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 Enfants d'Hygérie

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Fille d'Hygérie au coeur rebelle
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MessageSujet: Enfants d'Hygérie   29/6/2018, 19:37

Enfants d'Hygérie - Hiver 1651 - Temple d'Opale


– Vous devriez aller vous reposer, Victoirine.

La prêtresse n'entendit pas vraiment le conseil de son aînée, plongée dans la contemplation des flammes qui brûlaient dans l'âtre. Un frisson lui remonta le long de l'échine, malgré la chaleur de la cheminée, malgré la couverture qui recouvrait ses jambes et malgré le bol de tisane fumante qu'elle tenait entre ses mains. Cette sensation de froid ne l'avait pas quittée depuis... l'incident. Comme si son sang s'était cristallisé à l'intérieur de ses veines, rien ne parvenait à réchauffer son corps. Avec douceur, elle souffla par-dessus la tisane ambrée et porta l'infusion à ses lèvres. Le liquide brûlant coula dans sa gorge, elle pouvait le sentir, mais cela ne lui apporta aucun réconfort. Victoirine savait d'avance que les plantes sédatives et relaxantes qui avaient servi à préparer sa boisson chaude ne lui seraient d'aucune utilité.

– Depuis quand n'avez-vous pas dormi, mon enfant ?

La jeune femme tourna enfin son regard vers le visage de la religieuse, aux rides profondes et marquées. Victoirine se retint de dire à cette vieille chouette d'arrêter de poser des questions ineptes. Elle se contenta de lui servir un sourire aimable et empli de fausse gratitude. Ce n'était pas en mordant celles et ceux qui lui tendaient une main charitable qu'elle réécrirait le passé. Qu'elle empêcherait ses sœurs d'être torturées et assassinées. Qu'elle protègerait Amaryllis de ses violeurs. Qu'elle éviterait d'être poignardée dans le dos par ceux qu'elle avait toujours défendus... Cette vieille femme ne savait pas comment lui apporter du réconfort, c'était évident, mais elle voulait bien faire. Victoirine ne pouvait pas lui reprocher d'essayer. Personne ici n'avait vécu ce qu'elle et ses sœurs avaient enduré et personne ne saurait jamais comment les réconforter – à supposer qu'elles puissent l'être un jour. De telles blessures laissaient des traces indélébiles. De profondes griffures s'étaient imprimées dans leur chair et dans leur âme, qu'aucune magie du soin ne pourrait jamais effacer. Victoirine reporta son attention sur la danse des flammes dans l'âtre, souffla sur son infusion aux plantes et avala une dernière gorgée. Elle rassura son aînée en lui indiquant qu'elle irait se coucher après avoir terminé sa boisson, puis la pria ensuite de se retirer car elle avait besoin d'être un peu seule.

Victoirine porta machinalement une main à son visage, pour en sentir les aspérités et les renflements. L'effleurement de ses doigts contre sa peau la fit grimacer. La douleur avait disparu grâce à la magie de la Déesse, mais elle portait encore les stigmates des coups qu'on lui avait infligés. Visibles aux yeux de tous, ces marques signaient la trahison des Torkos. Sous le coup de l'émotion, la jeune femme porta une main contre sa bouche et étouffa le sanglot qui lui montait. Les larmes faisaient briller son regard clair, mais elle résistait à l'envie de s'effondrer. Depuis qu'elle avait quitté le temple, elle ne s'était pas autorisée à montrer le moindre signe de faiblesse. Elle était en vie. Son intimité n'avait été souillée. Elle n'avait pas le droit de pleurer. Non, pas le droit...

Elle s'enroula dans la couverture et traversa les allées du temple, sous le regard des élites postés à chaque coin du bâtiment. Elle n'aimait pas leur présence dans ce lieu sacré, mais elle devait reconnaître que cette présence la rassurait, malgré ce qu'elle pouvait en penser. Elle sortit par une petite porte de service, qui la conduisit dans les jardins du temple. Au-dehors, la nuit était calme. Le silence nocturne était moins anxiogène que les sons de la journée, où chaque bruit, chaque mot prononcé un peu trop haut, faisaient sursauter la prêtresse. Elle se détestait de réagir ainsi, mais la vérité était qu'elle ressentait la peur s'enrouler au creux de son ventre à chaque seconde qui passait. Même si elle avait fait bonne figure, pour soutenir ses sœurs meurtries, Victoirine était au bord de la rupture. Terrorisée, blessée, en souffrances... et surtout trahie.

