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 Une plume sur l'oreiller

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MessageSujet: Une plume sur l'oreiller    17/6/2014, 12:36


    Parfois, la douleur était telle que je suffoquais, m'empêchant de dormir. La culpabilité m'empoignait la gorge et serrait, serrait, serrait encore, jusqu'à que l'air ne s'infiltre que par un léger filet dans ma trachée. Et quand, au bord de l'évanouissement, je me calmais  en me concentrant sur mon compagnon à poil qui me léchait la main et couinait, je me maudissais.

    Je maudis ce jour funeste où on t'arracha à moi. Je maudis ma stupidité. Je maudis mon caractère impulsif et irréfléchi. Il est trop tard n'est ce pas ? Me maudire ne me ramènera pas Elenora. Mais il fallait que je tourne cette rage impuissante et cette douleur muette contre quelqu'un. Car oui, lorsque  la culpabilité n'était pas prédominante dans mon cœur alors c'était une colère inépuisable qui l'a remplaçait.

    Pourquoi toi ?! Qui ? Qui avait osé t'arracher à moi ? A mes yeux, il n'y a qu'une seule réponse à cette question tout comme il n'y avait qu'une seule autre coupable … Hygérie.

    Oui, Hygérie ! Elle qui se réclamait mère de tous, protectrice de la santé, rayonnante de bonté. Où était-elle à ce moment là ? Que faisait-elle alors qu'une de ses plus fidèle disciple agonisait ?! Elenora ne l'avait jamais abandonné, elle. Elle avait toujours eu la foi, une foi des plus pure ! Alors pourquoi ! Pourquoi n'était elle pas là pour la sauver ?!
    Elle, oui, qui guérissait même les bandits dans sa grande mansuétude, pourquoi l'avoir abandonnée  ?

    Cette déesse ne méritait pas mon dévouement. Je ne remettrais pas les pieds dans un temple, je n'aurai pas une pensée pour elle, pas une seconde de mon temps, pas une prière pour elle. Je brillerais par mon absence comme elle avait brillé par le sien !

    Elenora … Que puis je faire sans toi ? J'ai besoin de toi ! Tu  le sais très bien ! Tu n'avais pas le droit de partir ! Pas aussi vite. Pas aussi tôt … J'ai peur … Je ne suis pas à la hauteur de leurs attentes. Je ne peux pas, je ne veux pas te remplacer ! Tout me rappelle à toi … Comment puis je le supporter sans toi à mes côtés ? Sans ton sourire, ta chaleur, tes conseils avisés ?
    Reviens moi … Je t'en prie. Je ne peux pas imaginer une vie sans toi ... Reviens moi …

    Et une fois de plus, je m'endormis sur ces pensées, épuisée psychologiquement. Sauf que cette fois ci, mon « rêve » sembla différent car pour la première fois, je ne revoyais pas la fatale chute de ma sœur …


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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    20/6/2014, 16:47


Hygérie -Déesse de la santé

C'était comme une toile d'araignée... Une immense toile faite de fils invisibles et résistants. Des fils qui rattachaient deux choses. Oui c'était comme une toile d'araignée... Qu'un humain prie le lien se mettait à vibrer et la Déesse pouvait le ressentir qui alimentait son essence. Mais inversement elle ressentait aussi le rancoeur à son égard. Parfois ce n'était rien de plus qu'une pensée égarée ... Et parfois non. Elle sentait alors l'humain se délier d'elle, s'arracher à leur lien... Et c'est comme cela qu'elle l'avait sentie Elle.  Lueur parmi tant d'autres qui avait commencé à diminuer à s'éteindre peu à peu, noyée sous les larmes et le chagrin. Hygérie le savait bien ... La douleur humaine était le pire ennemie de la foi.  


 puce3  Dans le rêve de Erihis  puce3 

La scène se jouait, comme à chaque fois... La même cavalcade, et Elenora, la soeur bien aimée d'Erihis qui s'éloignait toujours... Cette fois ci elle disparu complétement de sa vision, emportait par les foulées puissantes de son cheval qui fendait le paysage comme la lame entre dans la chaire. Ils ne furent bientôt, plus qu'un bruit lointain de sabots martelant le sol. Erihis devrait talonner d'avantage sa monture si elle voulait les rejoindre.

Mais alors la scène serait différente... Quand enfin elle arriverait sur les lieu de l'accident, elle y trouverait, comme à l'accoutumé, le corps sans vie de sa soeur. Tuée de la chute. Mais le cheval lui ne serait pas seul.

Il serait entouré d'hommes, tous armés... "Attrapez le !" beugleraient certains. "Il faut l'abattre ! Il a tuée notre Doyenne " Préciseraient d'autres. Mais chacun pointerait son arme contre l'animal apeuré, qui paniqué battrait des sabots comme si cela pouvait éloigner l'inévitable.
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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    13/7/2014, 11:55

    Dans mon cauchemar, je revivais inlassablement la même journée.

