait donc éviter. Dente n’en ferait heureusement pas parti.

La jeune femme fit mine de toujours être endormie quand le général vint la réveiller avec précaution. Elle se redressa avec précaution, gardant la couverture sur ses épaules. Elle eut un sourire attendri en réalisant que c’était la seconde fois qu’il prenait soin d’elle. Sa prévenance la touchait plus qu’elle ne voulait bien l’admettre mais il restait encore une corde sensible qui la retenait. La peur que lui aussi disparaisse.

« - Merci … J’ai dormi longtemps ? Je suis désolée de m’imposer comme ça … Je ne suis pas non plus la meilleure invitée. J’ai rien amené … »

Elle ne savait pas pourquoi elle se montrait soudainement aussi embarrasser. Peut être parce qu’elle n’avait jamais été reçu chez quelqu’un si ce n’est des nobles pour affaire.

« - Il faudrait que je rentre après ... Je ne voudrais pas abuser de ton hospitalité.»

Elle n'en avait aucune envie mais c'est vrai qu'elle s'était beaucoup trop appuyée sur lui pour leur propre bien à tous les deux. Elle ne tenait pas à ternir la réputation du général avec des rumeurs si quelqu'un l'avait vu entrer chez lui ou autre.
 

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   31/3/2016, 22:44

Laissa un petit rire sortir se transformant en fou rire en entendant les mots de la jeune femme. Une mauvaise invitée ? Savait-elle qu'à part la femme qui entretenait sa maison personne n’était encore jamais venue ici ? Surtout Dente n’avait jamais vraiment eu d’invité dans toute sa vie alors les bonnes manières ou les us et coutume lui passé par au-dessus de la tête. Déposant une main sur son ventre pour se calmer en retirant quelques larmes au niveau de ses yeux. Il se retourna vers elle en reprenant lentement son souffle n’ayant pas non plus l’habitude de rire ou alors de montrer une attitude décontracté.

- Je ne savais même pas qu’il était de coutume de ramener quelque chose quand on allait chez une personne. Je n’ai pas non plus besoin de quoi que ce soit vous savez. Et puis vous n’êtes pas venue seul alors ça compense non ?

Désignant d’un mouvement de la tête Wild près du feu. Commencent à servir les assiettes il réfléchissait à une raison de forcer Erihis à rester pour la nuit chez lui alors que ses idées n’étaient pas rationnelles.

- Il m’est impossible de vous laisser repartir, vous allez devoir rester pour la nuit … À cause du froid les patrouilles ont été réduite en ville et le couvre-feu à était établis dans toute la ville. Cela serait trop dangereux que vous vous aventuriez à l’extérieur. Je suis responsable de vous, ne vous inquiétez pas vous pourrez dormir à point fermer je vais vous prêter mon lit, il est propre je dormirais ici pour la nuit.

Commencent à servir les coupelles de la soupe asses chaude pour réchauffer leurs corps. Le jeune général n’avait pas la moindre idée de ce qu’il y avait dedans mais une chose était sûre l’odeur lui donnait l’eau à la bouche. Indiquant la chaise autour de la table à plus proche du feu à la jeune femme, il s’assit à celle juste devant. Lui présente un bout de pain pour l’inciter à en prendre alors que comme s’il voulait lui montrer une idée de comment faire, il arracha des petits bouts de pain pour les faire tomber dans sa soupe puis mélangea le tous.

- Pouvez-vous me parler de comment ça c’est passé à Opale ? Si vous ne voulez pas ce n’est pas grave. C’est juste que vous aviez l’air tellement abattu quand vous êtes arrivé que je ne peux m’empêcher de penser que quelque chose de grave est arrivé enfin plus grave que ce que j’en sais.

Ce n’était que des suppositions bien sûr, mais si quelque chose s’était réellement passé à Opale, il fallait qu’elle arrive à en parler à quelqu’un et d’après ces dires, Dente devait certainement être la seule personne après Wild à pouvoir l’écouter et en qui elle pouvait avoir confiance. Commencent à manger il déposa une bouteille de vin et une de bière ne sachant pas ce que préférait la jeune Doyenne.

- Dites-moi, depuis que vous m’aviez parlé de votre passion pour la musique, j’ai envie de vous demander quelque chose … Est-ce que … Enfin si cela ne vous dérange pas. Est-ce que vous joueriez pour moi ? J’ai toujours bien-aimé la musique je l’avoue.

Détournant rapidement ses yeux de la jeune femme pour les déposer sur sa soupe et continuer à manger.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   18/4/2016, 23:26

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



Le fou rire qu’elle venait de provoquer chez Dente lui tira une moue boudeuse et quelque peu renfrogné. Elle s’en sentit encore plus honteuse et ridicule même si ce n’était probablement pas le but de l’élite. Ce n’était pas de sa faute si elle ne savait pas se comporter comme le commun des mortels sur certaines choses. Il n’y avait surtout pas de quoi en rire. Elle attendit, mortifiée, qu’il finisse sa crise de rire en préférant ne rien ajouter sur le sujet de peur de la redéclencher.