Sans vraiment réfléchir à une destination, absorbée par des pensées morbides, l'hyranne erra à pas lents à travers les chemins fleuris. Instinctivement, elle émit un petit sifflement pour appeler sa chienne. L'envie de glisser ses doigts dans le pelage doux et chaud de Baïka été irrépressible. Un geste qu'elle faisait souvent quand elle sillonnait Archipel. Mais la chienne ne répondit pas. Elle n'était pas aux côtés de sa maîtresse. Elle aussi, les Torkos l'avait tuée. En réalisant que même sa chienne, ils le lui avaient pris, Victoirine s'effondra. C'était un détail dans l'atrocité du cauchemar dont elle ne parvenait pas à s'extraire... mais un détail qui avait le pouvoir de la briser définitivement. Submergée par la vague de ses émotions, la jeune femme s'arrêta, s'agenouilla par terre, enfouit son visage entre ses mains et se mit à pleurer bruyamment. Son cœur expulsait toute sa colère, sa tristesse et son désespoir. C'était un cri de détresse, vibrant dans la nuit.





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MessageSujet: Re: Enfants d'Hygérie   29/6/2018, 22:44


« Votre Mâssainteté, vous souvenez-vous de ce que votre ancêtre à fait à nos Berserkers, quand nous avons perdu la guerre, que vous nous avez privé de notre liberté et de notre Dieu ? »

C’était l’une des premières choses que la Dirigeante de la Griffe lui avait demandé… Elle lui avait jeté cette question avec un ton badin, anormalement détendue, visiblement insensible à la nuée d’élites qui entouraient le duo qu’ils formaient. Elle avait planté son regard gris dans les yeux bleus du Mâss comme pour le mettre au défi de répondre. Il n’avait pas aimé cette attitude… Pas plus qu’il n’avait aimé la perspective de cet entretien, car l’attitude étrangement coopérative de la Griffe n’avait dupé personne : « Ça sent le piège ».

Et pourtant, la possibilité d’un piège semblait bien trop stupide, même pour Bersok. Oui son peuple se relevait. Oui ses Berserkers étaient de retour, mais ils n’étaient qu’une poignée… Et si la société et le commerce Mésorian souffraient de l’abolition de l’esclavage, l’armée Mésorianne, elle, n’avait jamais été aussi puissante. Il n’avait suffi qu’un coup d’œil aux archives, pour prouver à Darius qu’il avait sous ses ordres bien plus d’hommes qu’il en avait fallu à Adrius pour faire plier les Torkos. Bersok ne pouvait ignorer ça… S’il projetait que la Griffe assassine le Mâss, alors c’était que sa première défaite ne lui avait définitivement rien appris et qu’il courrait à sa perte.

Malgré cette certitude, il avait fallu de nombreuses réunions avec ses conseillers pour organiser cette rencontre et essayer de prévoir le pire et comment s’y préparer. « Envoyez un émissaire » « Envoyez une doublure » «  N’y allez pas en personne » voilà les conseils qu’on lui avait le plus souvent formulés, mais Darius les avait rejetés.
-Il faut que ce soit moi. Si leur souhait de trêve et d’alliance est sincère, ne pas me déplacer en personne risque d’insulter Bersok. S’ils projettent de me tuer, le Dieu-ours n’aura pas la patience d’attendre et nous seront fixés sur ses intentions… Je m’y présenterai avec une armée suffisante pour rivaliser avec la Griffe à la moindre tentative. Quand à ma protection, j’ai en ma possession suffisamment de présents Okanakis pour le préserver d’une attaque. J’irais donc en personne. Hygérie m’accompagnera. Hygérie me protégera. Avait-il répliqué, fermement.

Oui, Hygérie l’accompagnerait, comme elle le faisait depuis sa naissance. C’était un secret qui ne concernait que la famille Beauroix, mais le pacte qu’ils avaient fait avec la Déesse des siècles précédents assurait à l’héritier du trône la protection de la Déesse. Darius n’avait pas encore d’héritier : il portait donc encore la trace d’Hygérie et l’art du soin coulait dans ses veines d’une façon unique… Qu’il s’écorche seulement la main et la marque qui lui enserrait le nombril se manifestait pour le soigner immédiatement.

C’est donc couvert d’objets magiques, de l’anneau de protection, à la cape de fer, et protégé par la magie sainte de sa Déesse que Darius s’était présenté à Kahrna Kerrak, Cheffe de la Griffe noire.
Une seconde lui avait suffi pour détester la Berserker… Mais il avait mis son ressenti de côté, car il connaissait son rôle : celui d’unifier les peuples… Zhäa ne tarderait pas à revenir et les Mésorians ne pouvaient mener deux guerres en même temps. Qu’ils se dispersent et ils ne seraient pas les seuls à tomber sur les fidèles de Zhäa… Les Okanakis attendaient aussi beaucoup de cette réunification. Le sort d’Archipel se jouait à cet instant historique… Il ne devait pas faiblir. Ainsi se força-t-il à tolérer l’attitude désobligeante de la Torkos. A sa question, il avait refusé de se dérober et avait donc répondu :
-Il a ordonné leur décapitation.