    J’avais insisté lourdement toute la matinée pour une promenade en tête à tête l’après-midi. Elenora avait supporté en souriant mon obstination, n’étant pas ravie par cette idée mais pour me faire plaisir, elle finit par accepter. J’étais tellement heureuse de pouvoir passer un peu de temps seul à seul avec elle que je préparais tout dans la précipitation. C’est ainsi que mon ainée se retrouva à monter Ellipse, un magnifique hongre noir mais un peu lunatique et surtout imprévisible car sa propre jument était malade. Mon ainée n’était pas une prodigue de l’équitation. Bien sur, notre éducation poussée nous obligeait à avoir un bon niveau partout mais elle n’était pas particulièrement douée à cheval. Je la soupçonnais même d’avoir peur d’eux mais comme toujours, elle faisait bonne figure. Enfin peu importe. Le fait est qu’elle était avec moi ce jour maudit, juchée sur CE cheval.

    Nous nous mîmes en route, parlant gaiement. Avec quelle joie je savourais ces moments en sa compagnie ! Nous étions bien insouciantes là, rien qu’entre nous, sans protocole, sans secret l’une pour l’autre. Dans notre bonheur, nous n’avions pas remarqué les lourds nuages noircir l’horizon, lugubre annonciateur de l’orage tout comme nous n’avions pas pris garde à l’agitation de nos montures.
    Il nous prit par surprise.
    L’éclair déchira le ciel suivit d’une violente déflagration alors que la pluie s’abattait sur nous, nous fouettant. Ellipse prit peur et fit un bond de côté. Elenora se batailla avec les rênes mais rien n’y fit. Le cheval s’emballa et partit dans un galop effréné. J’étais restée figer, incapable de réagir. Lorsque enfin je repris mes esprits, je ne voyais plus qu’un point sombre projetant de la boue sur son passage. L’angoisse s’empara de moi alors que je talonnais Olympe, ma propre jument. Je me penchai le plus possible sur son encolure, l’encourageant de ma voie et la titillant de mes jambes pour l’obliger à aller toujours plus vite mais rien à faire. Au contraire, j’avais l’impression que le chemin se distordait, qu’il était toujours plus long, similaire, comme si nous faisions du sur place. Le désespoir et la rage m’envahit. C’est alors que la clairière apparut. Je donnais un violent coup de rênes pour stopper ma jument et sautant à terre, cherchant Elenora du regard … Ou plutôt le corps de celle-ci mais au lieu de cela, c’était des gardes qui me barraient le chemin. Et Ellipse. J’écumais de rage contre le monde entier en ce moment même mais je me plaçais entre leur arme et le pauvre étalon avant de me mettre à hurler :

    «Ce pauvre animal n’y est pour rien alors je vous interdis formellement d’y toucher. Vous n’avez rien de mieux à faire ?! Ma sœur va mourir ! On peut encore la sauver ! Appelez une prêtresse, implorer Hygérie, je ne sais pas mais faites quelque chose ! Sauvez la … »

    Ma voie qui était montée dans les aigues quelques secondes plus tôt, mourut dans un sanglot. J’étais au bord de la crise d’hystérie. Non, en fait, j’étais hystérique. Envoler mon contrôle. Envoler ma dignité. Je voulais voir ma sœur immédiatement ! Qu’on me la rende ! J’empoignais fermement un garde et plantais mon regard dans le sien :

    « Où est-elle ?! Que lui avez-vous fait ! Je veux la voir immédiatement ! »

    J’avais conscience que c’était un flashback. Que les évènements ne pouvaient être changés. Je refusais néanmoins d’abandonner. Abandonner serait comme renoncer à Elenora. Et cela m’était impossible. J’aurai même pu provoquer n’importe quel Dieu en duel si cela pouvait me la ramener.



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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    28/8/2014, 19:56


Hygérie -Déesse de la santé
Ellipse poussait des hennissements déchirants alors que le danger des hommes armés s'approchait toujours plus de lui...