Puis il lui annonça qu’elle devrait passer la nuit ici. Elle ne savait pas vraiment quoi en penser et même ressentir à cette idée. Honnêtement, cela la mettait mal à l’aise. Ce n’était pas dans son habitude de dormir chez quelqu’un. Cela n’était que peu arrivé et uniquement pour des raisons professionnelles. L’idée même lui paraissait incongrue et terriblement déplacée. Et puis le Général avait-il vraiment conscience des problèmes que cela pourrait engendrer ? Il n’en avait pas l’air. Mais quelque part, elle en était heureuse. Elle ne tenait pas spécialement à dormir dans l’auberge la plus miteuse d’Ileglace et encore moins devoir rentrer dans sa propre chambre. Il le faudrait bien, mais pas ce soir. De plus, la compagnie de Dente était tellement réconfortante après tous ces événements qu’elle n’avait pas le courage de repartir. Aussi céda-t-elle à une seule condition qu’elle énonça après s’être installée à la place qu’il lui avait désignée :

« - Je reste qu’à une seule condition. Je dors sur le canapé. Oh et … Tu peux me tutoyer quand on est entre nous. »

Elle avait fini sa phrase sans le regarder. Cela aussi était une demande qui lui écorchait un peu la bouche tellement elle était mal à l’aise de demander ça. Mais si c’était bien de l’amitié entre eux, alors il n’y avait aucun problème pour qu’ils se tutoient, non ? De plus, le fait qu’il ne cesse de lui servir du « vous » lui rappelait constamment qu’elle était techniquement son supérieur hiérarchique et qu’en tant que tel, elle ne devrait pas se comporter comme elle le faisait actuellement.
Son regard resta fixer sur la soupe avec une certaine appréhension mais devant l’insistance de l’élite, elle finit par se résigner et prendre le morceau de pain qu’elle émietta dans sa soupe avant de prendre une première cuillère. Elle mangeait lentement pour limiter les dégâts et guettaient les éventuels signes de rejet.

Puis il demanda des précisions sur le résumé qu’elle avait fait de son entretien à Opale. Erihis reposa lentement la cuillère dans son assiette, la mine assombrie rien que d’y penser. Elle se força néanmoins à esquisser un sourire :

« - Non. Rien de dramatique ni de vraiment irrémédiable. C’est juste l’accumulation de beaucoup … de sentiments négatifs et l’impression que les événements vont de mal en pire. A cela s’ajoute le doute sur mes décisions, sur mes principes … Quand à l’entretien en lui-même, je n’en dirais pas plus. Je ne veux pas que ma position ou mes impressions ou même ma façon de retranscrire notre conversation puisse influencer ton jugement. J’ai mes tords, je pense que le Mâss Darius à aussi les siennes. En tout cas, nos façons de penser semblent radicalement opposées. »

La jeune femme fut soulagée qu’il enchaîne sur un thème beaucoup plus léger et un vrai sourire s’épanouit sur ses lèvres qu’elle ne chercha pas à réprimer. Quand on parlait musique, sa bonne humeur revenait :

« - Bien sur ! Même maintenant si tu as une guitare ou une mandoline ou autre chose ici ! Sinon, il faudra attendre une prochaine fois, que j’ai au moins ma harpe, ça rend mieux qu’avec ma voix seule. »


 

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   20/4/2016, 08:45

N’aimait pas du tout l’idée de la laisser dormir sur le canapé, ce n’était pas la place d’une Doyenne ! C’est justement à ce moment qu’il fut le plus surpris, depuis qu’elle était venue chez lui, c'était la première fois qu’il se rendait réellement compte de la hiérarchie. Pourtant, ils ne voulaient pas s’y confronter, en ce moment leurs positions sociales n’avait pas la moindre importance. On pouvait voir sur son visage qu’il n’était pas pour la laisser dormir dans le canapé pourtant c’était mieux que de la laisser partir. Se détendant après quelque secondes il fit un petit oui de la tête.

- Je pense quand même que tu dormirais mieux dans un bon lit que sur un canapé. Cela ne me dérange vraiment pas de te laisser mon lit pour la nuit, loin de là.

Chercher des arguments pour essayer de la convaincre de ne pas dormir ici mais il se rendit compte qu’elle n'allait certainement pas changer d’avis. Terminant sa soupe d’une traite avant de se poser contre le dos de sa chaise, Erihis avait quand même réussi a manger, d’un certain sens c'était une victoire, en espérant qu’elle arrive a garder tout ce qu’elle mangerais. Il attendit qu’elle ait fini de manger avant de se lever lentement et d’une voix calme.

- J’ai une mandoline que j’ai ramenée d’Opale, j’espère qu’elle est encore asses accordé, je n'ai jamais pris le temps d’essayer. Je vais la chercher je vous reviens tout de suite.