La réponse avait accroché un sourire nostalgique aux lèvres de la Berserker…
-Ah oui… C’est vrai… Je m’en rappel maintenant. Avait-elle lâché.

Sur l’instant son ton avait mis mal à l’aise Darius…Mais à présent, cette phrase et cette intonation hantaient ses nuits… Comment n’avait-il pas compris, à cet instant, la nature du piège qui n’allait pas tarder à se refermer sur eux. Il aurait comprendre…

Pour le reste, le souvenir de ce qui avait suivi était encore pour lui une insupportable épreuve… A l’instant même où, à des kilomètres de là où il se trouvait, les temples se faisaient attaquer, il avait ressenti la détresse et la colère d’Hygérie. Au plus profond de son être, le lien qui l’unissait à elle avait vibré avec une force telle qu’il jurait l’avait entendu hurler… Et puis, la Griffe était passée à l’acte. La berserker avait pris sa forme guerrière pour se jeter sur lui. Ses souvenirs s’arrêtaient là. Après, venait se réveil… Le pire de tous. Pendant son inconscience… Il avait rêvé.  Cauchemardé plutôt… De cris, du sang, des temples en feu, des prêtresses qu’on profanait… Il s’était arraché à cette horreur, le corps trempé de sueur et le cœur comprimé par cette urgence impérieuse : « Il faut empêcher ça. »
Mais il était trop tard…  Bien trop tard… Quand il s’était réveillé, plusieurs jours s’étaient déjà écoulés. On l’avait ramené vers la capitale et on lui annonçait la terrible nouvelle, avec pour seule maigre consolation qu’ « on avait réussi à blesser grièvement la cheffe de la Meute… ». Il n’avait pas réussi à en éprouver le moindre soulagement… Le cri d’Hygérie, cette plainte divine, accrochait toujours son âme. Jamais sa Déesse n’avait eu une lamentation aussi déchirante… Darius ne cessait d’y songer, se plongeant dans un mutisme qu’il n’avait brisé que pour annoncer le plus grand Deuil que son peuple n’avait jamais connu, qu’il affichait lui-même par une tenue intégralement noire. Pour la première fois de sa vie, le Mâss accepta qu’on s’occupe de lui. Prétendre qu’il en était toujours capable était un mensonge… Son deuil et la peur qu’il nourrissait pour Hygérie, étaient trop solidement ancrés dans son âme et le plongeaient inlassablement dans les noirceurs suffocantes de la culpabilité… Il mangeait peu et priait beaucoup. Mais la déesse,elle, restait muette…

Alors, il décida de se rendre au temple. Cela le prit, comme une urgence… Ses protecteurs élites auraient, bien évidemment refusée une telle sortie. Voilà pourquoi il se substitua à leur garde pour le faire… Il n’y avait rien de raisonnable dans cette attitude. Mais la priorité du Mâss n’était plus à la sagesse… Si Hygérie souffrait, sa place était à ses côtés.

Il savait qu’il ne pouvait se rendre à l’intérieur du temple sans avoir à faire aux élites qui y étaient postés… Cela n’avait pas d’importance… Il se contenterait des jardins. Là-bas se trouvait une statue à l’effigie d’Hygérie au pied de laquelle, gamin, il affectionnait de s’assoir pour contempler, pendant des heures, la beauté de la Déesse. C’est là qu’il voulait se rendre… Encapuchonné, il s’avança donc vers la statue. Il y posa la main sur la pierre froide et austère.
-Je suis venu. Je suis là… Murmura-t-il, fermant les paupières avec ferveur, il ajouta…