"Ce pauvre animal n’y est pour rien alors je vous interdis formellement d’y toucher !"
Le temps sembla se suspendre à ces mots... Les armes se baissèrent à demi, comme brusquement hésitantes. Les hommes présents s'enlisèrent alors dans une lenteur anormale comme si la scène se jouait soudain au ralenti. L'étalon en arrière plan retomba lentement et lourdement sur ses jambes, alors qu'un souffle puissant fit vibrer ses flancs écumeux.
Le rêve reprit le dessus : les hommes disparurent un à un, jusqu'à qu'il n'en reste plus qu'un : Un homme à la taille haute, à la mâchoire fine et aux cheveux blonds. A bien le regarder, il était le seul qui n'avait pas porter la moindre arme...
Il regardait Erihis d'un regard désolé, puis s'avança pou flatter l'encolure du cheval qui s’apaisa immédiatement.
-Vous ne pouvez pas voir votre sœur Mademoiselle Mylessie, car elle n'est plus.
Annonça-t-il en caressant le cheval d'un geste évasif.
-Votre soeur est morte... Et vous le saviez avant même d'arriver ici... N'est-ce pas ?
Il tourna le regard vers la jeune femme.
-Vous avez fait ce cauchemars tans de fois, et pourtant, vous espérez toujours voir sa fin changer... C'est là une entreprise impossible... Et quand bien même ce rêve changerait, votre réalité, elle serait la même.
Commenta-t-il avec philosophie.

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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    19/10/2014, 10:28

Erihis oscillait entre colère et désespoir, désespoir et colère. Elle était comme un poisson hors de l’eau, cherchant son oxygène, agonissant petit à petit étouffer par un environnement qui n’est pas le sien. Pour vivre, pour accepter cette vie, il fallait qu’Elenora soit à ses côtés. Etait ce si compliqué à comprendre et à réaliser ?

Tout autour d’elle, les piques s’abaissèrent au ralentit. Ce n’était pas seulement les hommes mais aussi les nuages dans les cieux, le bruissement des feuilles dans les arbres. Le monde perdit peu à peu ses couleurs, les gardes devinrent flous jusqu’à disparaître. Elle poussa un son inarticulé en les voyant ainsi s’envoler on ne sait où sans lui avoir dit où était son ainée.

Le bruit mat du cheval s’écroulant la fit se retourner. Alors même lui l’abandonnait ? Voilà encore une victime qui n’avait rien fait pour mérité ça. La jeune femme s’approcha de lui jusqu’à poser son front contre celui de l’animal en lui flattant l’encolure tout en psalmodiant « je suis désolée … Tu n’y es pour rien … »

C’est ce moment que choisit un homme charismatique pour apparaître au côté de la bête agonisante ce qui sembla l’apaiser. Erihis ne put s’empêcher de le fusiller du regard mais il l’ignora. Au contraire, il était tellement à l’aise qu’il se permit de donner son avis sur la question.
Une colère noire se mit à couler dans les veines de la Mylessie, de celle qui prennent leur source dans le désespoir. Incapable de se retenir, elle déversa sa haine sur lui :

« Qui êtes vous pour me parler ainsi ?! Elenora ne PEUT pas mourir ! Et quand bien même elle serait blessée même gravement, Hygérie doit la sauver ! Elle n’a pas le droit de l’abandonner alors que ma sœur l’a toujours vénérée, à toujours suivi sa parole divine ! »

Elle ne se contrôlait plus. Les paroles vénéneuses tombaient comme des couleuvres de ses lèvres en flot interrompue que par sa respiration saccadée :

« Et puis pourquoi avoir mis autant de temps ! Les prêtresses devraient déjà être ! C’est votre héritière, vous devez la sauver ! Je pourrais vous enfermer pour diffamation ! Où sont les gardes ?! ELENORA N’EST PAS MORTE ! Je ne le permettrais pas même si pour cela je dois prier la déesse jour et nuit pendant des mois ou alors partir en guerre contre elle ! J’ai besoin d’elle, de ses conseils, de ses bras. Je ne veux pas prendre sa place. Elle ne peut pas me laisser seule … Je … Je … »

Les mots commencèrent à lui manquer que se soit pour exprimer sa détresse ou sa colère. Ses forces la quittèrent et ses membres se mirent à trembler violemment avant de l’abandonner lâchement entrainant ainsi sa chute dans l’herbe. Elle contempla le sol comme si elle le voyait pour la première fois. Elle frappa alors violemment ce sol traitre, cette terre maudite avant de se recroqueviller dans sa douleur en sanglotant.
La pluie se mit à tomber, collant ses vêtements sur sa peau et déclenchant une chaire de poule. Une nouvelle tempête se préparait, reflet de l’agitation de ses pensées alors qu’elle continuait à se bercer d’illusions « Elle peut pas mourir … Elle m’abandonnera pas … Juste gravement blessée. »


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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    23/10/2014, 22:58