Montant à l’étage il fouilla pendant quelques minutes dans sa chambre avant de trouver la mandoline intacte d’un voix lustrée, un instrument de très bonne qualité. Soufflant un peu dessus pour vérifier qu’il n’y ait pas de poussière il retourna auprès de la jeune musicienne plutôt contant de lui d’avoir réussi à retrouver l’instrument. Lui présentant avec une certaine délicatesse.

- J’espère qu’elle vous conviendra, c’est un cadeau de ma mère.

Dente avait insisté sur le mot cadeau avec une certaine pointe d’ironie.

- Mais elle n’a jamais réellement servi. Vous pouvez jouer ce que bon vous semble, je ne suis vraiment pas difficile en ce qui concerne la musique alors en plus si j’ai une musicienne à domicile.

Elle avait sûrement dû comprendre que Dente désirait Ardemment entendre sa voix mais aussi sa manière de jouer. Mais d’une autre manière il voulait que par la musique elle arrive à se détendre, à oublier tout ce qui allait mal, qu’elle se laisse aller au son de sa musique et de son inspiration. Présentent un siège à côté si elle voulait jouer assise alors qu’il s’installa à celui juste en face alors que bien malgré lui on pouvait voir dans les lueurs de ses yeux une âme d’enfant alors qu’il attendait avec impatience qu’elle joue la première note de musique.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   4/5/2016, 00:48

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



Elle sourit et se dit intérieurement que Dente n’avait vraiment aucune idée des endroits fortement peu confortables où elle s’était endormie, à commencer par le tapis devant la cheminée de sa chambre contre Wild mais aussi en pleine forêt. En attendant, elle le fixa de son regard où se lisait aisément qu’elle ne changerait pas d’avis.

La jeune femme faisait un effort monstrueux pour finir son assiette. Même si c’était liquide et qu’il n’y avait pas tant de soupe que ça en quantité, les dernières cuillères lui parurent bien difficile à avaler tellement sa gorge se resserrait à chaque passage des aliments. Une fois cette épreuve terminée, elle se tapota les lèvres de sa serviette et hocha la tête avant de se lever et de desservir la table pendant que Dente allait chercher l’instrument tout en passant en revu mentalement son répertoire.

Une fois la vaisselle mise sur le bord de l’évier, elle retourna s’asseoir sur une chaise, plus pratique pour jouer que dans un fauteuil. La jeune femme observa avec curiosité l’instrument qu’elle prit délicatement et le tourna pour l’inspecter sous toutes ses coutures. Elle jeta un regard discret à l’élite car le ton de sa voix l’intrigua. Ses relations avec ses parents étaient elles si mauvaises pour ne pas apprécier ce cadeau ? A moins que l’objet avait une connotation particulière. En tout cas, c’était étrange d’offrir un instrument à une personne qui ne semblait pas désirer en jouer et n’avait probablement pas trop le temps d’en faire. Erihis ne chercha pas à en savoir plus, ce n’était probablement pas le bon moment et puis, s’il souhaitait lui en parler, il l’aurait déjà fait.

Elle se réinstalla plus confortablement pour bien caler la mandoline qu’elle réaccorda rapidement ce qui lui permit de retrouver rapidement ses repères.

« - Elle est très bien, ne t’inquiète pas. »

Il ne lui fallu pas longtemps pour trouver la chanson qu’elle allait jouer. Elle ferma les yeux pour se remémorer les paroles et l’air puis doucement, laissa ses doigts pincés habillement les cordes, jouant les premiers accords avec quelques hésitations. Lentement sa voix s’éleva d’abord un peu rauque mais une fois que celle-ci fut échauffée se radoucit. Et voilà qu’elle ne s’arrêtait plus dans sa balade, oublieuse de son public, se concentrant uniquement sur ses doigts qui s’élançaient sur les cordes à la recherche des notes justes et des paroles qu’elle retransmettait avec une émotion presque vibrante.



La dernière note résonna et elle revint doucement à la réalité, rouvrant les yeux pour observer la réaction de son auditeur.

« -Alors, ai-je gagné mon souper et le canapé pour cette nuit ? » plaisanta-t-elle gentiment.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   14/5/2016, 09:39

Au son des premières notes de musique alors que ces doigts caressaient les cordes avec une certaine agilité qui n’avait rien à envier aux artistes professionnels. Déposant son coude contre l’un des accoudoirs du fauteuil déposant son menton contre son poing fermé retenant sa respiration en entendant sa voix commencent à accompagner la musique de manière mélodieuse. Suivant les premières paroles en la regardant jouer et chanter, il finit par sentir ses pompières devenir de plus en plus lourde alors qu’il semblait profiter encore plus de la mélodie une fois les yeux fermé. Laissant ses paupières se refermer doucement pour laisser son imagination le guider au son de la douce musique qui emplissait la pièce. Tous problème, tous doute semblaient avoir disparu pour ne laisser que mélodie qui remplissait sa tête ses pensées. Il n’était pas en train de dormir ni en train de se reposer mais simplement d’écouter et d’apprécier cette musique qui parlait d’amour.