-Je suis votre serviteur…Je l’ai toujours été… Mais, par pitié, faite moi un signe… Juste un signe.
C’est là qu’il entendit la plainte. Un sanglot étouffé, remplit de détresse qui lui fit ré-ouvrir les yeux. Il n’attendit pas une seconde et se précipita vers le bruit…La femme qu’il y découvrit n’était pas Hygérie. Agenouillée au sol, elle avait dû l’entendre arriver en courant car elle avait redressé son visage baigné de larme vers lui. Ce visage lui était familier et lorsque le nom lui revint, « Victoirine Revaurent », il l’accueillit comme un coup de poing en plein ventre. C’était l’une des prêtresses qui avaient plaidoyer en la faveur des Torkos… Il se rappelait d’elle, à cause de son regard enflammé et de la façon dont elle avait pris la parole. Il avait été impressionné par son argumentaire… Par la ferveur qu’elle avait mise dans ses paroles… Mais aujourd’hui, il n’y avait plus la moindre trace de ce feu ardent dans ses prunelles… Il n’y avait que des larmes et de la peur. Darius se rappela alors de son accoutrement et rejeta sa capuche en arrière pour dévoiler son visage.
-Marcheuse Revaurent… N’ayez crainte, je ne vous ferez aucun mal. C’est moi. S’entendit-il murmurer, en couvrant d’un regard tendu la silhouette du temple pour vérifier qu’un élite ne passait pas par là.
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MessageSujet: Re: Enfants d'Hygérie   11/7/2018, 09:13

Enfants d'Hygérie - Hiver 1651 - Temple d'Opale


La prêtresse ne s'en aperçut pas tout de suite, mais lorsque le bruit d'une course parvint à ses oreilles, elle braqua son regard terrorisé vers la provenance du son, dans une posture tétanisée. L'épouvante suppléa instinctivement le désespoir dans ses veines et dans ses prunelles, tandis qu'elle visualisait la silhouette masculine encapuchonnée qui s'approchait d'elle. Victoirine n'était plus maîtresse de ses pensées, de ses émotions, et la logique lui faisait à présent défaut dans son analyse des évènements. Quand bien même cela était impossible - le temple avait été transformé en forteresse inviolable - elle ne voyait rien d'autre en cette silhouette encapuchonnée qu'une présence menaçante et dangereuse, venue pour lui faire du mal. Venue pour terminer le travail. À cet instant, la peur semblait capable de faire bondir son coeur en dehors de sa poitrine.

Victoirine reconnut d'abord la familiarité de la voix qui prononçait son nom, avant de reconnaître le visage débarrassé de sa capuche. La terreur reflua légèrement, laissant la prêtresse avec une sensation désagréable de confusion et de flottement. Elle accusa le contrecoup, se sentant presque défaillir sous la violence des émotions qui se succédaient les unes après les autres. Elle s'aperçut alors qu'elle tremblait comme une feuille et qu'elle était bien incapable de se relever toute seule. Et encore moins de s'occuper des bienséances d'usage... Se comporter envers le Mâss avec la déférence qui lui était due était le cadet de ses soucis. Mâss ou non, dans de telles circonstances, Victoirine n'en avait que faire. Elle déploya son bras tremblant vers Darius, l'implorant, sans prononcer un mot, de l'aider à se remettre debout.

L'hyranne frotta son visage avec la manche de sa tunique, pour faire disparaître les trainées de larmes qui avaient rougi sa figure. Elle ne pouvait néanmoins pas empêcher l'humidité de faire briller son regard bleuté, aussi se détourna-t-elle du Mâss pour se soustraire à son observation. Victoirine ne supportait pas d'être vue dans un tel moment de faiblesse. Ou pour être plus honnête, elle ne supportait pas de s'être abandonnée à un tel moment de faiblesse...

Elle avisa la statue de la Déesse à quelques mètres et expira un soupir de soulagement - ou quelque chose qui s'en approchait. Elle s'était laissée guider par ses pas et ces derniers l'avaient conduite tout près la matérialisation physique de la Déesse. L'hyranne ne pouvait y voir autre chose qu'un signe. Une sorte de réconfort.  

Vous êtes la dernière personne que je m'attendais à rencontrer... Votre Mâssaineté, souffla-t-elle d'une voix rauque, encore modulée par l'angoisse et les sanglots.

Victoirine ressentit soudain un profond malaise. Elle baissa les yeux pour ne pas affronter le regard de Darius, sentant les larmes affluer de nouveau au coin de ses paupières. La dernière fois qu'elle s'était tenue face à lui, elle avait plaidé la cause des Torkos en s'appuyant sur les évènements qu'elle avait vécus à Valgöor... Aujourd'hui, ils avaient été trahis par le peuple de Bersok et Victoirine ne pouvait s'empêcher de ressentir une part de responsabilité. La présence du Mâss décuplait ce sentiment désagréable de culpabilité. Elle ne savait que dire, que faire, et se sentait extrêmement stupide d'avoir pu induire le Mâss en erreur par le passé. Elle ignorait quoi dire à Darius, tout comme elle ignorait quoi dire à ses sœurs. Lui pardonneraient-ils un jour ?






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