Hygérie -Déesse de la santé

La mortelle planta son regard dans celui d'Hygérie qui se félicita de na pas avoir pris sa véritable apparence... La colère d'Erihis vibrait en elle d'une façon bien désagréable. Au fond d'elle la Déesse pouvait sentir comme un "déchirement" provoqué par la recul que prenait la mortelle vis à vis d'elle. Infime... certes car la Erihis n'était pas la seule à qui elle était liée, mais la Déesse savait se tourner vers le plus modeste de ses fidèles. La rancoeur était comme une barrière s'érigeant brutalement entre la Déesse et la mortelle. Erihis en voulait à la Déesse. Elle accusait la Déesse. Elle crachait sa haine, sa tristesse et son désarroi avec un ferveur qui ne pouvait laisser Hygérie de marbre.
Sur le visage masculin qu'elle s'était créée pour approcher la futur doyenne, on pu voir l'éclat compatissant briller dans ses prunelles. Le peine de la mortelle ne lui était pas indifférente. Comment aurait-il pu en être autrement alors qu'elle voyait se modeler autour d'elle la tempête d’émotion qui l'ébranlait ? Le coeur des Dieux n'étaient pas insensibles aux sentiments humains. Celui d'Hygérie l'était encore moins... Voir s’effondrer la jeune femme était quelque chose de "choquant". Elle connaissait Erihis : surtout son tempérament fougueux parfois même agressif qui faisait tant grimacer ses proches. Mais Hygérie avait toujours vu en elle une "Force" singulière... Aujourd'hui la voir aussi affaiblie lui fit perdre la réplique pendant un instant. Son assurance se dissipa au profit d'un certain trouble. Même les accusations injustifiées dont elle avait été la victime n'arrivèrent pas à la mettre en colère. Car elle comprenait qu'il fallait à Erihis un point pour focaliser sa peine. C'était en quelque sorte ce qui la faisait tenir. Trouver un coupable pour "justifier" la perte de sa soeur...

-C'était un accident... Murmura d'une voix douce Hygérie en s'agenouillant face à la jeune femme sans pour autant la toucher de peur de se voir repousser. La pluie tombait à grosses gouttes à présent. Le tonnerre gronda et la Déesse dû élever la voix pour se faire entendre.

-Personne n'a abandonner ta soeur... Ni la Déesse. Ni toi. Ajouta-t-elle en donnant un accent des plus apaisants à sa voix d'homme. Puis elle réalisa que ce jeu de dissimulation pouvait ruiner ses efforts de raisonner la jeune femme. Se cacher sous cette forme pouvait la rendre coupable de tromperie aux yeux de la jeune femme. Il n'était pas nécessaire de lui donner un nouvel argument qui puise accentuer sa rancœur. Hygérie décida de se dévoiler... Elle courait le risque qu'Erihis ne la rejette, mais il lui fallait se montrer la plus honnête possible pour que ses paroles aient un sens et pour rétablir la confiance d'Erihis. Ainsi l'homme se fit femme. Et sur le corps renfermé de la future doyenne la pluie cessa de tomber car la déesse avait positionné ses ailes de telle manière à former un dôme protecteur au dessus d'elle. Hygérie, elle même, n'était pas protégée, mais elle ne semblait pas s'en soucier.

-J'ai ressenti la vie de ta soeur vibrer en moi dès sa naissance. J'ai écouté ses prières et prêtée attention à elle comme à toi... Mais il n'était pas en mon pouvoir d'empêcher ce qui s'est passé. Mes prêtresses l'aurait soigné si les choses n'avaient pas été ... si rapides. Ajouta-t-elle.

-Ta soeur me fût fidèle dans tous les aspects de sa vie... Comment aurais-je pu rester sourde et indifférente à cela ? Demanda-t-elle visiblement chagrinée que la jeune puise penser cela d'elle.
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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    28/10/2014, 23:03

Erihis essayait encore de lutter contre les larmes, contre la vérité qui se dessinait peu à peu dans son esprit et qui s’enracinait toujours plus profondément.
La culpabilité aussi la rongeait. A s’entendre répeter que cela ne serait pas arrivé si elle n’avait pas été là (et c’était encore la chose la plus gentille qu’elle est pu entendre) ou encore qu’elle avait prémédité sa mort, elle s’était mise à douter puis à croire cela. Oui, c’était elle qui avait insisté pour sortir. Oui, elle avait donné ce cheval trop agité à son aîné en connaissant son manque de maîtrise. Oui, c’était elle qui avait choisi le chemin. Oui … La voix du jeune homme l’interrompit dans son cercle sans fin de remords.

« C'était un accident.. »

Elle releva lentement le regard sur l’homme qui s’était agenouillé devant elle tout en gardant une certaine distance. Dans ses yeux, on lisait sans peine le remord qu’elle éprouvait ainsi que le doute face à ses paroles.

« Personne n'a abandonné ta soeur... Ni la Déesse. Ni toi. »

Il se voulait rassurant … Ce n’était pas vraiment ce dont avait besoin la jeune femme. Du réconfort oui. La vérité, oui. Et surtout, elle avait besoin de la présence de sa sœur ?
Elle l’observa avec insistance. Qui était-il ? Comment pouvait-il être si sur de lui et connaître autant la situation ? Son visage ne lui était pas totalement inconnu, quelque chose dans sa physionomie qui lui rappelait quelqu’un mais qui ? S’il avait été d’Îleglace, elle l’aurait reconnue. Toujours est-il qu’elle décida de l’ignorer, se recroquevillant un peu plus.