Ouvrant les yeux avant la fin des dernières notes et quelque instant avant qu'Erihis n’ouvre les siens. On pouvoir voir sur son visage qu’il était rempli d’une satisfaction certaine après l’avoir écouté. Se relevant de sa chaise en applaudissant il fit une légère révérence.

- C’était magnifique.

Retournant s'asseoir dans sa chaise devant elle avec le sourire aux lèvres.

- Tu as parfaitement ton souper ainsi qu’une nuit dans une lit bien chaud.

Elle pourrait facilement voir que ce qu’il venait de dire l’amusait beaucoup, il savait bien qu’elle n’accepterait pas de dormir dans son lit pour la nuit et ne la forcerais pas plus. Elle avait quand même fini de manger malgré son mal et en plus avait accepté son hospitalité. Regardant l’instrument qu’elle tenait dans les mains, il lui indiqua et d’une voix calme.

- Si vous l’aimez gardez là. J’en ai toujours pris soin si on peut dire.

Laissant son dos se déposer contre le dossier du fauteuil pour remonter son menton de manière à regarder le plafond. Prenant une longue respiration, il finit par murmurer de manière asses faible mais asses fortes pour que la jeune femme l’entende.

- Ma mère me voyait souvent m’occuper de mes armes, les polir, les nettoyer, … Et je ne sais pas si c’est pour se moquer de moi ou pour m’apprendre quelque chose mais elle a voulu que je m’occupe de cet instrument. Non pas dans le but de jouer avec pour avoir entre mes mains autres chose que des armes et des livres. C’est asses ironique je trouve par ce qu'à leurs manières les instruments de musique peuvent être plus dangereux que des armes. Mais depuis ce temps je l’ai gardé pour m’en occuper sans jamais l’utiliser.

Qu’allait-elle penser de lui après avoir entendu ca ?

- Je comprends maintenant pourquoi tu désirais être musicienne, tu as un véritable don pour la musique, c’est certain.

Regardant Wild avec toujours son sourire alors que bien qu’il lui parlait, ces mots étaient pourtant plus destinés à la jeune musicienne.

- Tu as de la chance de pouvoir assister à chacune des représentations que ta maîtresse donne.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   22/5/2016, 10:53

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



Erihis ne put s’empêcher un sourire et un léger rosissement à son compliment et à sa réaction. C’était toujours agréable et plaisant de savoir qu’on appréciait sa passion. Elle fronça légèrement les sourcils avec un air taquin en réponse à sa taquinerie. Elle avait décidé qu’elle dormira dans le canapé, un point c’est tout. Il pouvait déjà s’estimer heureux qu’elle ne décide pas à même le sol car la jeune femme en aurait tout à fait été capable. La Mylessie était aussi soulagée de constater que son repas était resté bien au chaud dans son estomac. Etait-ce grâce à la soupe ou au fait qu’elle est pensée à autre chose et se soit détendu ? En tout cas, cela avait été efficace et elle se sentait bien mieux, que ce soit sur le plan physique ou mental. Malgré qu’elle n’en montra rien, elle était légèrement choquée qu’il lui proposa de garder l’instrument. C’était à la fois un bien de grande valeur monétaire et sentimentale. En tout cas, elle ne comprenait pas la démarche de la mère de Dente. Et il fallait dire que niveau parental, ce n’était pas sur les siens qu’elle pouvait compter pour comprendre les autres familles.

« - Je sais pas si c’est un don, mais ça a été beaucoup de travail, de persévérance et de passions. C’était le seul domaine dans lequel je pouvais m’épanouir sans être réprimandée ou comparée à mon aînée. Et j’ai eu un très bon professeur. »

Wild, qui entre temps avait quand même mangé toute la viande séchée qui avait été mise à sa disposition l’air de rien, redressa la tête en se sentant concerner. Eri laissa sa main glisser le long du fauteuil pour l’inviter à venir et le gratouilla avec affection derrière les oreilles quand il s’installa à son côté.

« - Peut être que je lui casse les oreilles, qui sait si les loups ont l’oreille musicale. Mais il est vrai qu’il est mon plus fidèle public. »

Elle tendit l’instrument à Dente :

« - Tu devrais la garder. De plus, ce n’est pas un des mes instruments préférés. Tu sais, tous les parents strictes ne le font pas par plaisir mais pensent sincèrement qu’ils font de leur mieux pour offrir un avenir prometteur à leur progéniture. As-tu essayé de reprendre contact avec eux depuis ton départ ? Tu devrais leur demander au lieu de garder tout ça pour toi. Vivre dans les spéculations et le doute, ce n’est pas bon pour le cœur.»

Elle regarda songeusement un moment la mandoline avant de lui proposer :

« -Au lieu de la polir à force de la nettoyer, tu préfèrerais pas apprendre à en jouer ? Si tu y mets autant d’énergie, de régularité et d’attention que tu le fais pour les armes, tu auras tôt fait de savoir en jouer. Et ce qui est certain, c’est que les instruments de musique chez un homme sont une terrible arme de séduction, je te rejoints sur ce point. Alors je te raconte même pas le nombre de prétendante que tu vas avoir si tu es un homme célibataire, élite, bien gradé et qui a une âme de musicien. La musique réunit les gens en plus. Alors, convaincu ? »

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   13/6/2016, 22:08

Le général comprenait le travail que pouvais demander la perfection, il fallait répéter encore et encore et encore les mêmes choses, les mêmes mouvement. Comme on lui avait toujours appris dans sa caserne, on ne peut se venter que quand on est sûr de l’avoir mérité. Prenant l’instrument en le regardant, il fit glisser ses doigts le long des cordes puis sur les différents dessin que qui ornaient l’instrument. Il est vrais que Dente avait pensé plusieurs fois à essayer d’en jouer pour se détendre ou alors simplement pour profiter de la musique quand bon lui semblerais. Pourtant il trouvait toujours quelque chose a faire de plus important que d’apprendre la musique. Relevant son regarde vers la jeune femme, il fit un petit oui de la tête.

- Oui je comprend tous à fait, c’est vrais que apprendre à en jouer pourrais être intéressent, je … J’y réfléchirais, il est vrais que j’ai plusieurs fois pensé à essayer mais avec mes fonctions de général je n’ai jamais pris le temps de vraiment apprendre.

Glissant un peu plus ses doigts contre les cordes, il prit de manière presque similaire la position de la jeune femme quand elle avait joué. Glissant lentement et avec une certaine précision ses doigts sur les cordes, il fit glisser sa deuxième main pour commencer a les pincer laissant sortir un son plutôt beau bien que ce n’étais que refaire ce qu’il avait vue.

- C’est plus compliqué que ce que je pensais je dois l’avouer, je comprend maintenant pourquoi musicien est un métier à part entière.

Essayant avec une autre position, cette fois si un son beaucoup moins jolie en sorti, lui arrachant une grimasse au visage alors qu’avec un calme parfaitement contrôlé, il déposa l’instrument sur le côté.

- Je pense que j’essayerais plus tard.

Une chose qui énervait au plus haut point le général c'était l’échec, il concevais que tous le pouvais pas être facile au point de réussir du premier coup pourtant à chaque échec il ressentait comme un devoir de recommencer encore et encore pour arriver a réaliser ce qu’il à entreprit. Reposant son coude sur l'accoudoir du fauteuil il regarda la jeune femme, cela faisait plusieurs fois qu’elle parlait de prétendante mais c’était une chose qu’il n'a jamais connu. Détournant les yeux sur le côté avec un peu de honte il sentir rapidement ses doigts devenir moite.

- Je n’ai jamais eu de prétendante, aussi bien par arrangement que par amour, … Habituellement aucune femme ne reste bien longtemps à mes côtés … Dites moi … Et bien comme tu es une femme … Je voulais savoir comme on peut … Enfin voir ou ressentir que l’on à de l’attirance pour une femme ? Je ne sais pas à quoi cela ressemble, ni ce que c’est … Comment voir quand on attire une femme ? Et comment réagir dans ce genre de cas ?

A cet instant Dente était presque totalement vulnérable, éprouvant une certaine gêne pour avoir poser ce genre de question. Il n’avais une réellement conscience de la différence de position social entre eux.

- Je n’ai jamais posé ce genre de question … Tu n’est pas obligé de répondre c’était bête de demande ça excuse moi.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   13/6/2016, 22:21

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne



Au silence qui s’installa entre eux alors que le général observait l’instrument, Erihis se rendit compte de son côté insistant. C’est vrai que la musique était une passion pour elle et qu’elle souhaitait la partager du plus profond de son être, tout le monde n’était pas ainsi. Peut être aussi n’était-elle pas totalement honnête sur la raison qui la poussait à amadouer Dente. Certes, la première cause de son enthousiasme était cette envie irrépréhensible de partager sa passion, derrière se cachait aussi le besoin d’avoir Dente à ses côtés, d’avoir une raison valable pour le voir indépendamment de leur rôle et de leur rang. Elle voulait croire à cette amitié qui semblait naître entre eux, à cette proximité et elle en avait besoin. Mais c’était égoïste et irresponsable surtout avec l’emploi du temps chargé qui allait être le sien ainsi que face à la menace (réelle ou non) à laquelle il fallait se préparer. Et Dente était général, lui non plus ne pouvait se permettre de manquer à ses devoirs.

Pourtant, une chose était indéniable, c’était un bon copieur. La posture était presque bonne ainsi que sa position des mains. Elle ne saurait dire si c’était naturel ou non pour lui mais pour un premier essai, c’était plus qu’encourageant. Elle-même n’avait pas eu autant de faciliter à sortir un son correct la première fois.

La jeune femme s’était redressée pour le corriger mais Dente avait déjà laissé échapper un nouveau son, beaucoup moins agréable celui-ci ce qui sembla considérablement réduire son intérêt pour l’instrument.