Le tonnerre éclatait en tout sens. Les éclairs zébraient le ciel assombri. Et la pluie se déversait en torrent sur les deux jeunes gens. A défaut d’être agréable, cela permettait à la jeune femme de calmer sa colère mais elle se noyait dans le désespoir le plus profond.

Soudain, la pluie cessa de tomber sur elle pourtant, le son assourdissant était toujours présent, signe qu’elle n’avait pas cessé pour autant. Surprise, cela détourna la Mylessie de sa douleur un instant. Elle releva alors la tête et eut le choc de découvrir la déesse au dessus d’elle à la place du jeune homme. C’était elle qui la protégeait de l’averse avec ses grandes ailes à l’aspect duveteux. La surprise était elle qu’elle ne pensa pas à s’écarter ou à lui déverser à nouveau sa rage au visage –de toute façon, elle n’avait plus la force de lutter contre qui que se soit- .

"-J'ai ressenti la vie de ta soeur vibrer en moi dès sa naissance. J'ai écouté ses prières et prêtée attention à elle comme à toi... Mais il n'était pas en mon pouvoir d'empêcher ce qui s'est passé. Mes prêtresses l'aurait soigné si les choses n'avaient pas été ... si rapides. Ta soeur me fût fidèle dans tous les aspects de sa vie... Comment aurais-je pu rester sourde et indifférente à cela ?"

Erihis fut touchée par sa sincérité. Elle avait appris en tant qu’héritière à desseller en partie l’honnêteté des gens. Alors c’était vraiment … un accident ? Un concours de circonstance ? Un jeu cruel du hasard ? Ni avait-il vraiment personne à blâmer ? Alors Elenora était vraiment partie pour toujours ?
Elle sentit un grand froid l’envahir et un déchirement. Mais quelque chose changea aussi au fond de son esprit, un déclic, une acceptation des évènements qui, elle le sentait, allait lui permettre d’avancer. Mais pour le moment, elle se laissa juste aller aux larmes et à la douleur. Evacuer une bonne fois pour toute cette boule de chagrin qu’il l’étouffait.
Et alors qu’elle n’avait pas versé une larme pour l’enterrement de sa sœur, elle versa toutes les larmes de son cœur dans l’intimité des ailes de la déesse. Elle s’était rapprochée instinctivement d’Hygérie jusqu’à se blottit contre elle. Sa rancœur envers elle avait disparu, remplacée par sa foi passé, la même dévotion qu’avait eu son aînée pour leur déesse. Erihis laissa alors son cœur parlé :

« Je n’ai même pas pu lui dire au revoir … Je n’ai pas su lui rendre un vrai hommage. J’avais tellement de chose à lui dire … Tellement de choses à vivre avec elle. Et elle avait encore tant de chose à découvrir, elle venait juste de découvrir l’amour ... Et puis qui va me réconforter et me soutenir dans mes moments de doute ? Qui va partager mes rires ? Je ne veux pas la remplacer. Je ne veux pas prendre sa place. Je ne suis pas faite pour être Héritière. »

Pendant plusieurs minutes, elle continua à déballer des anecdotes entre elle et sa sœur, des secrets, ses peurs et légèrement calmé, finit par s’excuser :

« Je m’excuse pour ce que j’ai pu dire à ton sujet … Elenora m’en aurait voulu si elle m’avait entendu. Je … Enfin. Je suis heureuse de savoir que tu as toujours veillé sur ma sœur … Elle ne méritait pas cela. Merci … d’être venue ce soir. »

Cela lui coutait d’avouer qu’elle avait eu tord mais elle y tenait.


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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    28/10/2014, 23:28


Hygérie -Déesse de la santé

La mortelle se blottit contre elle et Hygérie l’accueillit. Sa douleur était sienne... Elles étaient à cette instant si proche qu'Erihis n'avait pas besoin d'entendre ses paroles pour qu'Hygérie comprendre ce qu'elle ressentait. La jeune femme qui s'était écarté d'elle venait se retrouver sa foi et son amour. La sensation fût pour Hygérie comme un baume sur une brûlure... Elle n'avait pas perdu cette "enfant".
Elle la serra et écouta. Parler était un remède à bien des maux... Erihis, si elle ne s'en été pas rendu compte, s'était bien fait du mal avec sa culpabilité ainsi refoulé. La nuit elle en faisait des cauchemars. La fatigue aurait fini par la rattraper. Par l'affaiblir. E peut être même la tué. Oui à bien des égard Erihis avait été malade : malade de chagrin. Il était temps de guérir...