« - J’ai eu du temps pour apprendre mais il me manque encore beaucoup de maîtrise. Ma formation n’est malheureusement pas aussi complète qu’elle aurait pu l’être. » Elle marqua un temps d’hésitation. « Excuse-moi pour mon insistance, il est vrai que tu dois déjà être bien occupé et tu dois avoir envie de faire autre chose du peu de temps libre qu’il te reste. »

Erihis ne s’attendait pas à ce retournement de situation et surtout cette mise à nue de l’élite qui la fit quelque peu rougir de gêne. Les questions qu’il venait de poser la mettait dans une position de malaise surtout au vu de sa propre expérience et de code de bonne conduite qu’une femme de sa position aurait du suivre. Elle se renfonça dans le fauteuil, enveloppant de ses bras ses jambes qu’elle avait attirées contre elle. Son regard s’était plongé dans les flammes. Il s’était dévoilé, elle se devait de lui rendre la pareille même si cela risquait de ternir son image.

« - Je ne connais pas non plus ce sentiment … J-j’ai connu l’attirance physique et j’ai cédé également à mes caprices. Plusieurs fois. Je ne voulais pas qu’un homme que je n’avais pas choisi, par qui je n’étais pas attirée puisse avoir … Enfin tu m’as comprise. Cela me répugnait. Et mise à part cela, les hommes qui ont pu me faire la cour en tout bien tout honneur étaient plus intéressés par ma position sociale que par ma personne. Et même s’ils avaient éprouvés quoi que ce soit de réel et bien je ne les ai pas laissé m’approcher. Donc tu ne t’adresses pas vraiment à la bonne personne, je le crains … » Elle lui adressa un sourire gêné avant de reporter son attention sur le feu « Elenora … Elenora m’a dit une fois … Que c’est ton cœur qui sait ce genre de chose et qu’il te le fera savoir le moment venu et le fera comprendre à ton esprit à ce moment là. Et avec eux deux, tu sauras quoi faire. »

Erihis se tut, son esprit imaginant à quel point se serait cruelle pour elle d’aimer et de ne pouvoir vivre avec cette personne qui aurait conquis son cœur. Car c’est ce qui arriverait. Etait ce pour cette raison qu’elle avait une demi-sœur ? Parce que son père avait aimé une femme mais ne pouvait lui faire partager sa vie ou bien était juste une simple infidélité dictée par le désir ?

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   13/6/2016, 22:23

Regarda l’instrument de musique alors que c’est justement grâce à elle qu’il avait essayé pour la première fois d’y jouer et arriver à faire en sorte qu’il arrive à sortir rien qu’une note de musique était un véritable exploit. Même si Dente avait fait une petite erreur, lui donnait encore plus envie de continuer à essayer pour apprendre qui sais peut-être arrivera-t-il a jouer en duo avec Erihis ?

Écoutant la jeune femme, il se rendit compte que sa question était sûrement un peu gênante bien qu’il n’arrivait pas à bien en connaître la gêne que cela pouvait créer chez Erihis. Il semblerait qu'elle non plus n’avais pas connu le sentiment que procuré l’amour. Dente n’avais jamais parlé de ce que pouvait vraiment être l’Amour aussi bien avec son père qui ne lui dicté que les principes même des élites et que tous écart à ces principes et aux entraînements étaient superflu. Crispant un peu ses sourcils alors qu’il était en train de réfléchir à ce qu’elle venait de dire “puisse avoir … Enfin tu m’as comprise”. Glissant ses doigts dans les poils de sa longue barbe en effleurant son menton il continua de l’écouter tant en cherchant dans sa mémoire. Après quelque second, il finit par se souvenir de ce que lui avait dit sa mère “ L’un des devoirs d’une femme c’est de rester pur pour le jour de son mariage “. Mais Dente n’avait pas la moindre idée de ce que pouvait réellement être cette “pureté”. Erihis pouvait parfaitement lire chez Dente qu’il n’avait rien trouvé de gênant dans ces propos ni quelque chose qui pouvait ternir l’idée qu’il avait d’elle.

- Pour ma part je n’ai aussi bien jamais connu d’attirance charnelle que sentimental. Je n’ai jamais connu ce plaisir charnel dont certain homme parle parfois à la caserne. Ma mère m'a parlé un jour qu’une femme devait être pure pour le mariage mais … Enfin si cela ne te gêne pas de m’expliquer bien sûr. Qu’est-ce que cette pureté ? Et pourquoi ? La seule chose qui est importante c’est la fidélité non ? Pour un homme comme moi par exemple j’ai déjà perdu ma pureté en faisant coller le sang de personnes mais pour une femme cela ne doit pas arriver non ?

Voyant la position de la jeune femme sur son siège il se sentit quelque peu gêné d’avoir posé cette question et ne savait pas quoi faire dans ce genre de situation. On l’avait entraîné à être un meneur d’Homme et pourtant face à une personne il ne savait pas quoi faire. Quand il était à Opale, il avait travaillé sur une affaire où il c’était retrouvé avec une jeune femme étant presque dans la même position et quoi qu’il ait fait ce jour-là, il n’avait pas pu changer la situation. C’est une civile qui en prenant la jeune femme dans ses bras, qui permit de faire avancer la situation. Serrent l'instrument qui était dans ses mains il le déposa sur le côté pour se lever vers Erihis en se rapprochant d’elle. Passant sur sa gauche il glissa un bras au niveau de ces jambes et l’autre entre son dos et le fauteuil pour l’attirer contre son torse la regardant dans les yeux. Il n’avait pas la moindre idée si c’était ce qu’il fallait faire en cet instant ou non ou alors qu’elle pourrait être la réaction de la jeune femme a ce qu’il venait de faire.

- Tu n’as pas besoin d’être gêné avec moi car je suis là en tant qu'ami.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   13/6/2016, 22:39

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne


Cette conversation devenait de plus en plus bizarre et honnêtement, la jeune femme ne tenait pas plus que ça à faire l'éducation sexuelle de Dente et cela pour de multiples raisons à commencer par le fait qu'elle n'était pas fière d'avoir agi ainsi. Cela n'empêcherait pas Erihis de recommencer si c'était à refaire, elle ne regrettait en rien ses choix mais ce n'était pas le genre de chose dont elle pouvait se vanter. Et énoncer, même si c'était Dente en face d'elle ou peut être justement à cause de cela, ce qui l'avait poussé à avoir de telles relations leur donnaient un côté ridicule. Elle pouvait en citer déjà quelques uns comme le fait de ne vouloir donner sa virginité à un homme qu'elle n'avait pas choisi, qu'elle n'aimait pas mais il y avait plus que ça, c'était sur le moment un besoin de se sentir aimée, désirée et pas uniquement comme seconde fille du Doyen. Un besoin d'exister quelques temps aux yeux de quelqu’un. Combler un vide que même Elenora ne parvenait pas à l'époque à remplir. Tout cela pour dire qu'elle gardait obstinément son regard rivé sur les flammes pour éviter celui du général.

« - La nature féminine t'es donc bien inconnue … La fidélité … » Elle repensa à son père, à cette lettre et cette mention qu'Hygérie avait faite à propos d'une hypothétique demi-soeur et soupira. « N'en parlons plus veux-tu. »

Elle avait du mal à comprendre comment on pouvait être aussi innocent et inculte sur le sujet qu'il l'était. La Mylessie pensait pourtant que c'était le genre de sujet que les hommes aiment entretenir entre eux. Enfin, s'il avait pu quitter aussi facilement son île natal, c'est qu'il ne devait pas y avoir beaucoup d'amis pour le retenir. Plongée dans ses pensées, elle ne prit pas garde lorsque l'élite se déplaça pour se rapprocher d'elle et puis elle se sentait tellement en confiance ainsi qu'en sécurité qu'elle n'était pas prête à réagir à quoi que ce soit. Même Wild semblait s'être laissé gagner par la somnolence et se montrait moins vigilant. Aussi la jeune femme eut un léger sursaut avant de se figer totalement en sentant les bras musclés de Dente l'enlacer. Si ça avait été un autre que lui, il se serait probablement pris une gifle pour avoir osé pénétrer dans son espace personnel. Mais ce contact était loin d'être désagréable. Erihis ferma les yeux, se rappelant de doux souvenirs où Elenora était là et la prenait dans ses bras. Oh si seulement elle pouvait remonter le temps ! Elle finit par se détendre et se laisser aller à ce moment de tendresse ou de faiblesse, elle ne savait trop comment appeler cet instant.

« Merci » est la seule chose qu'elle trouva à répondre. Après quelques instants à profiter de ce rapprochement, elle se détacha à contrecœur, les joues légèrement rougies.

« Il serait temps d'aller dormir, je pense … Tu dois te lever aux aurores et moi aussi. Beaucoup de préparations m'attendent ... »

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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   13/6/2016, 22:45

Se reculant lentement d’elle en se sentent étonnement gêné. Ce n’était pas la première fois qu’il prenait une femme dans ses bras, il faut dire que même si personne ne peut s’en douter, Dente à prit beaucoup de cours de danse pour savoir se tenir en haute société et il est très bon danseur. Mais ce n’était pas la même chose, il n'y avait pas cette notion de cours ou de notion d'entraînement, il venait de son propre chef de la prendre dans ces bras. Faisant le tour de la chaise ou la jeune femme se trouvait il se rapprocha du feu pour rajouter quelque bûches laissant ces mains effleurer les flammes sans réellement sentir la chaleur.

- Tu as raison il commence à ce faire tard et si nous voulons nous lever au petit matin autant allé se coucher.

L’idée de la laisser sur un fauteuil comme ça, c'était quand même la future Doyenne d'Îleglace … Mais il fallait se résigner, en cet instant ce n’était plus l’héritière qu’il avait en face, c’était Erihis.

- Ma chambre est la première porte en haut s’il y a quoi que se soit viens me voir, je ne dors jamais vraiment donc il ne faut pas avoir peur de me réveiller.