"Je ne suis pas faite pour être Héritière"

-Tu te trompes ... Murmura La déesse. Tu n'es pas faite pour être Elenora, il est vrai... Mais cela ne veut pas dire que tu n'es pas fait pour être une Héritière. Tu agiras différemment de ce qu'elle aurait fait. Mais cela ne veut pas dire que tu agiras moins bien. Tu es qui tu es. N'essayes pas d'être ta soeur. Sois celle que tu dois être et tu verras que tu as en toi les capacités pour diriger avec justesse... Ajouta-t-elle avec confiance.

-Le fait que tu te détournes de ce rôle est la preuve que tu en es dignes. Le pouvoir ne t'attire pas. Le pouvoir de te détournera pas de ta tâche. C'est la ta plus grande valeur. Elle lui caressa les cheveux et ajouta :

-Je te pardonne Erihis et je te remercie. Tu ne t'es pas pas détourné de moi ... J'aurais pu te perdre comme j'ai perdu ta soeur... Mais tu as ouvert les yeux. Ne vois-tu pas à quel point cela fait de toi quelqu'un de raisonnable et de clairvoyant ? Tu fût la deuxième née ... Mais cela ne fait pas de toi la dernière.




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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    4/11/2014, 22:19

Les mots de la déesse apaisèrent ses craintes. Elle guérissait doucement ces plaies avec ses douces paroles. Bien sur, il y avait toujours une partie de son cerveau qui refusait d’admettre tout ce qu’il entendait mais avec le temps, cela viendrait. Saurait-elle vraiment diriger avec justesse ? Forcément plus que son père mais pas autant que son ainée l’aurait fait. La seule chose qu’elle savait mieux faire qu’Elenora était se montrer ferme. La jeune femme ne se laissait ni impressionner, ni marcher sur les pieds. Pour diriger, il était effectivement mieux d’avoir cette qualité. Mais avait-elle assez de bonté dans son cœur pour diriger avec justesse et raison ? N’était-elle pas trop froide et inaccessible ? A ce qu’elle avait déjà pu constater, une grande partie de la population ne la portait pas dans leur cœur. Il y avait donc de quoi douter.
Mais il était encore temps de changer et de les approcher différemment. Elle n’était pas encore Doyenne. Elle ne renoncerait pas à qui elle mais elle ferait en sorte que cela n’altère ni son jugement ni son travail. Oui, elle leur montrerait qu’elle est digne de gouverner. Une lueur d’espoir se ralluma dans son regard. Erihis avait retrouvé une accroche, un objectif auquel se raccrocher.
Pourtant, comme le lui rappelait si bien Hygérie, elle ne voulait pas de cette place. Elle ne la céderait à personne d’autre car son sens du devoir l’en empêchait mais cela signifiait faire un lourd sacrifice. Ou du moins trouver un bon nombre de compromis. A moins qu’elle arrive à changer un nombre tout aussi considérable de « traditions » et « coutumes » qui n’avaient nul lieu d’être. De son point de vu.

La Mylessie fut gênée de s’entendre dire par la déesse qu’elle avait failli l’abandonner. C’était vrai, elle ne s’en cachait pas mais elle n’en était plus aussi fière. Reporter la faute sur les autres, même si ces autres sont des Dieux, n’était pas digne d’elle ni de son rang d’Héritière. Si faute il y avait, elle était la seule à blâmer.

"Tu fût la deuxième née ... Mais cela ne fait pas de toi la dernière."

La jeune femme tiqua aussitôt. Peut être pour d’autres, cette phrase serait passée inaperçue dans la conversation surtout après tant d’émotions mais pour Erihis. Elle se détacha vivement d’Hygérie pour la fixer des ses grands yeux bleus où se lisait clairement l’interrogation, le choc imminent, le doute, l’incompréhension et encore bien d’autres émotions indéfinissables.

« Que … Comment ça pas la dernière ? J’ai une autre sœur … ?! Pourquoi n’en ai –je jamais entendu parler ? »

Son monde était entrain de vaciller sur ses fondaisons. Après tout, s’il y avait une autre Mylessie dans la nature, peut être pouvait-elle prendre sa place ? Et puis qu’est ce qui lui prouvait dans ces cas là qu’elle était bien la fille d’Elliam et … Mylessie ? Bien sur elle avait peut être des traits de caractère avec son père et des similitudes physiques avec sa mère mais cela faisait-elle d’elle leur fille ? Et puis cela montrait à quel point la confiance était absente dans leur famille. Comment pourrait-elle seulement écouter son père et croire à ses paroles après cela ! Tout cela n’était il qu’un vague mensonge ?


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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    15/11/2014, 13:04


Hygérie -Déesse de la santé

La mortelle s’apaisait et Hygérie aussi. Les choses revenaient finalement à leur place et cela était soulageant. La colère n'était plus, mais la tristesse demeurait. Pourtant, la Déesse pouvait commencer à sentir les changements s'opérer dans l'esprit d'Erihis. Ses paroles avaient porté. Elle réfléchissait à sa soeur, à son caractère, à sa tâche. C'était une bonne chose... Il fallait progresser. Avancer. Il n'y avait que l'avancement qui permettait de soigner les blessures de l'âme. Hygérie le savait et elle se sentait soulagée de voir qu'Erihis s'adonner à l'exercice. La guérison était en marche.
Mais brusquement les sentiments l'attitude de la jeune femme change.

« Que … Comment ça pas la dernière ? J’ai une autre sœur … ?! Pourquoi n’en ai –je jamais entendu parler ? »

La surprise se dessine sur le visage de la déesse qui se redresse, ses ailes claquant brusquement les airs en signe de son désarroi .
-Ce n'est pas ce que je voulais dire ... ! S'empresse-t-elle de se justifier. Mais, peut-être que si... Il est tout à fait possible que la perspicacité de la jeune femme soit justifiée. Le lien entre elle est la Déesse n'avait jamais été aussi fort. Et si la Déesse pouvait lire en Erihis, certaines connaissances savaient effectuer le chemin inverse... La mortelle avait pu interpréter le double sens de ces paroles carde fait, il y en avait bien un.

L'embarras est visible sur les traits de la Déesse alors que la mortelle pose toujours sur elle un regard intense. Hygérie détourne le visage et soupire.
-Il n'appartient pas aux Divinités de se mêler des affaires des Mortelles... Commence-t-elle avec une légère hésitation. Elle se mord les lèvres avant de reposer son regard sur la jeune femme. Le désir de savoir est là, elle le sent et cette information pouvait aider Erihis à progresser... Mais pouvait la détruirait à jamais.
-Vous autres humains avaient l'art dissimuler les choses... Et ton père est un pratiquant. Lui parler pourrait t'éclairer... Mais n'attend pas trop de cette découverte... Elle pourrait te décevoir, elle pourrait te détruire. Rien ne pourra remplacer ce que tu as perdu : même la vérité elle même.
Ajoute-t-elle énigmatique. Elle pourrait en dire plus, car elle en sait plus... Mais elle préférait ne pas trop s'impliquer dans cette partie là de l'histoire. Les mortels avaient leur vie. Ils faisaient parfois des choix que la déesse n’approuvait pas... Mais elle gérait la santé... Non la vérité.
--Tu as encore beaucoup de choses à vivre Erihis … Tes choix resteront les tiens... Mais leurs conséquences aussi.
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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    25/11/2014, 22:51

L’agitation avait gagné la jeune femme, remplaçant momentanément son chagrin. Les questions et les suppositions les plus folles fusaient dans son esprit. Si Fenry l’observait dans son sommeil, elle devait la voir se tourner et retourner dans son lit tout comme son esprit se tournait dans tous les sens afin de trouver une suite logique à tout cela car elle ne doutait pas un seul instant d’avoir mal interprété les paroles de la déesse. D’ailleurs la surprise qu’elle voyait se peindre sur son visage angélique venait de lui apporter confirmation et cela d’autant plus qu’elle essaya de se justifier. Sans parler que même si ça avait été qu’à peine sous entendue, elle en avait senti l’essence même à travers Hygérie quelques instants comme si elle avait pu … Non elle n’oserait évoquer cette idée mais toujours est-il que cette révélation était une certitude à présent pour Erihis.
Une autre personne avait un sang similiaire au sien, quelques parts. Etait-elle proche ? Etait-elle lointaine ? Homme ou femme ? Plus âgée, plus jeune ? Tant de questions à poser mais pourtant, elle ne les poserait pas maintenant, pas à Hygérie. D’une part parce qu’elle avait anticipé sa réaction. D’une autre, elle avait répondu sans vouloir à une des questions cruciales. Son père, forcément, était lié à tout cela. Elle irait donc elle-même le confronter à ses questions et lui tirerait les vers du nez s’il le fallait.

"-Vous autres humains avaient l'art dissimuler les choses... Et ton père est un pratiquant. Lui parler pourrait t'éclairer... Mais n'attend pas trop de cette découverte... Elle pourrait te décevoir, elle pourrait te détruire. Rien ne pourra remplacer ce que tu as perdu : même la vérité elle même."

Et bien sur que cette personne ne remplacerait pas Elenora, personne ne le pourrait jamais. Peut être même la détesterait-elle mais voilà, le futur était à construire et le désir de savoir était plus fort que la prudence. Et puis, se serait un bon moyen de pression contre Elliam. De tout façon, la curiosité était trop forte.