Faisant le tour au niveau des fenêtres et porte pour vérifier que tous étaient bien fermé, quand il se retrouve à être seul chez lui cela n’est pas vraiment un problème mais il avait la responsabilité de la sécurité d'Erihis. Les gardes allaient certainement passer, mais avec la visibilité qu’il y avait ce n’étais pas vraiment sécurité. Une fois terminé il retourna vers la jeune femme pour se mettre en face d’elle en s’inclinant légèrement et fit de même en direction de Wild.

- Je suis contant de voir que tu vas mieux maintenant, si tu as froid il y a des couvertures dans la cuisine il ne fait pas hésiter à se servir. Je serais toujours présent si tu as besoin de quelqu’un à qui parler a qui te confier, je ne suis pas en effet le plus expérimenté des hommes mais je sais garder un secret.

Faisant un petit sourire il se retourna pour aller dans sa chambre. Laissant la porte ouverte pour mieux entendre ce qu’il pourrait se passer en bas il plaça à côté de son lit son épée et une dague pas très loin. Se glissant sous sa couverture il se mit à réfléchir à ce que venait de lui dire Erihis. La fidélité, est-ce que c'était ça la pureté ? Mais comment perdre sa pureté ? La fidélité se donne a quelqu’un mais on peut la perdre en fonction de nos actes …

- Rha c’est a n’y rien comprendre …

Si cette pureté était quelque chose que devait garder les jeunes femmes pour leurs maris alors cela veut dire que c’est quelque chose que seules les femmes possèdent et qu’elles ne possèdent qu’une seule fois. Cela ne peut pas être simplement la fidélité …. Il y a certainement autre chose mais quoi ? Dente réfléchi à une personne qui pourrait le conseiller et la seule personne qui lui passa à l’esprit était Nieven son commandant. Un homme dont il avait une entière confiance et qui devait certainement avoir des réponses à ces questions. Ferment les yeux lentement il ne rentra pas dans un profond sommeil puisque son esprit le maintenait quelque peu éveillé comme pour le laisser sur ses gardes.


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MessageSujet: Re: Les mots que l'on ne dit pas [Dente]   13/6/2016, 22:46

Les mots que l'on ne dit pas - 95ème jour d'automne


Erihis avait que trop apprécié ce contact entre eux et ce n'était pas bien du tout. Elle devait se reprendre en main et rapidement. Il y avait toujours cette pensée qui tournait quelque part en boucle que tôt ou tard, quelque chose ou quelqu'un viendrait briser cette amitié, la confiance qu'elle avait mis en lui. Et elle n'avait déjà que trop souffert de perdre des proches. Il y avait également le fait qu'elle ne pouvait se détacher du fait qu'il était le Général d'Ileglace. Entretenir une amitié entre eux était dangereux. Autant pour l'un que pour l'autre. Les langues de vipère n'étaient jamais loin et leur venin se répandraient rapidement. De plus, elle était consciente de ce qu'on pouvait faire par amitié, pour protéger un proche. Elle ne supportait pas l'idée qu'il puisse risquer sa carrière pour laquelle il avait tant donné.

La jeune femme profita que Dente soit occupée à faire le tour de la maison pour se recentrer et faire disparaître sa gêne.

Je suis content de voir que tu vas mieux maintenant, si tu as froid il y a des couvertures dans la cuisine il ne faut pas hésiter à se servir. Je serais toujours présent si tu as besoin de quelqu’un à qui parler à qui te confier, je ne suis pas en effet le plus expérimenté des hommes mais je sais garder un secret.

Elle lui sourit doucement mais intérieurement, elle en était effrayée. C'était bien cela le problème. Un doyen aura toujours des secrets et certains ne peuvent pas être cautionner par le Général. Elle ne pouvait décemment pas lui dire qu'elle avait tout orchestré pour que son mariage soit annulé, et de la même façon qu'elle avait participé au plan pour dénoncer les agissements de ses parents parce que dans les deux cas, ce n'était pas loyale ni honnête. S'il avait été au courant, qu'aurait fait Dente ? L'arrêter ? La dénoncer ? Elle en doutait, hors c'était son rôle.

La mésorianne eut du mal à trouver le sommeil et finalement, elle ne trouva le repos que lorsqu'elle quitta le confort du canapé pour s'installer contre Wild, rouler en boule près de la cheminée. Elle fut réveillée, peu avant l'aurore par le froid. En effet le feu dans l'âtre s'était éteint. Aussi silencieuse que possible, elle se rendit dans la cuisine et fouina un moment avant de trouver ce qu'elle voulait. Elle entreprit maladroitement de préparer le petit déjeuner pour Dente, en remerciement pour son hospitalité. Elle prépara donc deux œufs au plat, un peu brûlé signe qu'elle était peu coutumière de ce genre de chose, des tranches de viandes fumées et elle alla acheter du pain frais ainsi que du beurre qu'elle lui laissa dans un petit panier à côté. Et pour ne pas avoir l'air de fuir comme une voleuse, elle lui laissa un petit mot :

" Merci de m'avoir accueilli et écouté. Nous devrions cependant éviter de nous montrer aussi proche à l'avenir. J'espère que le petit déjeuner sera mangeable. Qu'Hygérie veille sur toi."

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