Le décor autour des deux femmes se mit alors à frémir et à peindre de sa luminosité ainsi que de sa netteté. Les paroles de la déesse se firent lointaine bien qu’elle parvenait encore à les comprendre distinctement :

"- Tu as encore beaucoup de choses à vivre Erihis … Tes choix resteront les tiens... Mais leurs conséquences aussi."

Mais Erihis ne souhaitait par se réveiller, elle s’accrochait au rêve, non pas qu’elle avait d’autres questions mais plus qu’elle avait encore besoin du réconfort de sa déesse, de son amour. La Mylessie n’avait aucune envie de se retrouver dans une pièce sombre et froide, entourée d’objet impersonnel, d’un luxe lui rappelant trop sa condition et son nouveau rôle, un monde empli de mensonges et sans Elenora. Et c’est presque suppliante – car dans son rêve, sa fierté n’existait plus, elle était juste une femme comme les autres – qu’elle lui demanda :

« Reste avec moi, j’ai encore besoin de ta présence et de tes conseils … Je t’en prie … »

Mais dans le monde réel, une personne l'attendait sans le savoir. Elle rencontrerait cette autre personne, c'était une promesse.


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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    6/12/2014, 19:01


Hygérie -Déesse de la santé

Le tourment et les interrogations de la jeune femme tournaient dans l'esprit de la Déesse. Elles s'étaient rapprochées assez pour qu'Hygérie goûte la saveur du sentiment de trahison qu'Erihis pouvait à présent ressentir envers son père... Mais ce n'était plus un domaine qui la concernait... Le Créateur avait fait les hommes capables de s'aimer, de se détester. De faire le bien comme le mal. Ils étaient sans cesse dans un mouvement de basculement qui pouvaient les faire basculer d'un côté ou d'un autre. C'était ce qu'on nommait "liberté" et Hygérie se garder bien d'intervenir sur ce point là.
La jeune femme la supplia :

"Reste avec moi, j’ai encore besoin de ta présence et de tes conseils … Je t’en prie … "

Mais Hygérie avait assez donné de son temps. Sa fonction l'attendait... Elle eut un dernier sourire à l'adresse d'Erihis et lui glissa en guise d'au revoir :

-Nous sommes liées. Je suis toujours près de toi... Je suis toujours près de mon peuple. Restes proche de lui toi aussi et tu sauras que je veuille sur toi.

Elle quitta le rêve comme elle l'avait pénétré : sans autorisation. La mortelle avait appris beaucoup de choses... Où cela la mènerait ? Sur un chemin meilleur, Hygérie l'espérait ...
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MessageSujet: Re: Une plume sur l'oreiller    5/1/2015, 00:54


« -Nous sommes liées. Je suis toujours près de toi... Je suis toujours près de mon peuple. Restes proche de lui toi aussi et tu sauras que je veuille sur toi. »

Mais elle avait besoin de tellement plus ! Pourquoi sa déesse ne pouvait – elle pas guider ses pas ? Son père ne lui avait pas montré le bon chemin, sa mère non plus alors si elle aussi l’ignorait, qui lui montrerait comme diriger avec justesse ? Déjà que beaucoup la considérait encore comme une gamine et qu’elle avait du mal à se faire respecter … La jeune femme ressentie encore plus durement la perte de son ainée.

Elle voulut retenir la déesse mais celle-ci disparue aussi rapidement qu’elle lui était apparue sans se soucier de la pauvre humaine qu’elle était … Son devoir était accompli. Erihis n’eut donc d’autres choix que de croire en ses paroles. Le rêve tout autour d’elle s’effilochait jusqu’à totalement disparaître. Elle se redressa alors en sursaut, cherchant ses repères dans la pièce qu’un rayon de soleil lui chatouillait le visage. Fenry, fidèle à son poste, l’observait mais ne fit aucun commentaire et son loup avait posé sa grosse tête poilue sur ses jambes. Elle le câlina en essayant de trier les différents sentiments qu’elle ressentait en ce moment. Et c’est surtout une lassitude qui prédominait. Un creux dans sa poitrine s’était creusé, là où avait vécu l’espoir qu’Elenora lui soit rendue. Mais elle avait compris que malgré la disparition de son ainée, elle se devait de continuer. Il fallait qu’elle se reconstruise. Tout en se redressant, sa main avait rencontré quelque chose de doux. Ses yeux se baissèrent sur le petit objet autour duquel ses doigts s’étaient resserrés. Hygérie avait laissé à son attention une plume sur son oreiller.

« Merci. »

La jeune femme sortit de son lit et glissa la plume dans la petite boîte qui contenait ses trésors, c'est-à-dire le collier de sa sœur et maintenant la plume.


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